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plaît. Bell. Personne n’a mieux pratiqué que VOuscet art obligeant, qui fait qu’on te rabaiíle íans tedégrader , Sc qui accorde si heureusement la libercé avec le respect. Flec. Quelle liberté s’est-elledonnée qui pût 3 je ne dis pas , mériter une censure,mais souffrir une raauvaile interprétation. Id. Onremarque dans la conduite de cette femme, uneretenue & une sévérité scrupuleuse qui condamnentjusqu’aux moindres libertés. Bell. On le dit auiíìpar simple compliment : J’ai pris la liberté de vous■écrire , donnez-moi la liberté de vous voir.
On dit auffi, qu’un homme a eu quelques liber-tés avec une femme ; pour dire , qu il a eu des pri-vautés. Les Précieuses font les prudes en public , Scen particulier elles descendent jusqu aux plus hon-teuses libertés. Bell.
fjCTEn parlant des Etats, le mot de liberté se dit à l’é-gard de ceux où le peuple n’est ni esclave, ni op-primé , Sc désigne particulièrement une forme deGouvernement où Fautorité Souveraine est entre lesmains de la Noblesse ou du Peuple. Les Grecs &les Romains ont long temps combattu pour leurLiberté. La liberté du peuple est un droit inaliéna-ble. S. Évr. Caton mérita le titre d’intrépide Dé-fenseur de la liberté publique. M. Esp. Les hommesne peuvent souffrir une entière servitude , ni uneentière liberté: l’une est un esclavage , Sc l’autre unelicence. S. Evr. Céíar a opprimé , Sc ruiné la li-berté de ía Pâme. Caton ne put vivre après la li-berté , ni la liberté après Caton. Bouh. Sous Augustela liberté ne perdit que les maux qu’elle peut cauter ,'Sc rien du bonheur qu elle peut produire. S. Evr.On se persuade que les Holîandois aiment la liberté ,ôc ils haïssent seulement l’oppreílìon. Id. C’est la■liberté qui inspire ces pensées sublimes , & cts no-bles mouvemens , qui font toute la pompe Sc lamagnificence du discours. S. Evr. Cromwel trouva■moyen de prendre la multitude par l’appas de laliberté. Il faut peindre un vieux Romain- agité d’uneliberté farouche, autrement qu’un flatteur du temps■de Tibère. S. Evr. Quand une fois on a trouvé lemoyen de prendre la multitude par l’appas de la liberté , elle fuit en aveugle , pouvu qu’elle en entendeseulement le nom. Flec. Le choix des Supérieursrient lieu de liberté à quelq*es-uns. S. Evr. LesAnglois déçus par le nom de liberte , en ont a lafin détesté les excès. Boss. La liberté est quelquefoisun peu féroce. S. Evr. Si l’on n’y prend garde,la liberté dégénéré souvent en licence. Bell.
In vitium libertas excidit , 6' vim dignam lege regi.
FIorace.
Une trop grande liberté , Sc une trop grandeservitude j sont également dangereuses. Dac.
Libertés , au pluriel , te dit des privilèges, de certainsdroits dont on est en polleffion. Privilegium , immu-nitas. Les provisions des Offices font expédiées aveccette formule, Pour en jouir avec tous les droits,privilèges , libertés , franchises , immunités Scexemptions , dont ont joui tes Prédecelleurs.
§KF Libertés de l’Eglise Gallicane. Ce ne font pointdes privilèges mais d’anciens usages reçus dans laprimitive Eglise , ou d’anciens Canons , qui onttoujours été suivis en France , Sc qui ayant été abo-lis ailleurs j ont reçu le nom de Libertés de l’Eglise Gallicane , parce que s’y étant toujours attachée inviolablement , elle a par ce moyen main-tenu fa liberté & fa franchise contre la servitudeque les nouveautés avoient voulu introduire. Libertates Ecclefia Gallicani, , jura , immunitates.
