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des villes sacerdotales de la Judee. Elle etoit dans latribu de Juda, vers les confins de celles de Benjamin& de Dan. Lebna se révolta contre Joram, Roi deJuda. 2. Rois FUI. Foye\ Lebna.LIBANOMANTIE, ou LIBANOMANCE. s. f. Sortede divination qui se faiíoit chez les Païens par l’inípec-tion de l’encens que i on brûloit à l’honneur des fauxdieux. Si ce que l'on demandoit aux dieux , devoirarriver , l’encens brûloit fur le champ. Sinon , l'encens ne tomboit pas dans le feu, ou s’il y tomboit ,le feu s’en éloignoit fans le consumer. Libanomantia.Ce mot Grec vient de aì^»>h > encens , Sc dedivinisation. Ainsi ce seroit une ignorance de direque la libanomantie étoit lïnípection des libations.LIBANOTI. Nom d’un bourg, ou village du R.oyaume de Naples , situé dans la Principauté citérieure ,fur la rivière de Sapri , au levant de Policaftro. Liba-notia. Libanoti esi; Pancienne Sapris, petite ville de laLucanie. Maty.
LIBANOTIS, s. m. Espèce de lascrpitium, ou plantequi poulie une tige à la hauteur de trois à quatrepieds, ligneuse , nouée. Ses feuilles font amples, lar-ges, semblables, à celles de l’ache, dentelées. SesHeurs font petites, disposées en ombelles, blanches,composées de cinq feuilles, dont le calice devient unfruit compose de deux grandes semences larges, mem-braneuses, paiileuses , oblongues, blanchâtres, ayantTodeur & le goût de la semence d’angélique.Sa racineest fort longue, groíle, noirâtre en dehors, blanche en-dedans & d’une odeur a fiez bonne. Elle croît aux lieuxchauds, montagneux , pierreux & maritimes. Sonjiom de libanotis vient de Rpxns , encens , parce queíà racine en a l’odeur. Sa semence & sa racine sontapéritives, carminatives , propres pour exciter lesmois aux femmes Sc les urines, pour abattre les va-peurs & remédier aux toux invétérées.
LIBA NOVA. Anciennement Stagire. Liba nova. Sta-gira. Nom d’une petite ville de la Turquie en Europe.Ce fut la patrie d Aristote ; elle est située fur le golfede Conteflà , à cinq lieues de la ville de ce nom, versle midi. Maty.
LIBATION, f. f. Cérémonie qui se faisoit dans les sa-crifices des Payens, où le Prêtre épanchott du vin, dulait, ou autre liqueur , en Phonneur de la divinité àlaquelle il íàcrifioit, après en avoir goûté lui-même.Libatio , libamen. Alexandre immola un taureau aNeptune, & pour faire une offrande aux dieuxMarins , il jetta dans la mer le vase d’or d’ont ils'étoit servi pour faire les libations.
Les Grecs & les Romains employoient souvent les libâtions fans sacrifices, comme dans les négociations ,dans les traités, les mariages, les funérailles, au com-mencement & à la fin des repas, & dans je ne faiscombien d’autres conjonctures.
Les libations croient austi en usage dans la Loi deMoïse, & Dieu les ordonne dans TExode, XXIX. 4.0,
Sc dans les Nombres XF. ;. 4. j. Foye1 fur lesLibations , Juste-Lipíe, Poliorc. L. F. c. 10. Rosin.Antiq. Rom. L. III. c. qp- Thom. Godwin , Antho-log. Roman. L. II. c, p. S. 2.tKf LIBATTE, ou CHILONGI. C’est ainsi qu'on appelle dans quelques provinces d’Ethiopie un amasde misérables chaumières faites de branches d’arbresentrelacées, enduites deterre graIle , & couvertes dechaume , où les habitans se retirent, en prenant laprécaution de s’entourer d’une haie vive pour se ga-rantir des bêtes féroces pendant la nuit.
LIBATTO. f. m. On appelle ainsi dans le Royau-me d Angola , un hameau ou village formé d’un cer-tain nombre de cabanes semblables à celles dont onvient de parler.
LIBA W. Nom d’une petite ville de la Curlande. Liba.C’est un bon port fur la mer Baltique , à troislieues de la Samògitie, & à douze de Goídingen.Maty.
IjCP LIBBI. f. m. Arbre des Indes orientales qui ressentble au palmier. On en tire une moelle blanche,comme celle du sureau, en fendant le tronc , dontles pauvres gens font un allez mauvais pain.
