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commencement clu XVI e siècle, bien des gens l’ontcritiquée, entre autres Wicelius , Hagiolog. Praf.Lotus Vivez, li-b. II. de Corr. Art. vers k fin, & deTrad. Dise. vers le milieu, Claude Despence, Mel-chior Cano, Loc. Theol. lib. II. c. 6. Jean Heilels,& le P. Ballandus , P raf. T. I. Jan. où quoiqu’iln’approuve point tout ce que les autres lui repro-chent, il y trouve auíîì à redire. Voye\ encore Baií-let, Dise. sur l’Histoire de la Vie des Saints , N.XXXII. & suiv. Dans ce même discours , pleind une critique très-judicieuse , il traite aullìdes autresLégendes.
Légende , se dit ironiquement d’un écrit long 8c en-nuyeux , d’une longue suite de choies ennuyeuses. CetAvocat nous a rapporté une grande légende de Loix &:d’autontés. Il m’a fallu ouir une grande légende devers que ce Poe'te m’est venu apporter.
Légende, se dit auíîì des paroles qui font gravées autour& vers les bords des monnoies & des jetions. La le-gende des monnoies n’est autre chose que les lettresqui font marquées fur l’rfpecc , ou proche des bords ,ou au milieu, ou fur la tranche. Boizard, Pan. I.c. 12. Les Tailleurs Particuliers & les Maîtres desMonnoies, font obligés de marquer chacun leur ca-ractère diderent dans la légende des eípèces du côté del’efíìgie ou du côté de l’écuílon. Id. La légende denos écus est, Sit nomen Domini benedictum. Les mon-noies d’or de la troiíième race de nos Rois, ont çout lé-gende , XPC VINCIT , XPC REGNAT, XPC IMPE-RAT. XPC est en Grec Pabréviation de Christ.Foulcher rapporte que ce fut le mot de l’armée Chrétien-ne, dans une bataille qu’elle donna contre les Sarrazins,fous le régné de Philippe I. Depuis ce tcms-là, nousles avons toujours fait graver fur 110s monnoies, par-ticulièrement fur celles d’or. Quelques autres Nationsnous ont en cela imité. On volt quelque chose «Rap-prochant sur une monnoie de Dagobert, où l’on litDeus R ex. Les derniers Empereurs de Constantinopie ont mis quelque chose de semblable sur leursmonnoies «T o r, où l’on volt souvent Jésus ChristusRex Regnantium , ou Jésus 'Christus Bafileus Rafi-leon , ou IHS XPSNIKA, Jésus Christus vincit. LeBlanc , p. 164.
On appelle aussi légendes, les inscriptions des mé-dailles, & qui íervent à expliquer les figures qui fontfur le champ. L’infcription est différente de la légen-de j en ce qu’on n’appelle proprement inscription ,que les paroles qui tiennent lieu de revers & quichargent le champ de la médaille au lieu de figures. Ilsemble que les Anciens aient voulu faire de leursmédailles des images 8c des emblèmes ; les unes poul-ie peuple & pour les esprits grossiers ; les autres poul-ies gens de qualité & pour les esprits plus délicats ; desimages pour représenter le visage des Princes ; desemblèmes pour représenter leurs vertus & leurs gran-des actions. Ainíi l'on doit regarder la légende commelame des médailles, & les figures comme le corps.P. Jos. Chaque médaille porte deux légendes • cellede la tête, 8c celle du revers. La première ne sertordinairement qu’à faire connoître la personne parson nom propre, par ses charges & par certains sur-noms que les vertus lui ont acquis. La seconde estdestinée à expliquer ses vertus, ses belles actions, lesmonumens glorieux qui fervent à immortaliser ionnom, & les avantages qu il a procurés à l’Empire.Cela n’est pas néanmoins si universel, ni si indispen-sable que les qualités 8c les charges de la personne,ou toutes, ou en partie, ne íe partagent quelquefoisau revers aussi bien qu’à la tête, ou quelles^ ne semettent quelquefois fur le seul revers , où l’on nelaide pas encore, quoique plus rarement, de trouverle nom même. Id. La légende de la tête exprime auíîìquelquefois les vertus du Prince , comme Yirtusproei. Virtus probi invicti. Aug. Pour les mé-dailles des villes 8c des provinces, comme la tête estordinairement íe génie de la ville, ou de la province ,ou quelqu’autre déité qui y étoit adorce, la légendeest aussi le nom de la ville , de la province, ou de kdéité , ou de tous les deux ensemble ; & les revers
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font toujours quelques symboles de ces villes, souventsans légende , plus íouvent avec le nom de k ville,8 c quelquefois avec celui de quelque Magistrat. P*Jobert. Les sujets des légendes font les vertus desPrinces, les honneurs qu’on leur a rendus, les con-sécrations , les faveurs ou générales, ou particulièresqu’ils ont accordées, les événemens singuliers, leu rsmonumens publics, les déités qu ils ont honorées,les vœux* publics, &c. Les villes Greques y mettentleurs privilèges. Id.
