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qui marque le Dimanche. Littera Dominicalis. Ellep et . e 'Uustituée en la place des lettres nundinales duLet a eiU '^ cr Romain. Voyef Dominical.
tr - £ j se dir auíìi du caractère particulier dont cha-c Un écrit. Manus. Je connois la lettre d 1 un tel, celan c ‘n pas de ion écriture.
Jra.E, í e dit aullì en parlant du sens, de la pensée qui0lu contenus fous ces caractères. S. Augustin a faitu n Commentaire surbsGénese à la lettre , de Genzjia d litteram. Ii est bien difficile d expliquer toute 1 é-ciiture à la lettre , au pié de la lettre. On s'attachedehors j on se tient à la lettre , & l’on ne va pointMqu a j'esprit de la loi. FlÉch. On le dit du sensitérai par opposition au sens figuré. S. Paul dit queC lettre tue, mais que l’eíprit vivifie. Littera occidit ,Jpiritus autem vivificat.
Ttr -e , Epitre milfive, écrit qu’on envoie à un absentP°ur lui faire entendre ía pensée. Littera , epifiola ,‘f ttera. C’est une espèce de conversation entre per-annes absentes. Les amis s’écrivent des lettres decoinpli menSj de nouvelles, de recommandation, desciences, de curiosités, de consolation; les Amans,u es lettres de galanterie, de tendresse. Quand on s’en-jjUie à écrire une longue lettre , on ne manque jamaisa ennuyer ceux à qui on l’écrit. Le Ch. de M. Balzac,Cn écrivant ses lettres , pensoit plus à la postérité qu’àceux à qui il les écrivoit. M. Scud. Il ne faut pointf°ir trop d’esprit, ni en billets, ni en lettres : Il n’yaut ni trop d’art, ni trop de négligence. Id. Il fautj] Ue des lettres d affaires soient précises ; que le bonen s y ait plus de part que 1 éloquence ; qu’elles disentt0uc ce qu’il faut dire, & rien au delà; enfin, qu’il yaic un certain caractère de civilité qui mette de la dis-Unction entre les lettres d’a [fa ire s déshonnêtes gens,, Çelles de ceux qui ne le font pas. M. Scud. Pourec nre des lettres de consolation raisonnables , il faut'■l 11 elles soient courtes, fans exagération, fins plain-ts trop longues, 8c il faut laisser là toute la morale^ toute l’éloquence. Id. C’est dans les lettres de ga-lanterie que l’esprit doit avoir toute son étendue, où^Imagination a la liberté de se jouer, & où le juge-ant ne paroît pas fi sevère qu’on ne puisie quelque-ois mêler d agréables folies parmi les choses les plustrieuses : on y peut railler ingénieusement, & il fautSue le styl e en soit aisé, naturel & noble tout ensem-le - Pair du monde y doit regner par tout. Id. LeQa'adtère des lettres d'amour est d’être tendre 8c pas-10 nnées , 8c de dire plutôt des choses qui aillent au^ur, q Ue <ses choses qui divertissent l’esprit. Id. Ilplus de sentimens que d’esprit dans une lettreamour une lettre de cette nature ne touche pointquand on la fait trop belle. Id.
, de la Monnoie disoit qu’on ne pouvoir êtreà Us parestêux que lui à écrire des lettres j qu’il étoitcet égard ce qu’étoit pour les visites ce galant hom-dont il est parlé dans le Ménagiana, p. ijp du°tfze 3 8c qu’il parodieroit volontiers ainsi sonpitaphe à l’heure de ía mort :
Çy gît , qui d’un air enjoué ,âs d’une maniéré naïve ,
LJ'tt en mourant : Dieu fioit loue ,
Je rí écrirai plus de missive.
sou en cela bien différent de M. l’Abbé Nicaise,gian ° ln P a triote, dont, p. 6S du I Tome du Ména-.padftU nous a donné l’Epitaphc, ou après avoirce ve rs C Perte que faisoient les Savans, il finit par
ntí l n’y perd tant que la pofie.
