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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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consacrée Lu service de ses Autels & de son taberna-cle., ou de son Temple. Cette famille ou Tribu étoitdivisée en trois branches , par trois fils de Lévi, Ger -son, Caat ôc Mérarse d’où étoient venus les Gersoni-tes, les Caathites ôc les Mérarites. Ils avoient chacunleur office marqué dans le service du Tabernacledans le defert , comme on le peut voir dans les nom-bres, C. III. Quand l’Arche fut fixée fur la mon-tagne de Sion, ôc qu’ensuite le Temple fut bâti, Da-vid & Salomon réglèrent leur service d’une manièrenouvelle ôc convenable à la situation de T Arche, ôcà l’état où le trouvoit le peuple de Dieu. Les Lévitesn’avoient point de terres en propre, ils vivoient desoffrandes que l’on faisoit à Dieu. Ils étoient répandusdans toutes les Tribus qui chacune avoient donnéquelques-unes de leurs villes aux Lévites , avec quel-ques campagnes aux environs pour paître leurs trou-peaux. Par le dénombrement que Salomon fit d esLévites , depuis l’âge de vingt ans, il en trouvatrente-huit mille capables de servir. Il en destinavingt-quatre mille au Ministère journalier sous lesPrêtres, six mille pour être Juges inférieurs dans lesvilles, ôc décider les choses qui touchoient la Reli-gion, 8c qui n’étòient pas de grande conséquence ;quatre mille pour être Portiers & avoir foin des ri-chesses du Temple , & le reste pour faire Postice deChantres.

Ce nom vient du Latin Levita, qui a été formé duGrec La racine de ce mot est le nom de Lé-

vi, Chef de la Tribu de Lévi , dont étoient les Prê-tres de la vieille Loi. Ce nom fut donné à ce Patriar-che par sa mere Lia, du verbe Hébreu mb, lavah ,qui signifie.être lié , être uni, parce que Lia espéra quela naistance de ce fils lui attachcroit davantage sonmari Jacob. Genèse, XXIX. 34.

L’on trouve auffi Ârchïlévite , pour Archidiacre.

LÉVITIQUE, s. m. ôc f. Qui appartient, qui a rap-port aux Lévites. Leviticus. Race Lévitique ; FamilleLévitique. Les villes Lévitiques font celles qui avoientété assignées aux. Lévites,"où ils demeuroient, qu’ilsoccupoient.

Lévitique, s. m. C’est le troisième des cinq livres deMoïse. Leviticus. Ce Livre est appelé Lévitique ,parce qu’il y est traité principalement des cérémo-nies & de la manière dont Dieu vouloir que son peu-ple le servît par le ministère des Sacrificateurs ôc desLévites.

Lévitique, f. m. ôc f. Nom de Secte. Leviticus , a.Les Hérétiques qu’on nomma Lévitiques dans les pre-miers siècles de l’Eglise, étoient sortis des Gnostiquesôc des Nicolaïtes. Voye% S. Epiphane , Har. V. ouXXV. n. II. Hoftman ôc Moréri citent encore S. Au-gustin, Hœr. j. où il n’y a pas un mot des Lévitiques.

LEUK. Gros bourg de Suisse, presque au milieu du Va-lais, fur la rive droite du Rhône, dans un lieu élevéôc fortifié par la nature. Les bains de Leuk en font àdeux lieues.

LEUKIRCHEN. Vqye-q Leutkirck.

LÉVOLA. Voye% Évola.

LEUR. Pronom posteffif ôc relatif de la troisième per-sonne du pluriel. Il s’exprime en Latin par £uus , a,um , ou par le génitif pluriel des démonstratifs eorum ,illorum , Scc. Quand ce mot marque relation d’unechose à plusieurs autres, on se sert de leur qui est lesingulier de ce pronom ; mais quand il s’agit de plu-sieurs choses qui ont rapport à plusieurs autres, onse sert de leurs qui est le pluriel de ce pronom ; parexemple, les hommes doivent préférer leur devoir àleurs plaisirs. Leur ôc leurs font des deux genres, dumasculin & du féminin; par exemple, ceux qui ontfoin de leur réputation , se proposent toujours unefin honnete dans leurs actions.

Ce pronom se met quelquefois seul, ôc commesubstantivement. Nos ayeux ont tous reçu égalementde leurs ayeux, ceux-là des leurs , & ceux là des leursencore, jusqu’au tems de ceux qui ont fait ou qui ontvu les premiers miracles. Pélisson. Et comme lemien, le tien, le sien, signifie mon bien, ton bien,son bien ; de même, Le leur , lignifie leur bien. Qu’ils

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gardent bien le leur , c’est-à dire, ce qui leur appas'tient. Les voisins de cet homme n’ont rien à craindrede lui, il ne veut point du leur. Cela n’est bon q uCdans le style ordinaire.

