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dit auíîì, qu’on lève une charge Vacante âux partiescasuelles, quand on hachette pour s’en faire pour-voir.
Au jeu on dit, lever une main , pour dire , ga-gner une ou plusieurs cartes qu’on a jetées. Jouer àcul levé, quand un tiers attend à prendre la place decelui qui perdra , tandis que deux autres jouent ensemhie. Au jeu de Trictrac, c’est rompre son jan de retour , & mettre ses dames hors du trictrac : c’est àdire quand le joueur a paste toutes ses dames dans lejan de retour , il 1 es lève ensuite fur la bande, laquellealors est regardée comme case» Quand d 3 un jala deretour on a gagne partie simple ou double, il vautmieux s’en aller que de lever jusqu'à la fin , à moinsqu’on n’espérâr de gagner encore beaucoup de points.Ô n ne lève point que l’on n’ait passé toutes fes damesdans le petit jan. Traité du Trictrac. Quand on estpalíe dans le petit jan , on lève à chaqUe coup de détout ce qui bat juste- fur le bord, selon le nombrequ’on a amené; autrement on ne peut point lever ;mais il faut jouer ce qui nebat point lur le bord. Ib.Celui qui a levé le premier toutes ses dames , gagnequatre points par simple, Sc six par doublet ; c’çst à-dire, que le dernier coup qu’ii joue , s’il fait un dou-blet , il marque six points ; s’il fait un nombre sim-ple , il n’en marque que quatre , avec les autrespoints qui peuvent lui être restés d’ailleurs , Scoutre cela § il a le dé pour recommencer une autrepartie. ÏB.
On dit aussi, lever ménage, lever cabaret, pourdire, commencer à tenir ménage, cabaret, & à segarnir pour cet effet, de tous les meubles, marchan-diíes Sc ustensiles qui y font nécessaires. Lever bou -tique , c’est louer une boutique , & la remplir d’unallórtiment de marchandises pour en faire le négoce,& la tenir ouverte aux Marchands qui fe présententpour acheter.
On dit ; lever ún corps saint, pour dire , le tirerdu tombeau avec cérémonie , pour l’exposer à lavénération des Fidèles. Ac. Fr.
Lever la main, signifie aussi quelquefois, menacer,ou frapper Mimtàri, minas intendere. C’est un crimeeffroyable de lever la main fur son pere. C’est faireun affront signalé, de lever le bâton fur un Gentil-homme. Drusus leva la main pour frapper Séjan.Ablanc.
$£T Lever est aussi neutre , Sc fe dit; des plantes & desgraines qui commencent à pousser Sc à sortir deter-re. L’orge lève plus vîte que le froment. La grainede laitue lève en peu de temps. Nos blés commen-cent à lever.
ATIl est aussi synonyme de fermenter. On dit fairelever la pâte. L’on dit aussi que la pâte lève, quandelle commence à lever. Voye\ fermenter Sc levain.
Lever, sedit proverbialement én ces phrases. On dit,qu’un homme marche la tête levée , pour dire hardi-ment & fans craindre ; qu’il lève la crête, qu’il lèveles cornes, qu’il leve le nez ; pour dire, que fesaffaires font en bon état, ou qu’il est fier & orgueilleux. On dit aussi, qu’il íe /eve en pies sur ses er-gots ; pour dire, qu’il fe met en état de quereller Scde menacer. On dit aussi, qUand la Cour fe lève lematin, elle dort l’après-dìnée ; pour dire , qu’ellen’entre point le soir au Palais. On dit d’une chose,qu’elle lève la paille, quand elle est singulière &extraordinaire, ou décisive. On dit aussi , il faudra selever bien matin pour l’attraper-, pour dire, qu’ona affaire à un homme bien 6m On dit, lever lementon à quelqu ún ; poiir dire ,1e protéger , lui ai-der en ses astaires, en fes entreprises. On dit d’une611 e, que son tablier lève , quand elle ne peut cacheríà grossesse. On dit aussi, qu’il faut lever les épaules,quand on est obligé de souffrir quelque chose fanss’en oser plaindre. A beau se lever matin qui a bruitde dormir la grasse matinée. Mascur.
LEVÉ, ÉE. part.
On dit, prendre quelqu’un au pie levé ; pour dire,prendre quelqu’un au mot, fans lui donner le temps4 e faire réflexion ; tirer avantage contre lui de ce
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qu’il lui est échappé de dire. Acad. Fr. On dit aúfsialler partout tête levée , la tête levée , c’est-à-dire,fans rien craindre.
