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au discours , que d’en ôter les liaisons. Bon. Sivous embarrassez une passion de liaisons 8c de par-ticules inutiles , vous lui ôtez 1a liberté de fa course,& son impétuosité. Id.
î.iAisoN, se dit aussi en termes de Poé'sie dramatique.'Ordo , consecutio , apta connexio. I.a liaison desscènes est bien observée , pour dire , les scènes sesuivent , & sont liées de telle forte , que le Théâ-tre ne demeure point vide avant la sin de l’Acte.
■fCF Liaison , en Architecture. C’est sart d’arrangerles pierres ou les briques les unes fur les autres ,de manière qu’une pierre ou une brique recouvrele joint de deux qui font au dessous.
Une maçonnerie en liaison , est une maçonne-rie où les pierres font polées les unes fur les au-tres , où les joints font de niveau , enserre que lejoint du second lit pose sur le milieu de la pierredu premier. Alterna coagmenta. Il Liut que lespierres aient au moins six pouces de recouvrement,tant au dedans du mut, qu’au parement , suivantl’art de bâtir , lorsqu’elles n’ont pas au moins sixpouces , cela s’appelle déliaiscn.
Liaison de joint , s’entend auilì du mortier, ou duplâtre détrempé , dont on fiche & jointoie les pier-res. Liaisonì sec, est celle dont les pierres sent po-sées fans mortier , leurs lits étant polis & frottésau grès , comme ont été construits plusieurs bâti-mens antiques, faits des plus grands quartiers depierre , & ainsi qu il a été pratiqué à ce qui paroissoitde l’Arc de Triomphe du Faubourg Saint Antoineà Paris , qui n’existe plus. Daviler.
Liaison , se dit autsi en Charpenterie ; c’est l’assem-blage des pièces d’un ouvrage. Commissura.
Les Paveurs se fervent aulìì du mot de liaison , 8cc’est lorfqu’ils disposent les pavés d’un certain senspour résister aux roues des chariots, des carrosses,C’c. La liaison des pavés.
ísT Liaison , en fait d’Écriture , signifie les traitsdéliés qui lient les caractères les uns aux autres.
■ff? Liaison , en ternies de Musique , d’un trait re-courbé qu’on passé fur ses notes qui doivent êtreliées ensemble. Noyé ^ LrÉ.
Dans 1e Plainchant on appelle aussi liaison , unefuite de puiieurs notes passées fur la même syllabe ,parce qu’en esset elles sont attachées, ou liées en-semble.
'Liaison , en termes de Fauconnerie , se dit des ongles8c des serres des oiseaux de proie , & de factionavec laquelle ils lient 8c enlèvent 1e gibier. Falchtiungues. Des oiseaux qui ont la liaison crochue sepaissent de chair, & ne posent guère fur ses rochers,car leurs crocs n’y peuvent prendre , ni ancrer.
Liaison , ledit auísi sJT dans ses Cuisines, d’un mélangede jaunes d’œufs délayés avec un peu de farine , ou detoute autre matière propre à épaissir une fauste. Coa-gulum.
LIAISONNER. v. a. Terme de Maçon, c’est arrangerles pierres, enserre que ses joints des unes portentfur 1e milieu des autres. On 1e dit auísi des pavés.Coagmentare , adaptare. C est auísi remplir leursjoints de mortier , pendant qu’elles font fur ses cases,Liaisonner de ciment, veut dire, cimenter.
fCTLlAISONNÉ, ÉE. part.
LIAMPO Fôyqr s Ningpo.