éc r q. ai ne v°«s écris qu’une demi -lettre , je vous epl e 1 Q Une entière quand vous rn’en donnerez l’exenest votre ^ Ut ° t Mand il vous plaira ; car je fais quelNie Co * P a . re sse fur ce chapitre, & pour moi cela rtefsf ^ p/ 1 lettres du Comte de Bafiy à la Con
11 ai jamais 5 V bullet i66j 3 tom. 3 , p. 43. .s vu de lettre plus courte que celle que >
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Grégoire Thaumaturge écrivit au diable. Il n’y avoirque ces mots : Grégoire à Satan. Entre. Voyeyf Y His-toire Ecclésiastique de M. Fleury, ìn-12. Paris 1724.tom. 2 , p. x43 , 144. Il y a dans la même Histoire ,tom. 20 , y?. 121 6’ 122, une autre lettre du diableau Pape Clément VI, mais elle est plus longue. C’estune fiction au sujet des mœurs dépravées des Prélatsde ce tems là.
Les lettres que les Chinois s’écrivent les uns auxautres, renferment un point de civilité qui a ses mys-tères, comme tout le reste. On n’écrit point commeon parle; la grandeur des caractères, les distancesqu’il fiiut laisser à propos entre les lignes, les termesinfinis d’honneur que la qualité des personnes exige ,la forme du papier, la multitude des enveloppes rou-ges, blanches ou bleues, selon les états distérens oùl’on est, 8c cent autres formalités, embarrassent quel-quefois les plus savans, & il n’appartient pas à tousles lettrés de lavoir écrire une lettre comme il faut.P. Le Comte.
ífT On appelle lettre circulaire , plusieurs lettres demême teneur,-écrites & adrellées à différentes per-sonnes pour le même sujet. Le Roi envoie une lettrecirculaire à tous les Evêques, à tous les Gouverneursde Province, dans certaines occasions.
On appelle lettre de cachet , un ordre du Roi con-tenu dans une simple lettre fermée de son cachet,souscrite par un Secrétaire d’Etat. On appelle deslettres d’état , celles que le Roi donne aux Ambafla-deurs, aux Officiers de guerre, 8c à tous ceux quifont absens pour le service de l’Etat : elles portentsurséance de toutes les poursuites qu’on pourroit faireen justice contre eux : elles ne s’accordent que poursix mois; mais on les renouvelle tant que le prétextedure. Le Roi Charles VI, averti de l’arrivée des An-glois en Flandres, en 138;, aílembla promptementfa Nobleíîè : elle fe rendit à ses ordres au nombre de16000 hommes d’armes , & lui demanda en grâceque, tandis qu’elle seroit actuellement occupée auservice , on ne pût fiiire contre elle aucunes procédu-res de justice. Le Roi lui accorda cette grâce, & c’est-là le premier & Punique exemple dans notre His-toire , où l’on ait fait un usage si étendu de ce qu’onappelle Lettres d’Etat , sous les Rois de la troisièmeRace. P. Daniel, Hifi. de France, T. II, p. 768 ,7 J9~
Lettre, est auífi un titre qui donne le droit de jouis-sance de quelque chose, ou l’instrument avec lequelen justifie une prétention. Infirumentum , monumen-tum. On fait appeler en justice un laisilîànt pour ap-porter lettres 8c exploits en vertu desquels il a fait fasaisie. Les dons du Roi, les privilèges qu’il accorde,s expédient par lettres patentes sujettes à vérification,& elles commencent par ces mots : A tous ceux quices présentes lettres verront. On a vendu cette chargeles lettres au poing; c’est à-dire, qu’on a donné enmain le titre, les provisions. Les lettres de Maîtrise ,font des lettres de privilège que le Roi accorde àquelques Artisans, pour les dispenser de faire chef-d’œuvre. On donne auífi des lettres d’Ecolier-Juré,de Maître-ès-Arts , de Bachelier, de Licencié, deDocteur, de Gradué dans les Universités. On ditauífi des lettres de Tonsure, de Prêtrise, &c. On ap-pelle auífi Noblesse de lettres , celle qui est sondéesur des lettres patentes du Roi.
Lettres Patentes. Patentes littera. On appelle ainsiles f 63 “ lettres du Roi lcellees du grand sceau, qui ser-vent de titre pour la concelfion de quelque octroi,grâce, privilège > établissement : elles ont pour les par-ticuliers la même autorité que les édits pour le public.
ïfT Quelquefois on prend le terme de lettres patentesdans un sens plus étendu, pour signifier toutes sortesd’édits, déclarations, & généralement toutes lettresdu sceau.
|ÍÇF Ce terme de patentes vient du Latin patens , parcs-que les lettres du sceau que les Latins exprimoientpar le mot Grec diplomata , à cause du repli qui lezrend doubles, font ouvertes, par opposition aux let-tres dc cachet qui font closes & cachetées du cachet