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environs, les deniers de cuivre ne courant que dans
*es Provinces,
e ^^ na ge dit que ce mot vient de milaretion , quij air ij 3 un vieux mot Grec , lignifiant une petitep 0lln °ie , qu’on appelle aulìi Miliarensis , Sc queonstantin substitua aux anciens deniers. Il cite aullìe bieur de Clérac, qui dit que liard est venu par corlu Ption de li hardi , qui se fabriquoit en Guienne dutemps de Philippes le Hardi, ou du temps de Ri£hard, premier Roi d’Angleterre , qui eut le mêmesurnom. C’étoit alors une petite monnoie qui Ravoirc °uts qu’en Guienne , marquée de l’estìgie du Prince<îui tenoit une épée nue à la main : ce que témoignea ulììBorel. D’autres disent que ce nom vient de Gui-gues Liard de Crémieu dans le Dauphine, qui inventa® c tte monnoie l’an 14,3o, comme allègue GuyAllard,le hdent à l’Election de Grenoble dans fa Bibliothc-du Dauphine. Chorier dit austi dans son Hijl. duj au phiné, L. XIV. p. 4jo. Sc L. XX.p. 708. quetenaille des Liards étoit de Crémieu , que là seattoit la monnoie des Dauphins j que c’est d’ellecette monnoie , de laquelle Guigues Liard futAuteur, avoit emprunté son nom ; qu’il y avoir,S^aiid il écrivoit, environ zjo ans que ce Guiguesla td fut l’inventeur de cette monnoie , c’est-à-dire,y a maintenant environ 3 Go ans. D autres disenttes liards étoient inconnus avant Louis XI. qu ils11 °pt eu cours par touc le Royaume que longtempsaprcs lui ; que cette petite monnoie fut ainíi appeléeopposition aux blancs lyblancs : on appela cesP^-ces q u i étoient tes premières qu on avoir vu du bil-n ty~ards , c’est-à-dire, les noirs. Mem. de Tr.
‘P- 1784. D’autres enfin croient que le nom^ lard vient de la fleur de lis dont ils portoient la^fque.
Oo dit d’un homme pauvre , qu’il n’a pas un liard ;^■0Utrne on le dit austi de toute autre petite monnoie.* Ra pas un denier, pas un double , pas un fou , pas^0 teston, pas un quart d’écu. On dit de même pourR>eprif er une chose, qu’elle ne vaut pas un liard, unteu, <g> c>
Ce mot est d’une syllabe en vers.
peur deperdre un liard » souffres qu on vous égorge.
Boileau.
Lïakd , aude adj. m. & f. Nom d’une couleur II sediíoitdes chevaux. Jean le Bâtard de Claude, Chevaher Bachelier cheval liard. Chambre des Comp-tes de Pans en la Monstre de Le Poman
de la Rose. en parlant des couleurs des chevaux,
Non pas morel contre morelleSeulement, mats contre fauvelle ,Contre grise ou contre barde. Borel.
^teDER. v. n. Vieux mot, qui signifioit autrefois,“QursiUer 3 donner chacun quelque petite somme., est hors d’uíàge, à moins qu’on ne Remploie en
Li r,ant ‘
AqSE. si m. En termes de Palais se dit de plusieurs paDers attachés ensemble. Il y a de deux sortes de Hases.a première regarde toutes les pièces d’un procès,°ut on fait une ou plusieurs liastes qui font attachées?Rblo avec un lacet ou un tiret de parchemin,côté r 5 pevce routes à un pouce près du bas Sc dujçç , ieconde est la liasse des Procureurs, où tousfur l’° CeS COurans d e teurs Etudes font assemblés l’unque autl:e - Sc liés ensemble avec un cordon , ensorteâe l a CCtte Ornière liasse en contient plusieurs autresu ut preiT) tere nature. Fasciculus chartarum. Les miloi CS ^ rr ^ ts te>nt mises en Hases , avant qu’ellesfo nt Cra, rscrites dans les Registres. Les Notaires quita nc Un inventaire , mettent plusieurs pièces &quit-nces liastes , qu’ils inventorient & paraphentk première Sc dernière. Les Procureurs mettentUrs dossiers en Hase dans leurs études dès qu’ils fontTome V.
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surannés. Ils portent au Palais leur liase , où font lespapiers des affaires courantes.