Ce mot de leur vient Cillorum , d’où les Italiensont fait loro , ôc les François lor, puis leur. Hugues àcBercy, dans la Bible Guyot, dit, ôc lor sens, ôcvoie tiennent. Huet.

Leur, est auffi un pronom conjonctif, qui u eI)tlieu du datif des pronoms personnels pluriels eux, ^elles. Ainsi quand on dit, Je leur fais grâce , c£comme si on disoit, je fais grâce à eux ou à ell^ s 'Dans ce sens il est indéclinable, & il s’écrit fans s. H-Restaut.

LEVRAUT, f. m. Jeune lièvre qui n’a pas encore acqu lSsa juste grandeur. Lepusculus. Petit levraut. Levrù utde trois quarts. Tous ceux qui ont traité des alhnenSpsoit par rapport au goût, soit par rapport à la iant£font beaucoup d’estime de la chair des levrauts d£deux ou trois mois, & prétendent que l’uíage en e ‘utile aux convalescens. Ils ajoutent qu’ils font encoi ebons à six Ôc juíqu’à huit mois ; mais lorsqu’ils qi} £un an,ils commencent à diminuer de bonté, Ôc plu s j Svieillissent, plus leur chair est ieche,& moins elle van £ -Levraut , est auffi une épithète qu’on donne au pse 5commun des chardons qui croît ' fur les bords d£ ’ sgrands chemins, & dont les ânes font friands, pai' cequ’il leur pique le palais qu’ils ont rude, de la mên> emanière que le sel, le poivre ou les, autres acides, le P 1 'quent aux hommes qui l’ont délicat. Carduus ajinorun 1 *LEURÇON. Nom d’un village du Perche. Lupercio. O ’ 1trouve auffi Lubercio , dans Odéricus Vitalis, I’VIII. Hisi.

Ce mot, selon Valois, Not. Gall.p. 30 p, est ve 'nu de Lupercus , ou plutôt de Lupercio, d’où Ion afait Lupercion , Leurcion , Leurcon.

LEURCY. Leurcy - le - Bourg. Nom d’un bourgFrance. Luperciacum. Il est dans le Nivernois, fur Rconfins de l’Autunois, à six lieues de Nevers. Valois ’Not. Gai. p. 308. -

Ce mot s’est formé du Latin Luperciacum , Lop cf 'ciacutn , I.orcíacum , Leurcy. Valois, Ib id.

LEVRE. f. f. C’est le bord , ou la partie extérieurede la bouche qui couvre les dents Ôc aide à forin eles sons ; i’extrémité muículcuse & charnue qui fct lïìCôc ouvre la bouche , tant supérieurement qu’inféri £lí 'renient. Labium , labrum. On distingue deux lèvf s ^l’une supérieure, l’autre inférieure.. Outre les teg u ^mens communs, elles font composées de deux. p - 1 ^ries ; l’une externe , qui est dure ôc museuleufe, 1 £tre intérieure qui est molle , spongieuse ôc glan° ^leuse , couverte d’une tunique fort déliée , q 111 e itcontinue avec celle de la bouche, ôc dont le devi^ôc la portion la plus éminente est rouge, sevoú'lèvres fraîches, rouges, vermeilles, incarnates, tí .lèvres de corail. ^

Il y a treize muscles des sevrer , huit propres ^cinq communs - , les propres font l’incisif, îe triau*laite, le montanus, le canin, le zygomatiq ue ’ .buccinateur & l’orbiculaire. Des communs il Ysedeux à chaque lèvre. Voyez Dionis, VIIL ;.l LllìAnat. De la face & de ses parties. On dit auNris forcé, qu’il ne passe pas les lèvres. Les lèvrt sl’instrument de la parole. Les lèvres fervent P oU p ol rcevoir l’aliment; elles servent encore par seru s - esplesse, ôc par la variété de leurs mouvemens, a v ‘^__les sons qui font la parole. FÉnel. Les Matines c ^mencent par cette invocation du Píeaurne : Sei3 nouvrez mes sevrer. Dieu, paf Isaïe, se plaign 0 . J)eson peuple, qui ne l’adoroit que des lèvres, ss' j n tfaisoit que remuer les lèvres , & dont il n’avoir P .le cœur. Accorder une chose du bout des se^irVoiT.. Le geste d’FIarpocrate, dieu du S^ enCC } 0 qii £ 5d’avoir un doigt sur ses lèvres. Il y a des vcnZ °^ eS le -qui parlent fans aucun usage, ni mouvement^^ e>vres. Lae't, dans fi Description du nouveau 1L. XII. c. 16, dit que les Brasiliens se P^qu’ils s’/plus tendre jeunesse, la lèvre d’en-bas, rap'

mettent de grands anneaux. Strabon, D

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