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c á II est encore certain qu’il faut que ce soit quel-*I ue ê r and Sc gros monstre de la mer. Car Dieu ne dit^ C1 a Job que pour lui faire connoître fa puisiance,^ cc ne feroit pas une grande preuve de puisiance,qne de pouvoir enlever un poiílon ordinaire. L’opi-ni0n la plus commune est que c’est la Baleine; d’au-rres disent que c’est un poiston appelé Mular, dontparle Rondelet, Sc qui fe trouve en abondance dansla Méditerranée ; quelques-uns veulent que ce soit undragon terrestre, Sc d’autres le crocodile. Bochart aluivi ce sentiment dans son Hiérozoïcon, P. /. L. I.c> 7 - Sc P II. L. F- c. 16, r j. Il le prouve par unendroit du Thalmud, au Traité du Sabbath , où il estdit que l e n'373 calbith , ou chien marin, est la ter-l'eur de Lévìathan. Il loutient que ce calbith est. ichneumon , Sc que l’animal dont il est la terreur estle crocodile, parce qu’en effet l’ichneumon se jettedans la gueule du crocodile , s’iníînue dans sone°rps , lui ronge les entrailles, lui perce le ventre Scloi 't par le trou qu’il y fait ; d’où il s’ensuit que le cro-codile est le Lévìathan des Hébreux. Tout cc que1 Ecriture dit de Lévìathan , convient fort bien aucrocodile. U y en a d’une grandeur prodigieuse, Sc“ e ‘tn Lapez, dans son Histoire des Indes, L. FI. c. i 3dc Jean de Léry, dans son Amérique, C’, i o, disentstu on en voit qui ont jusqu’à cent pieds de long.
On ne convient guère plus de l’étymologie durn°t Lévìathan y que de fa lignification. Quelques-Uns le tirent de' D>an Leviath thanim; c’est-à-Clle ' conjonction de dragons , comme fi l’on avoit^°jilu dire qu’il y avoir plusieurs dragons dans le seulA v j a than 3 c’est-à dire, qu’il en valoit plusieurs luicul. Bochart le dérive de l’Arabe 'ib qui veut direJ '■ c nir 3 pH er . car C et animal le plie & se replie comuii lerpent, ainfi qu il est dit en Haïe, XXVI 1 3 i.
. fi-Us, de Idolol. L. IF. c. 32 , croit que LévìathanVient de nab, lavah , c’est-adiré, cumul acus, addi-tus fuit, Sc que ce nom marque la grandeur de i’ani-
j Trial auquel on l’a donné.
c-tVlDONA, LÉVIDONIA, ou ALVIDONA. Nomd’un bourg du Royaume de Naples. Levìdona , Levi-donia, Alvidona. 11 est dans la Calabre citérieure,aux confins de la Basilicate, fur le Golfe de Rollano.
» Torre, di San Bafilio.
EVIER, st m. Long Sc fort bâton qui sert à lever parUn Eout des pierres, des fardeaux. Vectis , porrectum.C’est une balance ou verge , qui, au lieu d’être fuf-pendue, est appuyée sur un point fixe; quand le levierest de fer, on l’appelle pince. § 3*11 faut considérerdans le levier trois choses , i°. Le poids qu’il f au t éle-ver ou soutenir. 1°. La puissance par le moyen delaquelle on doit 1 elever ou le soutenir. 3 0 . L’appuisur lequel le levier est soutenu.
On distingue trois espèces de leviers 3 par la dispo-ution différente qu on peut donner à la puisiance ,poids Sc au point d’appui.
Les leviers, de la première espèce sont ceux où lePoint d’appui est entre la puissance Sc le poids ou laInstance. Ceux de la seconde espèce ont le poids oua i'ésist ance entre l’appui & la puisiance. Dans lesty iers de la troisième espèce, la puissance est entre leP°int d’appui & le poids ou la résistance. Les roues,p s poulies, le tour, le cabestan Sc presque toutes les° rc es mouvantes, n’agissenr que par La force d u le~V f Cr ; Le coin n’est qu’un double levier. Le centre duLtr est le lieu où il s’appuie, ayant le poids d’une„ rc & la puisiance de l’autre ; les Artisans l’appellentjo'^eiQ <gr j es 5 avaiis Hypomochlion.
de"f S ! ev ‘ ers enlèvent les fardeaux avec d’autant plus.facilité , que la puissance est plus éloignée, ou lePoids plus proche du point fixe. Comme la puisianceWuiquee à un levier 3 croît toujours à mesure qu’ellee oigne du point d’appui, il est évident qu’une très-j t!tc force, par le moyen d’un levier d’autant plus,° n §> que la force feroit plus petite, pourroit faireTnlibre Sc vaincre une résistance infiniment pluso'^nde. Archimede disoit qu’il enleveroit la terre,u avoit un point d’appui qui en fût séparé, Sc unevier lo n g f ort a volonté.