Pouvant charger mon bras d'une utile lialíè ,
T allai loin du Palais errer fur le Parnase. Bon..
On appelle austi liase , ce qui sert à lier les pa-piers enlemble. Donnez-moi une liase, pour atta-cher ces papiers.
Dans le commerce de filasse de chanvre on ap-pelle Hases , les petits paquets dont font composéesles groflès balles de filafle.
Du Gange dérive ce mot de ligasta, paquet, 011faisceau , parce qu’on a dit ligasta Uni ; pour dire,une botte de lin.
LIASTO. Nom propre d’un lac, ou petit golfe de l’îlede Sardaigne. Lugudone , Liguidone , ou Liguidonen-fiumportus. Lago Liasto , ou Lico , porto Lugoduni.
Il est à l’embouchure de la petite rivière de Cédron,
Sc au levant de la ville de Sargano. Maty.
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LIBAGE. si m. Gros moellon ; morceau de pierre detaille mal fait & rustique, moindre que les car-reaux. Rudus , Cétmentum. Il y en a quatre , cinq, ousix à la voie. On s’en sert d’ordinaire dans les fon-dations des grands édifices, pour servir comme dePlate tonne, pour aííeoir deíïus la maçonnerie demoellon ou de pierre de taille. On l’appelle quel-quefois Libe.
LIBAN. Nom d’une célèbre montagne de la Terre-Sainte, en Asie. Libanus mons. Elle est entre kSyrie, propre , & la Judée , s étendant du couchantau levant, depuis la mer Méditerrannée juíqu’àl’ Arabie. Cette montagne a des cimes si hautes,qu’elles font couvertes de neiges en tout temps ,mais elles lai lient entr’elles un grand nombre de val-lées fort agréables, Sc fort fertiles. Elle étoit autre-fois célèbre par la quantité d’eUcens qu’elle produi-soit, Sc par ses sapins, ses ciprès , ses cèdres Scses carrières de marbre. Salomon en tira le bois Scles pierres de taille, qu’il employa à la constructiondu temple de Jérusalem. Le Liban est divisé en deuxchaînes principales, qui laissent entre elles la grandfevallée d’Abellinas, nommée anciennement Ccelé-syrie , ou la Syrie creuse , où est la ville de Damas.L’Histoire Sainte appelle également ces montagnesde Liban ; mais Ptolomée ne donne ce nom qu’àcelles qui font au nord de la vallée dont on vient deparler, & il appelle Anti-Liban celles qui font auíud, fur les confins de la Terre-Sainte. Les Syriensappellent aujourd’hui ces montagnes Lebnon ,Sc lesArabes Lobnan. On dit qu’elles ne font habitées quepar des Chrétiens Maronites, qui ont teurs Patriar-ches , Sc qu’ils payeur ún grand tribut au Grand-Sei-gneur, pour avoir 1 e privilège d’y être seuls. Maty.
On appelle les grands , les gens élevés, les íuper-bes , ou les gens d’une haute vertu , en style figure,les cèdres du Liban. Ainsi on dit qu<_ tes cedres duLiban ont été ébranlés, pour dire , que les gens lesplus vertueux ont pense íuccomber a une tentation ;que les cèdres du Liban en ont été abattus, renverses,font tombés ; pour dire, qu’ils ont en effet succombé ;que Dieu brisera les cèdres du Liban, pour dire,qu’il abattra, qu’il humiliera les íuperbes, les grands,les puiflans du siècle. Ces expiellions íont prises del’Ecriture, Pfeaume XXVIII. 5. La voix du Sei-gneur qui brise les cedres du Liban , Sc le Seigneurbrisera les cèdres du Liban. Et Pfeaume XXXVI3S-J’ai vu l’impie eleve comme les cèdres du Liban.Et If aie II- í 2 - 13 - Car le jour du Seigneur des ar-mées va éclater fur tous les superbes, furies hautains,Sc fur tous les insolens , Sc ils seront humiliés. Ilva éclater fur tous les grands Sc les hauts cèdres duLiban. Voye-q les descriptions qu’ont fait du montLiban, le P. Roger, Recoller , le P. Nau , Jésuite ,Sc Bruyn, dans leurs Voyages de la Terre-Sainte.LIBAN A j ou Lebna. Lebna. C’étoit anciennement unç
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