LIB
Père^°r* CUX monuraej:ls ^ es pieuses libéralités denos, s - íont des reproches muets de notre tiédeur 6c
Iirp notre av arice. Fléch.
^ ermc de Mythologie. Divinité honoréeez les Romains : on la représentoit en Dame Ro-atne, vêtue d’une longue robe. Libéralisas. On lav ° J t sur plusieurs médailles des Empereurs. Tantôtre pandant la corne d’abondance , f£T tantôt la te-llan t d’une main , & montrant de l’autre une tablettede plusieurs nombres, pour désigner l’efpèce^ à quantité des présens que les Empereurs faiíoient
^• IB ÉRATEUR. f. m. Qui fauve, qui conserve unePaonne , qui la délivre de la mort , de la prison , deTMque oppreffion ou de quelque domination fâ-7 ' a ^ C ' serator , vindex. Jefas-Christ est appelé le^■berateur du genre humain. C’étoit la destinée des^utusd’être les Libérateurs de la Patrie. Il le conjurevouloir être le Libérateur de l’Allemagne. Ablanc.
•"q,, Juifs attendoient un Libérateur temporel. Cl.ie Ek.ateur. Libérator. En Mythologie, c’est un0lï * fous lequel on invoquoit Jupiter, quand onêtre 7 íorti de quelque danger par ft protec-
^ÉRateuRS. f. m. pi. Liberatores. Hérétiques qui^guoient que Jésus-Christ , en Descendant auxrs , avoir délivré tous les impies qui avoientpour-lors en lui. Ce mot est entièrement
Elise;
crû
E^ERATlON. f. f. Terme de Jurisprudence. C’est ladéchargé d’une dette , d’une servitude. Liberatio ,Vind icl a , exemptio. On lègue souvent par Testa-me »t à Un Débiteur la libération de ce qu’il doitv' 1 j ^‘itcut. J’ai obtenu la libération de cette fer-âe cette charge qui etoit sur nia terre, moyen-? ant une telle somme. La libération de l’Etat, c’est
t tilP^yeinent des dettes de l’État.
VERATRICE, f. f. Celle qui fauve , qui dehvre. Vindex - Vous êtes ma libératrice. Il y a quelques .Cha-Pcilcs dédiées à la Sainte Vierge fous le titre deNotre Dame Libératrice , particulièrement en certai-ns villes qui croient avoir été délivrees par IonE’terceffîon, après avoir été assiégées. Il y a une mé-daillé de Cambray , quand feu M. le Prince en eutlait lever le siège.
mERD , ouLIEBERT. f. m. Nom d homme. Leobar-dus. 11 y a Saint Libère Reclus en Toutaine, dont lafete est le dix-huitième jour de Janvier. Léobard , ap-pelé vulgairement Liberd , étoit né en Auvergne, demédiocre extraction, mais de condition libre , & defamille honnête parmi le peuple. Baillet. L’an ç/i ,E alla fe renfermer près de Marmoutier, dans unepetite loge vacante par la retraite récente d’un ReclusPommé Alaric. Il mourut fous le Pontisicat de Gré-ppP‘ e de Tours , 6c apparemment l’an 593. Id. Voy.pégoire de Tours, Vit. PP. cap. 20. M. Chaste-am Sc d’autrcs écrivent Libert & Liberd : cependantP semble que l’ufage est pour Libert. Au reste jamais
°P ne prononce le t, ou le d. Saint Lile-r étoit ReC Us > ct non pas Saint Liber r-étoit Reclus. Voye\ furCc , Saint Auvergnat, M. Chastelain, Martyrol. au^ ln \ième Février, p. ápS. Ce que l’on a dit dej e ° rt ogtaphe de ce mot, fe prouve par les famil-c s qui ont pris ce nom, & qui écrivent toutes Libert,fait' amC 011 P cut voir en plusieurs éditions de Livresm - es a Paris & à Bourges, chez les Libraires nom-
LïBÈPp "•
Non 1 ou LIBÉRA, f. f. Terme de Mythologie.^Dopre d’une déesse de l’Antiquité Payenne. Li~Ai t a ' * c n° n au II e . Livre de Nat. Deorum ,n. 62.queln Ue étoit fille de Jupiter 6c de Cérès: ainsi
au ijp es _PPs la prennent pour Proferpine. Ovide,Epf d ' ' Vie âes Fastes, v. pi2. dit que ce nomau VR lne P ar Daechus à Ariane. Saint Augustin,Lib ' ’ Eivi e de la Cité de Dieu, c. IX. dit que
q Uc q^ e «oh Vénus , & il apporte la raison pour la-
Pappeloit Libère. De Cerisiers , dans fa
Pas
ron de la Cité de Dieu , dit Libère , Sc nonLibéra. Il s les marque ( ces dieux ) dans les
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Temples parla diversité des sexes, donnant à Libercelui de Phomme , 6c à Libère celui de la femme.De Cériziers.
