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dant les quatorzième & quinzième siècles.On entendoirP ar lettres de forme, les caractères semblables à/ nt onécrivoit les Livres de chant, les Misselsbréviaires. Les lettres de cours , où récriture. ?. rai } tc ctoit usitée pour les plaidoiries & l’ufageLet lna ^ re 3 ^ui demandoit moins d’atrention.
Tr .e s de surannation. Ces Lettres portent mandelì ? e * ac de mettre à exécution une commìllìon , nonnant la surannation de la même commission.es lettres de surannation sont nécessaires, parce^ Ue toutes lettres de Chancellerie ne font valables^ Ue pour un an : on attache les nouvelles lettres£ iUr les anciennes.
t Tres de terrier. Elles portent eommiffioii géné-j e d appeler par devant un ou deux Notaires,A s Débiteurs des redevances & devoirs , afin dee A s teconnoitre , payer les arrérages qui en fontUs , j 8 c en palier des déclarations au profit du Sei- 8t>e.ur de fief. Ces lettres s obtiennent par les Sci--£ é «*s qui ont de grands territoires & beaucoup' - redevances. Les déclarations des vasseaux , por-es par. les terriers solennels , font titre contre eux} faveur du Seigneur.
tt-Hs de vètérance. Ce font celles qu’on accordex Officiers qui fe démettent de leurs Charges après^ avoir rempli les fonctions avec honneur & pro-ltc > Pefpace de vingt années. On nomme auih let-es de vétérance , les lettres d’honneur. On les ac-^ r de souvent avant les vingt années, par faveur ,j eri considération de fimportance des services.Ett Res de naturalité , font celles que les Etran-ge 5 obtiennent du Prince , pour être naturalisés,
. P°ur jouir des mêmes privilèges que les Origi-
ItTî l ' eS dU P a f S -
Es > fe dit auffi des Sciences, des lumièresr procure l’étude , particulièrement celle des'res lettres. Littera , artes , eruditio. C’elt un hom-^ e de lettres , il a été élevé dans les lettres , il a desef rtej. L es Barbares font ennemis des lettres , ne lesustivent point. François I a commencé à faire re-1Vre les lettres en France. On appelle Mécènes ,j Cux qui protègent les gens de lettres. On appelleq S lettres humaines , ou les belles lettres 3 fjCT làç^poaaire , 1 Eloquence , la Poëfie. Dans ce sens ,orffingue les gens de lettres , de ceux qui s’appli-bpf 1 aux sciences abstraites. La connoiílànce desdit' €í l et[r es devient en plusieurs Savans une éru-l e[ l0tl ffirt ennuyeuse. S. Evr. Paul ÎII aimoit les> & fe faifoit entretenir durant la table parfoi aVatls hommes. Bouh. Les gens de lettres ne
t j r . Pas d’ordinaire les plus faciles à conver-p r ^ tl0l a feulement parce que la science , qui enfletl0n ^ ,toujours le cœur plus qu’elle né persja.; J? e 1 esprit, est naturellement opposée à l'hu
íec-hutni-
tUlTie U ^nstiamsme , mais auffi parce qu’elle accan-is f , raison à regarder de sang froid , & pourt e$ , u ‘ e spéculation , les vérités les plus toUchan-q, e Notre sainte Religion.
que l’on continuera en France de protéger
, nous aurons affiez d'Ecrivains. La natured e ? Presque toujours des hommes en tout genreles e'? *• ' il ne s’agit que de les encourager , & deq’étoi G y. er . Mais d ceux qui fe distinguent un peu,bl e „ ent soutenus par quelque récompense honora-to Us 1 ^ ar lattrait plus tìatteùr de la considération,ap ^ e aux Arts pourroient bien dépérir un jourFiantes* 611 ^ es abris élevés pour eux ; & les arbresffite. _ Far Louis XIV, dégénéreroient faute de cul-. de % \ M. de Voltaire , Epître de fa TragédietETT ^E S re r ,
rittes. q C <ait auffi de plusieurs Livres 8 c de leursíettres ^. a Fpelle la Bible par excellence, les saisîtesFat, c [ e rf Cr<e Littera. Les lettres du Cardinal d’OÍ-de Cost cntivoglio, ctc. Les lettres de Voiture ,í^paru*" ’ ^ d une infinité d’autres Auteurs quiégard ^ el1 même temps disparu en ce siècle. Affie, j. es Anciens, comme Cicéron , Saint Jérô-Fage e fj. 111 Augustin, on les appelle Epitres. L’u-Toì^^ff partagé aujourd’hui , 8 c l’on dit fort
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bien ávéc M. Dubois, Lettres de Saint Augustin ;avecM.de Saci ^ Lettres de Pline; & avec M. l’Abbéde S. Réal, & M. l’Abbé Montgault, Lettres de Cicé-ron à Atticus. Il en est de même des Apôtres, dontles Lettres portent le nom d 'Epitres. L’Epitre deS. Paul aux Romains, aux Corinthiens •, ò’c. L’È-pitre Catholique de S. Jacques, de S. Pierre , &c.On dit néanmoins auffi quelquefois Lettres , en par-lant de celles-là , quoique Epître soit plus usité:mais on ne dit jamais Epître , quand on parle desModernes. On ne dit point les Epitres du Cardinald’Oifat, les Epitres de Buffi Rabutin,les Epitres >de Voiture, &c. maïs les Lettres , &c.