Les légendes & les inscriptions des médailles fonten Grec, ou en Latin. Le caractère Grec, composede lettres majuscules, s est conservé uniforme m 1 "tontes les médailles _, fans qu’il y paroisse presqueaucune altération, ni changement dans 1 a confronta'tion des caractères, quoiqu’il y en ait eu dans l’ufag 2& dans la prononciation ; on y remarque feulementun mélange de lettres Greques 8c Latines, fur-toutdans le bas Empire. Le caractère s’est conservé dan*toute sa beauté jusqti’à Gallien : après lui il paroismoins rond & plus affamé. Depuis le grand Constati'tin, & pendant près de poo ans, l’on ne trouve q tìCla feule langue Latine employée pour les légendesdes médailles, quoique battues à Constantinople*Michel est le premier dont la légende commence aêtre Greque. C’est là que la langue aulíì-bien que l eScaractères commencent à s’alrcrer , ce n’est pk squ’un mélange du Grec & du Latin. Les médaille*Latines ont encore mieux conservé lenr langue SCleur caractère , jusques a .la barbarie de Constantin^pie fous l’Lmpire de Michel. Id. Le style des inkcriptions & des légendes des médailles anciennes, ef-fort simple. On s’arrêtoit plutôt à la grandeur du si 1 'jet, qu’à la cadence & à 1 a pompe des mots. Patii 1 '
Pour ce qui est de k position de k légende _, l’ordrCnaturel qui la distingue de ^inscription, est qu’en esoit fur la médaille, au dedans du grenetis, & coin'mençant de la gauche à la droite, & cela général 2 'ment en toutes depuis Nerva; mais dans les dost eCésars, il est astèz ordinaire de les trouver marqué*de 1 a droite à la gauche, ou même partie à gauche,partie à droite. Il y en a qui font dans l’exergue, n 1én a qui font en ligne parallèle; l’une au destus du tyP 2 ’8c l’autre au-dessous. Il y en a de posées en travers»8 c comme en sautoir ; il y en a en pal ; enfin, il y en fen baudrier. C’est principalement fur les grandes in edailles Greques, qu’on trouve les positions les Psbiíarrês, fur-tout quand il y a plus d'un cercle. 1 'Il y en a aussi où 1 a légende se trouve à la mode nHébreux, les lettres posées de la droite à k gartenId. Voye% 'la ícience des médailles par cet AnteU 1 »instruction sixième, où il traite des légendes. .p
Il íe fait des fourbes dans les légendes des med 11
les, soit du côté de 1 a tête , soit du côté du rev 2l V
pince«n'
t dans les suites. Cela íe fnh e
mais plus ordinairement du côté de k tête, parrêt que l’on a de trouver des têtes rares, & qrU 111 ^quent communément dans les suites. Cela se ial ^substituant avec adresse un nom pour l’autre, f ur1 jj,quand il y a peu de lettres à changer ou à ajouter.
on
Instr. X.
fCF II y a des médailles dans k légende desqueste^^trouve le mot reftitut. ou rest. en abrégé. On n 01ces médailles, médailles de restitution , ou rest 1Voyez ce mot. , a c'
fer LÉGER, ÈRE. adj. Ce terme se prend dans 2 ^j 0 jceptions tout - à - fait différentes , suivant 1 c jl‘ c ,qu’on en fait au propre ou au figuré, au phy 1 sfc
ou au moral. En Physique , il signifie qui u £ P . sguère, corps poreux, «Se dont les parties ne l° n ^ llslsolides & compactes, qui a moins de matière stautre corps de même volume. Levis. L’huile f K
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«oins lég er de rn , q , 1 a de pores. Loc est k
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