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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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E ì encore plus particulièrement de l’étac,de C a ^ tUat * on ^esprit, ou du cœur , exempt^ tout ce qui peut former une espèce de sujétion^ ca ptivité. Liberum arbitrium , immunitas. MaP a «on m’ôte la liberté de juger tranquillement devo * raisons :

■Ma chère liberté que vous ave^ d'attraits !

On appelle en ce sens le mariage, le tombeau der llberté :

Liberté , se dit à-peu-près dans le même sens

pat opposition à contrainte. Ainsi Ton dit, parler

f n liberté, avec liberté. Ils avoient quelque chose

faire, je les laiílai en liberté.

Lc mot de liberté considéré par opposition à fer-

vitude, désigne T état d’une personne libre. Ceux qui

soient pris en guerre perdoient leur liberté. Donner

a liberté à un Esclave. Engager , recouvrer sa li-of-‘ '

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erre.

tn style de Galanterie , on dit Poétiquement > per-

, ~ J VlstllUXlClJLC 5 1 1 U.I.L A ULUtJI

ta liberté. Elle m’a ravi ma liberté.jy n termes de Dévotion , La liberté des enfans de»_* e u consiste à n’être point esclaves du péché.

Liberté , se dit encore pour une certaine facilitéans Texécution de ses mouvemens ,- une dipoír-0l a naturelle perfectionnée par la pratique. Voye%^cilité. Dans cette acception , on dit, qu'unoirrioe a la liberté de la langue. Une grande libertéaction. Liberté de la parole. Il danse , il fait tout

avecEn

§tace & liberté. La liberté du geste, de ia voix.

force dé la main du Souverain , ont introduit ennos derniers jours. Pélisson.

Liberté , íìgnisie encore , Hardiesse. Licentia , auda-cia. Se donner la liberté de censurer ses Supérieurs.Pasc. Vous parlez de la Religion avec trop deliberté : ou ne doit point prendre la liberté d'exa-miner les Mystères par la raison. Nie. Le Princeparla au Roi avec une liberté peu respectueuse.Mézeray.

ft? Dans ce sens, la liberté est une hardiesse ou me-surée ou trop forte. Dire son avis avec liberté ,c’est ne pas craindre. Agir avec liberté , c’est agir avecindépendance. Parler avec trop de liberté , c’estmarquer de Taudace. Volt.

Liberté , Licence , exemption des règles. Licentia ,immunitas. Les Poètes Grecs & Latins se donnaientde grandes libertés. Il y à des libertés qu’on prendpour plaire , qui doivent "être préférées à des règlesexactes qui ne font qu ennuyer. S. Evr. Quandles libertés que Ton se donne sont un bon ester, ilen faut conclure que les règles n’étoient pasbonnes.

Liberté , se dit aussi en parlant de ce qu’on peut faireavec la permistìonou fous Tautoritédes loix divines &humaines, Potejlas , facultas , venia. Un majeura la liberté de vendre ses terres , de se marier , degouverner son bien comme il lui plaît. On n’a paáliberté de vendre des terres substituées , ou saisies.On a chassé les Corsaires qui ôtoient la liberté ducommerce. Les Prévôts assurent la liberté des che-

n - termes de Peinture , on dit d’un tableau , qu’il"Ectstt avec beaucoup de liberté de pinceau ; qu’il... Isiné librement , franchement. Expedita , fa-Cl , On dit auísi liberté, ou franchise de burin,c eje-a-dire, la facilité , la hardiesse avec laquelle tra-nsie lc Graveur. 03* il faut pourtant remarquer quequelque analogues que soient ces mots, ils ne sontPas absolument synonymes. La liberté paroit avoirP^us de rapport à Thabkude dans la main, acquisePar la pratique. Et le mot de légèreté paroît indi-quer plu S de capacité dans le Peintre.

On le dit en ce sens des animaux & des choses^animées. On a mis à ce cheval la bride fur le^°u j on le laisse aller à fa liberté. Et on dit auManege , qu’il a liberté de langue , quand sonmors est fait de telle sorte qu’il a pleine liberté deremuer la langue. On appelle liberté de langue dansle mors, un espace vide qu’on laiste vers le milieu deTembouchure , pour passer & placer la langue ducheval ; ensorte que Tembouchure se voûte par leruilieu. fT? Cette liberté donne, selon 1a forme ,

P usieurs dénominations au mors; comme gorge de^_pige°n , canon montant, pas d’àne, &c.