LIANES, ou LIÈNES. f. m. On appelle ainsi dansles Iles dc l’Ainérique, ífT un grand nombre deplantes farmenteufes j dont plusieurs font rampan-tes & flexibles. Il y a beaucoup de genres 8c d es-pèces de ces sortes de plantes qu’on distingue pour-tant par leur figure, ou par leur qualité, commela liane à serpens , à cause qu’elle est fort efficacecontre leur morsure ; la liane a dent de scie , parceque ses feuilles font découpées comme ses dentsd’une scie ; Ja liane brûlante , à cause qu’else est fortcaustique ; & ainsi de plusieurs autres. Vimen. Ondonne ce nom de liane à ces sortes de plantes, duverbe lier ,• parce qu’on se sert de qUelques unescomme de cordages, tant pour la construction des
" maisons, qu’on appelle vulgairement Cases , que
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pour fortifier les barrières, 8c pour plusieurs autresusages. Il y en a pourtant à qui on donne pse s P articulièrcment se nom de liane , qui font celles q ules Caraïbes appellent Meregouia , ses EípaS n ° ^Granadilla , & ses François Fleur de la Pajson,cause qu’on croit y trouver quelques marques àcPassion du Sauveur, comme ses trois clous , *cinq Plaies , 1e fouet & les cordes. C’est ce st l Vj’ai appris du R. P. Plumier , Minime , qui aplusieurs voyages dans ses iles de l’Amérique, 8c *attaché particulièrement à en décrire toutes les pk"tes. U y a des lianes qui sent chargées de g r0siliques tannées , longues d’un bon pied, largesquatre ou cinq pouces , & dures comme f eC ° l . „du chêne , dans lesquelles font contenus ces n"curieux qu’on appelle Châtaignes de mer , qui °la figure d’un cœur, & dont on se sert, après q tt cles a vidées de leur pulpe, pour conserver du ta?-pulvérisé , ou quelqu’autre poudre de bonne I e ,teur. Les habitans de ces îles appellent Pomm eSliènes , un fruit qui croit fur une forte de Ps ^qui s’attache aux gros arbres comme 1e hère. R ede la grosseur d’une base de jeu de paume , 8c cC \ ■vert d’une coque dure, & d’une peau vertecontient au dedans une substance , laquelle ci:l1 ymure , a la figure & 1e goût de groseille,ÏHiJloìre Naturelle des Antilles , par M. Lonvn cde Poinci, C. X, Art. j. . ^
LIANNE. Nom d une rivière de Boulenois , endie. Liana , Elna. Elle baigne Boulogne , 8c I echarge peu après dans la mer. Maty. „ n
LIANT. adj. Qui se dit quelquefois au Physessf^ce qui a une souplesse molle. On dit en ce sens q 11 ^ressert est bien liant , pour dire qu’il est doux ,qu’il n’a point de frottement.
$3“ On s’en sert plus ordinairement au moral p° ur vsigner un caractère doux , astable, complaisant , f 1pre à former une liaison. Béatrix qui avoir 1 e P ssouple 8c liant, s’insinua fans peine dans les bol ^grâces de fa nouvelle Maîtresse, 8c gagna fa couse"GlL-BLAS.
LIARD. f. m. Monnoie qui vaut trois deniers >de la même matière que ses fous. Teruncius, f 1 jj;appeloit petits liards sous Louis XI. En iétoient du poids d’un denier , 8c avoient trois d e ". j-d’alloi, valans trois deniers tournois. Ils F olt °'irune croix entre deux lis, & une couronne, fivers un dauphin, avec la légende Sit nomen ,tenediclum. Il s’en est fait depuis de íìmpse cU f àqui porte se nom de liard de France, 8c q" 1 ycSprésent réduit en doubles. Voye\ Le BrAse' ol u'liards 8c ses hardis furent particulièrement ff ltS £ C rteses Provinces de Guienne & de Dauphine-monnoie qui valo.it trois deniers, & qui P at ’qu en t partageoit 1e sou en quatre, étoit appelss, jrien Guienne, & liard en Dauphiné, ÔQ 1 eautres Provinces qui sent en cseçà de la L QlBlanc, page j o 6. ‘ , .p)è.à r
La fabrication des liards fut ordonnée P al j l seration du premier Juillet i djq régistrée _ e ^ise smême mois pour être fabriqués de cuivre p ur ’aucun mélange de sin : à la taille de 64 piècesau remède de quarte pièces, se fort portant ^ r0 ìíse plus également que faire fe pourra P°cours pour trois deniers pièces. Ces eíp ece eS d"depuis réduites à a deniers par lettres P at , c f
qiratrième Juillet 1658. BorzARD, P• r >£ t oH " 3
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Alors on les appela doubles, parce fl l j edoubles deniers y ou 2 deniers. Depnj 5 C j s densescernent de ce siècle , ils ont été remis a tL ^ ne vss e " tcomme ils y sont encore, 8c avec leur s c \ Qu^ nr < cils ont repris leur premier nom de (iss'. ■'ion, ^commencement de leur dernière fob £J j lílU t. f ^Blanc remonte trois ou quatre ans Pj u de1649. dit-il, on fit des liards de culV . 1 ul - fut d""'pièces au marc, mais an i6y8. se Ui - pl uS
ctu auuc ; 11KÍ1S <Ml IOJO. ^ pl u ^ »
nuée d’un denier , & alors ils n’en vase ^ sll2 i c»fdeux. Ce sont ses Doubles d’aujourd a p ar is & 'plus petite monnoie qui ait cours a envh
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