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On appelle levier recourbé , celui qui se recourbesur le point d’appui. Levier succeísif, celui dont Lao*tion se fait par reprises. Levier continuel, ou perpé-tuel , celui dont l’action n’est point interrompue.Voye% les Elémens de Mécanique & de Physique.Levier a croc, c’est un levier dont le manche est debois, auquel s’emmanche un fer qui a le bout re-courbe comme un crochet. |KPDans l’art de bâtir,le levier est une pièce de bois de brin, qui, par le se-cours d’un coin nommé orgueil 3 qui est posé sous lebout qui touche à terre, sert à élever un fardeau avecpeu d’hommes. Faire une pelée, c’est peser sur lelevier ; faire un abattage, c’est abattre le levier avecdes cordes à cause de sa longueur & de la grandeurdu fardeau. Foye\ les notes de M. Perrault, lur Vi-truve , L. X. c. iS.
LÉVIGATIQN. f f. Terme de Chymie. L’action derendre un médicament solide en alkool, ou poudreimpalpable, en le broyant sur le porphire, commeon broie les couleurs. Levigatio. Col de Vin. ars.
LÉVIGER. v. a. Terme de Chymie. C’est réduire unmixte en poudre impalpable fur le porphire, ou furi’écaille de mer, ou écaille de May 3 qui est une Pa-roisse proche de Caen, remplie de grandes pierresplates Sc dures , fur lesquelles les Peintres broientles couleurs. Levigare.
fCFLÉVIGÉ, ÉE. part.
LEUILLY. Luliacum. Leuilly étoit autrefois une Terrede l’Eglise de Laon. Valois, Not. Gall.p. 2go.
LÉV 1 N , ou. LÉWIN. Nom dune rivière d’Ecoíse. Le-vinus , Leuvinus. Elle a sa source dans le Montheit,baigne une partie de la File, & fe décharge dans leGolfe Fortli, au bourg de Lévin, à trois lieues deSaint André. Il y a une autre rivière de ce nom dansle Comté de Lennox. Elle traverse tout le Lac de Lo-mond du nord au sud, baigne la ville de Dmjbriton ,Sc peu après fe joint au Cluyd.
LÉVINSMOUTH. Ville d E colle , dans la Province delise, fur la rivière de Lcvin, à son embouchure.
LEVIS, adj- Qui peut iè lever & se baisser. Pont levisqui se baisse Sc se leve pour ouvrir ou fermer un pas-sage. Arreclarius , ducïarius. On le dit particulière-ment des ponts qui Ion t devant les portes de villes &de châteaux, qu’on leve le soir. On le dit quelque-fois des ponts portatifs, ou de la partie qui fe levefur les ponts de bateaux, pour 1 ailler un canal libre àla navigation.
On a appelé aulîì des souliers à pont levis , des sou-liers avec des talons fort hauts, Sc de petites mulesdétachées, fur lesquelles ils s’appuioient, qui étoientautrefois à la mode.
De peur que les alimens, qui ont leur canal séparé,ne se glissent dans celui de la respiration, il y a uneespèce de soupape qui fait fur l’orifice du conduit dela voix, comme un pont/evk, pour faire palier lesalimens, fans qu’il en tombe aucune parde subtile.FÉn. De l’ËxiJl. de Dieu 3 N. XL.
LÉVIS, ou LÉVL Nom d’une grande Sc illustre Mai-son de France. Les Seigneurs de Lcvi croient engrande considération dès le XII e siccle. Cette Maisontire son nom de la terre de Lévïs dans le Hurepoix,contrée du Gouvernement de 1 Ile de Fiance, maison ne prononce jamais I’s , Sc meme on ne 1 écrit pas.
LÉ'VITA. Nom d’une petite île déserte, mais qui a unport fort sûr. Levita , autrefois Lebinthos. Elle estentre celles de Lango, de Morgo & de Stampalia,dans l’Archipel. Matv. Srrabon , Liv. X.
Pline , Liv. XIV■ c. 12. Mela , Liv. I. c. 1 7. Levita,ou IJbinthus, étoit une des Sporades. Pline, Liv,IV. c. 12■ Mêla, Liv. II. c. 7. Strahon, Liv. X.
On dérive ce nom de l’Hébueu nrûb, en Chal-déen Ksi-vnb , Lebintha , Lebinthus.
LÉVITE., s. m. Prêtre , ou Sacrificateur Hébreu, ainsinommé, parce qu’il étoit de la Tribu de í-évi. Le-vita. Eli l’ancienne Eglise, on a appelé aussi Lévites 3lev Diacres, les Ministres de l’Autel. Les Lévites del’ancienne Loi, étoient les defeendans du PatriarcheLevi, troisième fils de Jacob Sc de Lia ; c eroit la Tri-bu de Lévi que Dieu s’étoit réservée, & qu’il avoit
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