LIBÈRE, ouLIBÉRIUS. f. m. 'Nom d’homme. Liberius.Le Pape Libère , ou Libérius ( car on dit indifférem-ment 1 un ou l’autre ), étoit Romain : il fut élevé aúSouverain Pontificat après JulesI. Pan zyz. Libèrene souscrivit point la seconde Confession de Foi deSirmich , qui etoit Hérétique ; mais la première, quiavoir un sens Catholique. Baronius aux années 35a& 3 y 3 de J. C. Les Ariens ne pouvant gagner Libère 3persuaderent à l’Empereur Constance de le faire enle-ver. Marcel.
Libérer, v. a. Décharger de quelque dette , déquelque servitude : en général délivrer d’une chosequi est à charge. Il n’est guère usité qu’en Pratique.Liberare , eximere. Cet homme vivra à son aise,il s’est libéré de toutes fes dettes. A force d’argent, ila libéré ía terre de toute servitude. Je vous libérerai decette peine , de cette appréhension, de ce procès. Selibérer de la tyrannie d’un pere. Mol. Saint Paul fou-haitoit de pouvoir fe libérer de la chair mortelle, pourjouir plutôt de la gloire. KlI° Dans ces cas il vaut mieuxlui substituer un autre verbe , comme délivrer , dé-barraíler ; & abandonner celui-ci aux gens de Pra-tique.
Ce mot vient du Latin liberare.
LIBÉRÉE, ÉE. part
LIBÉRIES. f. f. pi. Terme de Mythologie. Nom d’unefête que faifoient les Romains. Libéria. Jour auquelles enfans quittaient les hatuts de l’enfance, &prenoient la robe qu’on appeloit Toga libera. LesLibérïes tomboient le seize des Kalendes d’Avril,c'est-à-dire , le dix-feptième de Mars. Voye^ Demp-ster , dans fes. Paralipomena ad Rojìni Antiq. L. V.c. 32.
LIBERTAS. Terme Latin, qui n’est en usage quedans le proverbe, Libertas Sc pain cuit, rapporté parFuretiére , à la fin de l’article Liberté', Sc au motPain.
LIBERTÉ, f. f. En Théologie 6c en morale, c’est letatnaturel de l’homme, dans lequel il exerce librementtous les mouvemens de fa volonté. Voluntas libera ,libertas. ífV C’est le pouvoir d’agir, ou de ne pasagir. Elle ne consiste essentiellement, selon SaintThomas, que dans la faculté de choisir entre lesmoyens qui peuvent conduite l’homme à fa dernièresi 11, qui est Dieu, vis electiva mediorumfervato ordi-ne finis. Elle renferme, néanmoins dans cette vie,le pouvoir de fe déterminer au mal comme au bien ;mais loin que la puiílance de fe déterminer au mal ,soit de l’essence de la liberté, elle en est l’imperfec-tion ; 6c plus le penchant vers le mal est grand, plusla liberté est affoiblie Sc imparfaite : dans tout être,ce qui l’empêche de tendre à la fin pour laquelle ila été fait, est certainement une imperfection Sc undéfaut. C’est pourquoi Saint Augustin dit, que lavolonté est d'autant plus libre qu elle est plus faine ,c’est-à-dire, plus guérie du penchant au mal; & qu elleest d’autant plus faine, que la grâce agit plus puissam-ment fur elle: Voluntas tanto liberior , quanto sanior }tanto sanior , quanto gratin subjeclior.
Nous avons la liberté de contrariété, contrarietatis Squi est celle de choisir entre deux choses, soit qu’el-les soient contraires, soir qu’elles soient feulementdisterentes: Sc la liberte de contradiction, contradic-tionis , qui est celle de frire une chose, ou de ne lapas faire. Jésus-Christ n a point eu la liberté decontrariété à l’égard du bien & du mal; car il n'apUfaire le mal ; mais il a eu la liberté de contradiction àl’égard du bien. Il y a liberte prochaine, proxima »qui est une liberté pleine , entière 6c actuelle de faireune chose. Liberté éloignée, remota, qui est une liber-té qui comprend la faculré naturelle, mais embar-rassée des obstacles qui font levés par les secoursque Dieu nous donne. Tous ces termes font dogma-tiques , 6c en usage dans l’Ecole. La liberté mê-me prochaine n’exclut point la difficulté qui vientdes passions, ni les autres obstacles qu'on peut actuel-