1 c à de même dans les Arts pour exprimera facilité que certaines choses ont à se mouvoir.

11 dit qu’une pièce , qu’une roue , par exemple,r beaucoup de liberté , quand la moindre force suf-pour la mettre en mouvement.

. 1.berté , se dit encore par opposition à captivité ,^°n. Mettre un prisonnier en liberté. Donner laert f aux captifs. On a mis en liberté cet oiseauetoic en cage.

p , n appelle liberté d’efprit, T état d’un homme dontest dégagé de tout objet étranger.

de ventre , la facilité qu’il a à bien siire

Ti'f i0 " S -. .

selle r ^onleienee, Droit, permiision de choisirPour ^ e %’ on qu’on veut, autre que la dominante,ctabl Cn àîte profession. Toutes les Elétésies fc fontc st , les par le principe que la liberté de consciencePour- • ^ es gens : & par le même principe onf ran ' l0lt établir le Mahométifme & Tldolatrie. Enf c - Ce > si n’y a plus aujourd’hui d c, liberté de coníìbe Ct ' ’ H ^aut être nécessairement Catholique,p* n . e de conscience , nom funeste , inconnu à touteg Uc | Cja ' U ‘té Chrétienne , que la feule fureur desl£ ? -T Cs civiles , les batailles sanglantes, Tautoritéltïle foulée aux pieds , & les Edits arrachés par

nuns.

03“ La Liberté naturelle est le droit que la Nature adonné à tous les hommes de di'pofer de leurs biens& de leurs actions comme ils le jugent à propos,de la manière qu’ils trouvent la plus convenable àleur bonheur. La liberté civile est cette même liberténaturelle dépouillée de cette partie qui faisoit l’indé-pendance clés particuliers & la communauté desbiens , pour vivre sous des loix qui leur procurentla sûreté & la propriété de leurs possessions.

03“ Avant qu’il y eût parmi les hommes un ordreétabli par les loix , une armée de passions déchaînéesdésoloit la terre. Nulle asturancepour la vie, nullesauvegarde pourles biens,nul asyle pour Thonneur.La force qui a donné au Lion Tempire sur les ani-maux , le donnoit aulsi sur les hommes au premierNemsiroth qui se sento it assez puíflant pour les subju-guer : il falloir donc un frein pour en arrêter la li-cence : c’est ce qu’on a exécuté en b’ur opposant lesbarrières de Tordre civil & politique. Auísi lôt queles hommes eurent inventé le remède des loix pourmettre la force à la raison ; quand pour les faireexécuter on eut armé de la puistànce du glaive unMagistrat suprême ; ici un Roi , là un Sénat , làun Conseil populaire ; en un mot quand on eutétabli Tordre civil pour rétablir dans ses droits celuide la nature ; on vit succéder la subordination àl’indépendance, la règle à la confusion , la justice àla force , la sûreté publique à l’inquiétude générale,le repos des particuliers aux alarmes continuelles.Tout devint tranquille fous la protection des loix.Sous cette garantie nous voyageons fans crainte danstoutes les parties du monde habitable : dans les paysétrangers, fur la foi du droit des gens; & dans lenôtre , fur la foi des Ordonnances Royales. En quel-que endroit du Royaume que je me transporte, jevois par tout le sceptre de mon Roi qui assure maroute , qui tient tout en respect , tout en paix ; lesLaboureurs dans les campagnes , les Artisans dansles villes, les Marchands fur la mer , les Voyageursdans les forets : toutes les passions font désarmées.

Liberté , fe dit quelquefois pour manière d’agir libre,familière , hardie; & fe dit en bien & en mal. Sousprétexte de bannir la cérémonie , il fe donne des li-bertés qui ne plaisent pas à tout le monde. S. Evr,On a introduit aujourd’hui une liberté douce &honnête , qui a rendu la conversation plus agréa-ble , & les plaisirs plus purs. Id. La politeíle n’estpoint incompatible avec une certaine liberté qui