Levé, en termes de Blason, sedit particulièrementde Fours, quand il est représenté droit Sc en P ie *Erectus.
LÉVÉRANO. Nom d’un bourg avec titre de Prinei"pâmé. Lev eranum. Il est dans la Terre d’Otrastte >Province du Royaume de Naples, près du Gossede Tarente , Sc à trois lieues de la ville de LecCie*
MAîV.
LEVE ROY. Ancien serment, ou jurement qu’on trou-ve dans les Coutumes , Sc dor.t on ne fait pas U'°Pbien la signification. Jurer par léve-Roy. M. de l áThomaisiére croit que cela veut dire, par le véritableRoi , per verum Regem.
LÉVERPOLE. Vaye\ Léerpole.
LEVECHE.Í. f. Plante. Voye\ Livechê;
LEVEUR. í. m. Celui qúi a foin de lever des Droit*Seigneuriaux, des dîmes, des tailles , des impou'rions. Coaclor, exactor pecuniarum. Voila le LeVt uìde la dirae , le Leveur du huitième denier. Il y a de*Leveurs de tailles qui én font ie recouvrement, auss el1des Asséeurs & Collecteurs.
fCFCe mot, en ce sens, ne fe dit point, & si on le dit quel-que part, ce ne peut être que dans quelque Province-
LEVEUR. f. m. Terme de Manufacture de papier. C’en1 Ouvrier qui dans les Papeteries lève les feuilles depapier de dessus les feutres, pour les mettre les u»e*fur les autres fur le drapant, c’est-à dire, fur un®machine faite comme un chevalet de peintre, D 1 "les chevilles de laquelle, est une planche où FoUarrange des feuilles de papier les unes fur les autre*-
LEVEURE. Voye[ Levure.
LEUFROY. f. m. Nom d homme. Leutsredus, Leufredus >dans les AclaSancl. J mu T. IV. p. 104& / 0/ ^Leotfridus , dans Bailler, au 21 de Juin . Leuf roy rqu’on trouve aussi nommé Leofroy, étoit sorti d’un®maison noble Sc ancienne du Territoire d’Evtesst»mais il renonça dès fa première jeunesse à tous les vain*avantages qu’il auroit pu retirer de ft naissance, Si de*richesses de fa famille, pour ie dévouer au service "Dieu. Baillet. Il reçut l’habit Monastique des main*de Saint Saens, vers Fan 686. dans un Monastère ss 1 * 5c* Saint avoir bâti au pays de Caux, & dont il av oiCla conduite. Vers l’an 690. il repassa dans le V l °'cèse d’Evreux, où il bâtit un Monastère dans lede Madrie , près de la rivière d’Eure, en un endr 0l jjoù Saint Ouin , Prédécesseur de Saint Ausbërg, av°planté une croix enrichie de Reliques, ce qui fit sffle Monastère de S. Leufroy fut appelé ía Croix S 3l íOuin. Il en fut Abbé, & on Fa appelé depuis la O'® 1Saint Leufroy. Il y mourut le 21 de Juin vers '738. Voye £ le P. Henschenius dans les Acla SV- C ià F endroit cité,,
LEVI. f. m. Nom d’homme. Levi. Le Patriarchele premier que l’on sache qui a porté ce nom,le troisième fils de Jacob & de Lia. Voye{ "
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Lévi. Est aussi le nom de la Tribu composée de* \ $cendans du Patriarche dont on vient de. parler. + r l ^Levi. La Tribu de Lévi. Le nom de la Tribu de ^n’étoit point écrit fur les pierres précieuses du t-nal du Grand Prêtre, comme ceux des autres TriVoyé? Lévite. u, &
LEVI. ( la Pointe de ) Cap de F Amérique, -Cùt ^meridionale du fleuve de Saint Laurent. . 0 u
LÉVIATHAN. s. m. Nom d’un monstre marin ^ ^grand Sc gros poisson dont il pst parlé dans leJob, XL. 20. Leviathan. Pouvez-vous enleverviathan avec l’hameçon, Sc lier sa langue av e Ç ,corde ; Lui mettrez-vous un cercle au nez, de al pju-cerez-vous la mâchoire avec un anneau? ^ A ^î. 0 reU'sieurs entendent ce passage allégoriquemeiit, d^P p 0 iÈnent Léviathan pour le démon. Mais quoiqu 1 ^ aP sdu sens allégorique, il suppose un sens littera >lequel Léviathan signifie un animal de la u 1 >meçon , Sc l’exprestìon d ’enlever avec un s pfiíssoUmarquent cela : mais il s’agit d.e savoir q° e ffess