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LIBBY. s. m. Sorte de lin que les habitans de Mind^nao, grandes îles des Philippines , cultivent avecgrand foin Sc en grande quantité, plus pour en^ als /de l’huile , que pour le Liage & les ouvrages de tiseranderie.
LIBELLANCE. s m. Terme de Coutumes. Ce motse trouve point seul, il est joint à celui de Clerc. GleíSc Libellahce du Baillage , ou de la Justice, cedans la Branche-Comté la même chose que Grejjtt •Ce mot vient apparemment de celui de libellas >parce que les Greffiers gardent lçs titres, les regift reS 'les papiers. ,
LIBELLATIQUE. s. m. & f. Dans la persécution &Dèce, il y eut des Chrétiens, qui pourn’être P oin ~obligés de renier la foi, & sacrifier aux dieux en P ublic, selon les édits de 1 Empereur, aboient trouveles Magistrats , renonçoiem a la foi en particulier >& obtenoient d eux par grâce , ou à force d’argect*des certificats par lesquels on leur donnoit acteleur obéissant e aux ordres de TEmpereur, ct 0 . 0défêndoit de les inquiéter davantage furie fait dereligion. Ces certificats se nommoient en Latin libdl'*libelles, d’où Ton fit le nom de Libellatique, P 01 ^marquer ces lâches Chrétiens qui prenoient de c? ssauve gardes. Libellaticus. Ce que nous venons “dire des Libellatiqu.es , se vérifie par l’Épitre du Ofgé Romain qui est la XXII e . entre celles de S. y yprien, Sc par la yi e . & la 68 e . de S. Cyprienmême. Les Centuriateurs prétendent cependant çfil’on appeloit Libellatiques ceux qui donnoientl’argent aux Magistrats pour n’êtte point inquietfut la religion , Sc n’être point obligé de renonces 3Christianisme. Mais, comme l a remarqué BatoniU 5 »cette opinion est manifestement faulse. Racheter P iargent des Gentils une vexation injuste, n’est p aS ucrime, il n’y a que Tertullien , déja Montanist e -d ailleurs esprit outré à l’excès, qui fait soutenussuivant la doctrine de Montan ; mais cette doctt^ayant été condamnée, & réprouvée, quelle appare’ 1ce que S. Cyprien, & surtout l’Eglise Romain?»Lait approuvée , en condamnant comme ils fisçct’les Libellatiques ì Foyc\ Baronius à fan 205.bre IF. Sc à l’an 2/5. Nombre Fl. L’Auuutla nouvelle vie de S. Cyprien est de même sc 11 * 1ment.
Les Libellatiques , selon M. de Tillemont, étoi £lceux qui sachant qu’il étoit défendu de sacrifieralloienr trouver les Magistrats, ou y envoyoientlement, Sc leur témoignoient qu’ils étoient_OP .tiens; qu’il ne leur étoit pas permis de secrifie 1 ' >d’approcher des autels du Diable , qu’ils les pi'i 01 ^de recevoir d eux de l’argent, & de les exempt? 1 ^faire ce qu’il ne leur étoit pas permis dc faire. Ib sC ’voient ensuite du Magistrat, ou lui donnoient ^billet , qui portoit qu’ils avoient renoncé â pChrist, & qu’ils avoient sacrifié aux Idoles, H? tqu’ils n’en effilent rien fait, Sc ces billets fe lu*? 1 ppubliquement. Il ajoute,comme on le voit, aUment des Centuriateurs , une profession publiQ uedolatrie, Sc un mensonge. ^ eS
LIBELLE, f. m. Ecrit qui contient des injures , ^reproches, des accusations contre l’honneur e ^réputation de quelqu’un. Libellus maledicus ,famofus. Platine prétend qu’un écrit , quelqu?rieux qu’il puisse être , ne peut porter le n°m de t pquand l’Auteur y a mis Ion nom. On appelle rtraire libelle , tout écrit offensant & injurieux-dant on ne doit pas comprendre fous ce titre les TA C<tes des opprimés , ni les apologies des accuses-L’Ordonnance défend de faire ni de pubsier ^ ttebelles diífamatoi res. Ce Factum , cette requ cre ,-’p' ev u'Scritique , peuvent passer pour des libelles. L? s ,de libelles croient punis de mort parmi les ^°f u oust e
mais depuis ils ne furent punis que du fouet- ,^ eS fie
mit les libelles diffamatoires au rang des Ctl r,hell eSÍèse-Majesté. On doit réprimer la licence eS c0U p dediffamatoires, parcc que le peuplera beau ^ ueS -crédulité pour les médisances de ees écrits que
Plusieurs médians libelles , qui ne font â