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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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^ amuíement du peuple , deviennent souvent ensuitel---» des plus honnêtes gens, par le foin ques Auteurs de diverses nations prennent de les ramaí-1 de de s’en servir comme de mémoires pourf n faire entrer dans leurs histoires tout ce quilsJugent a propos. P. Verjus. François Baudouin a faitun Commentaire fur les loix des Empereurs contrets libelles distàmatoires. M. Bayle a fait Ctne diílerta-r '°n touchant les libelles diffamatoires. On mer leschansons , & les peintures infamantes , au rang desf belles diffamatoires.

Libelle, en Jurisprudence, se dit de différenteschoses. On appelle libelle de divorce, libellus repu-dii , un acte par lequel un mari notifie à fa femmeB u ’il entend la répudier. Voye \' Divorce, RÉPU-DIER.

i^ u appelle libelle d’un-exploit, ce qui explique«J^chjet de l’ajournement.

A* On dit en ce sens qu’onadonné un grand libellecontre quelqu’un, pour dire un grand mémoire de» Patentions Sç de demandes. ^

^elle se disoit auisi de certains billets délivrés parles Martyrs. Ces libelles étoient des espèces de re-quêtes , par lesquelles les Martyrs supplioient l’É-^cque de remettre une partie de la pénitence quee pécheur devoir subir ; mais l’abus que plusieurscn firent , fut cause que dans la fuite on n’y eut plusj Regard.

1e EUes au pluriel. Libelli. Terme d’Antiquité Ec-ckfiastique. C’étoit un billet ou certificat que cer-ta ios Chrétiens prenoient des Magistrats, pour se^Etre à couvert de la persécution. Foye^ Libel-

^soELLER. v> a . expliquer une demande qu on saitei1 .'suffice , énoncer brièvement les moyens fur lèse^uels elle est fondée, avec les conclusions qu’on entire. Proscribere vadimonium. L’Ordonnance enjointa tous demandeurs de libeller leur exploit, afin queJe défendeur soit instruit du sujet pour lequel il estEgné, & vienne préparé pour y répondre.

En style de Finance, libeller une ordonnance, unMandement, c’est spécifier la destination de la sommeì TL UÌ y est portée.

^oElLÉ , ÉE. part. Il y a nullité en un exploit, lors-Me la demande n’est pas libellée.

On trouve dans les Coutumes, ajournement li-belle , opposition libellée j cela signifie que dans. exploit d’ajournement, dans supposition , les cail-les , les fins, les raisons , les motifs font expliqués.On trouve dans le même sens, commission libellée ,T mandement libellé.

LIBENTINE. f. f. Terme de Mythologie. Nom dunedeesse des Romains. Libentina. De libendo , dit Var-/vq 3 ^ at ' L-V* se font faits les noms,

il °ido , libidinosus , Sc beaucoup d’autres , commecelui de Libentine. Demandons , s’il vous plaît, quic eette nombreuse troupe de dieux que les Romains• pi- a dqrés, en a principalement étendu Sc conservép^mph'e ? Car de ce grand ouvrage Sc si digne de con-ideration, ils n’oscroient faire aucune part à la déesseUucine, ou à Volupie, qui prend son nom de laedupté ,ouà Libentine , qui tient le sien de secon-de. DeCeriziers, Trad. de la Cité de Dieu defi.Aug. On dit que Libentine étoit Vénus, ou queProscrpine ; & l’on ajoute que c’étoità Vénusác s CnC ^ ne B ue ^ es filles quand elles devenoient gran-c 5 coníàcroient leurs poupées. Il est vrai que Perse,masoi* U V " 7°‘ âfi stTelles offroient à Vénus,lie tr ne âfi point que ce fût à Vénus Libentine , Sc je§ Cl -'dan V s nU ^ e P art ci ue Libentine fût Vénus. Scali-quj 0l S j? Notes fur Varron, cite des exemplaireslapDel'l Libentine : il dit que Nonius Sc S. Augustindans y ent ain fi 4- de Civit. S, que d’autres lisentLibiti, ""î 0 ’ 1 bibentia , Sc d’autres Fenus Libentina &ri ante 2 r' j ais jc ne trouve dans S. Augustin nulle va-mal-à UU 6 Libentina. Scaliger qui cite ce Pereme (n Pfopos, pourroit bien se tromper de me-i\ Ute r larron, Sc il faudroit .savoir quels sont cesUlS ’ ou ces Manuscrits, qui disent Lubentina ,* orne V y

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Libeiiúa , Venus Libentina , & Libitina. Voisins, L.VIII. de Idolol. c. ió. parse de cette déesse, qu’ilappelle auisi Lubentine.