Lettre ; fe dit proverbialement en ces phrases. Ondit qu’il faut aider à la lettre j pour dire , qu’il n èfaut pas expliquer une chose à la rigueur, mais yajouter quelque chose du sien , qui en facilite l’in-telligence. On dit auffi , ajouter à la lettre ; pourdire, quelque chose qui n’est pas dans ee qu’onlit, dire plus qu’il n’y a. O11 dit auffi du secretd’une affaire qu’on ignore , Ce font pour nouslettres closes-. On dit auffi d’un Ouvrage fort ache--Ve, où on ne peut rien ajouter ni diminuer, qu’iln’y manque pas une lettre.
On dit proverbialement 8 c figurément, Avoirlettres de quelques choies ; pour dite, en avoir assu-rance, Vous entreprenez un tel voyage; avez-vouslettres de revenir. Il est du style familier. Ac. Fr„LETTRÉ , ÉE. adj. Qui a des lettres. Il est du stylefamilier. Litteratus , eruditus doclus. Le vulgairedes Lettrés 3 MasouR. On a appelé autrefoisLettrés , en Latin Litterarii ; 8 c Litteratores , lesGrammairiens, les gens médiocrement savans.
On appelle un homme lettré , celui qui a étudiéqui est savant; 8 c on àppelle non lettré , celui quine fait pas le Latin, qui n’est pas gradué. lllitera~
. tus. Les Juges de village , les Élus, ne sont pasobligés d’être lettrés , c’est - à - dire , gradués enDroit.
Lettré , Let'rado t e’est ainsi qu’ori nommé en Portu-gal un Avocat. De la Neuville , Hifi. de Portu-gal j Tb L 3 p:
En parlant de la Chiite , on appelle Lettrés ceux -qui Rappliquent à 1 étude des Lettres, qui appren-nent à lire & à écrire, 8 c qui peuvent lire les Li-vres. Il n’y a que les Lettrés qui puissent être Man-idarins, & aspirer aux Charges.
La Seéte des Lettrés , est une des Sectes de làChine. Litteratorum Seclai Voici ce qu’en dit le P*le Comte dans íes Mémoires, T. //, p. rpp. IÍest important de faire connoître une troisièmeSecte , qui tient lieu de Religion, ou de Philoso-phie , ou même de Politique parmi les gens deLettres; car on ne fait comment appeler cette Doc-trine , qui paroît si obscure qu’ils ne savent guèreeux mentes ce qu’ils prétendent. Ils la nommenten leur Langue Jukiao , 8 c c’est la Secte des Sa-vans. Les guerres civiles , l’idolatrie 8 c la magie ,ayant mis durant plusieurs siècles le désordre dansì’Empire, l’amour des Sciences en avoir été banni ;& il s’étoit trouvé peu de Docteurs capables parleurs ouvrages , de réveiller les esprits de l’alíou-pissement où Eginorailce & la corruption des mœursíes à voient ensevelis. IÍ y eut feulement environl’an 1070. après J. C. quelques Interpretes de répu-iration , 8 c en 1200 , un Docteur sè distingua deS au-tres par fa capacité. A son exemple, 011 commençapeu à peu à prendre goût aux Livres anciens, qu’onavoit jusques alors abandonnes. Enfin l’an 1400. lesEmpereurs voulant donner à leurs sujets de l’éitiu-ìation pour les Sciences , choisirent quarante deuxDocteurs des plus habiles, à qui ils Ordonnèrent défaire un corps de Doctrine conforme à celle des An-ciens , qui fût dans la fuite la règle de cous les Sa-vans. Les Mandarins qui en eurent la commission zs’y appliquèrent avec foin; mais comme ils étoientprévenus de toutes les maximes que l’idolatrie avoitrépandu dans la Chine, au lieu de suivre le véri-table sens des Anciens, ils tachèrent de les faire en-
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