Plaute la nomme Lubentia , quand il dit Afin. Act.II. Scen 2 . v. 2. Uti ego illos lubenûores jaciarnquam lubentia est. C’est Vénus Libentine , dit Lam-bin , la décile de la joie.

Ce mot est venu de libet , ou ïubet, il plaît, il estagréable, c’est le bon plaisir.

LIBER. f. m. Nom que les anciens Romains donnoientà Bacchus. Liber. Ce nom signifie Libre.fCF Liber. s. m. Terme de Botanique. Quelques Auteursont nommé le Liber , toutes les couches dontl’écorcedes arbres est composée. D’autres ( Sc c’est le plus,grand nombre ) ne désignent par ce mot que la partiede l’écorce, la plus voisine du bois. 1 oute l’écor-cc , c’est - à - dire , cette, substance qui se trouvéentre l’épiderme ou l’enveloppe générale des ar-bres Sc le corps ligneux, est disposée par couchesqui se recouvrent les unes les autres. Voye\ Écorce.Comme toutes ces couches , quand elles se détachentles unes des autres , représentent les feuillets d’unlivre, les Auteurs les ont nommées couches du liberiGrcw comprend sous le nom de liber toutes lescouches corticales. Malpighi ne donne ce nom qu’auxcouches les plus intérieures , Sc peut-être même àcelle qui confine au bois. Ce sont ces couches duliber qui sc convertissent en bois, selon Malpighi,Sc qui s’attachant au bois précédemment formé ,produisent l’augmentation en grosseur des arbres.Voye\ Aubier , Arbre , Accroissement.LIBERA, f. m. Premier mot d’une prière Latine pourles morts, & qui sc prend en François pour la prièremême. Dire un Libera. Chanter un Libéra.

Libéra, f. f. Terme de Mythologie. Il y avoir une déesseLibéra , qu’on croit être Proserpine. On la trouvecouronnée de feuilles de vigne , Sc accompagnantBacchus. Il y a des monumens consacrés à Liber Stà Libéra ensemble , ces deux divinités ayant les mê-mes symboles. Ovide, en ses Fastes, dit que le nomde Libéra sot donné par Bacchus à Ariane. Cicéronfait Libéra fille de Jupiter Sc de Cerès.

LIBÉRAL, ale. adj. C’est proprement celui qui faitdonner quand il faut, & sens intérêt, ni trop, nitrop peu. Celui qui ne donne pas allez est avare.Celui qui donne trop, est prodigue. Voye\ Libéra-lité. Liberalis , munificus. Il y a bien des gens quidonnent beaucoup, Sc qui ne sont point libéraux .Un homme libéral , à le bien définir, est le martyrde 1a vanité. M. Esp. Celui-là est véritablement libé-ral , qui choisit par préférence des sujets où le mé-rite Sc la vertu se trouvent joints à la mauvaise for-*! tune. Id. On n’est vraiment libéral que quand on don-ne fans intérêt. On confond souvent l’inclination li-; bérale avec l’humeur vaine Sc fastueuse. Les avaresj appellent prodigues ceux qui sont seulement libé-raux. M. Scud. Les personnes libérales ne sont pasordinairement les plus justes : ils donnent par uneimpulsion peu régulière. S. E v R. Une humeurlibérale attire la bienveillance de tout le monde.M. Esp. On dit auisi, main libérale. Il a reçu desbiens infinis de se main libérale , de ses mains libe-rales. Ac. Fr.

{fT On dit dans le même sens, que Dieu est libéral de sesgrâces à ceux qui le prient: que la nature aete liberaleà quelqu’un de ses dons : qu’une femme est libéralede fes faveurs : qu’on est libéral de louanges,

On appelle Arts libéraux , Artes liberales , paropposition aux mécaniques , ceux qui apartiennentuniquement à l’efprit ; ou auxquels l’esprit a plus deparc que le travail de la main ,• qui consistent plusen connoistance qu en opération ; qui regardentplus le divertissement & la curiosité, que les œuvresserviles & mécaniques : tels sent la Grammaire,la Rhétorique , la Philosophie, la Peinture , la Sculp-ture , l’Architecture , la Musique , qu’on appelle lessept Arts libéraux.

Les Arts libéraux sont compris daus ce vers Latin :

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