Ces lïbértés ne font autre chose que l’ancienDroit commun Sc canonique qu’on a observé enFrance dans fa pureté, & à la rigueur. On les aappelés souvent privilèges par humilité, Sc par respeéfc pour le Saint Siège. L’Eglise de France atoujours -soigneusement conservé ses libertés , ens’opposant aux nouveautés introduites par les Ca-nonistes Ultramontains , particulièrement pendant
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le grand schisme d’Occident, durant lequel les P á 'pes réíidoient à Avignon. Les libertés Gallicanesroulent lur ces trois maximes : i°. Que la puiílancedonnée par Jésus Christ à Saint Pierre & a 1 Egide,est purement spirituelle , Sc ne s’étcnd ni directe-ment , ni indirectement fur des choses temporelles*2°. Que la puistance du Pape, comme Chef de IL"giiíe l/niverlelle doit être exercée confonnexneidaux Canons reçus de toute l’Egïise. 3 0 . QuePape lui-même est soumis au Jugement du Con-cile Universel, dans les cas marqués dans le Concisede Constance. Ces maximes ont été confirmées 1 °'lennellement par l’Aflemblée du Clergé de Franceen 1682. Fleury. Le Pape ne peut accorder au-cune grâce qui concerne les droits temporels,comme de légitimer des bâtards, ou de rendre l eSpersonnes capables des Charges publiques, Sc ûe sesters civils. Par la même raison, on n’a point d e ‘gards aux provisions de Cour de Rome , au prejd'dice des Droits des Patrons Laïques. On ne reço l£en France que l’ancien corps des Canons. Voytf.Droit Canonique. En 1 229 , au mois d’Avril,avant Pâques , on publia ru nom du Roi Saiu £Louis, alors mineur, une -Ordonnance adressaà tous ses Sujets dam. les Diocèses de Naissons ,de Cahots , de Rhodes , d’Agen , d'Arles Sc “ eNiímes, contenant dix articles ; pour établir, ^î cla Puérace , les Ubertes Sc les immunités de l’Eghi®Gallicane dans ces Provinces affligées depuis fi louS'temps par l’héréíie Sc la guerre. C’est la pretnbfffois que son trouve ce nom de libertés de l’EgbjGallicane. Fleury , Hifi. Ecclés L. jç. C'cmà dire , que c’est peut être la première fois que l’ 011ait qualifié du nom de libertés de l'Eglise Gallicane,le droit & la polleffion où étoit 1 Eglise de France “se maintenir dans íes anciens ulages.
Les Constitutions des Papes, fur tout depuis }°°ans , n’obligent point, à moins qu’elles ne soi £llCapprouvées par l’usage de l'Eglise Gallicane. Onreçoit non plus les Conciles que pour la Doctrine,& non point pour la Discipline. Id. Les libertés <•*l’Eglite Gallicane consistent à observer l’ancien Co®Canonique. Il y a eu diverses collections du cospdes Canons. F'oye £ Canon. Sous la première R a ffdes Rois, on observoit le Code des Canons de l’b'glise Universelle, qui étoit composé des deux y iC 'miers Conciles Généraux , de cinq particuliers dl’Eglise Greque , Sc de quelques Conciles tenus 0^les Gaules. Ce Code a été perdu. Depuis , le P a PAdrien donna à Charlemagne le Code des Can 0 .de l’Eglise Romaine , compilé par Denis le \en 527. Il avoir ajouté au Code de 1 Egliseselle cinquante Canons des Apôtres, vingr-leptConcile de Chalcédoine, ceux des Conciles dedique & de Carthage , & les Decretales des P a P e * ’depuis Sirice jusqu a Anastase. C’est en quoi t° ^sistoit l’ancien Droit Canonique , avec st u .Capitulasses de Charlemagne. On l’observoit re ^ ebêtement en France, & l’on regardent cornacentreprise sur les libertés de 1 Eglise Gallicane, t0 ^ce qui y dérogeoit. On y a encore recours C ‘ U j>g*la Cour de Rome veut attenter aux Droits deglise de France , & tout ce qui n’est point cons? 1à cet ancien Droit Canonique , paste pour ulUOtion. Voye\ FÉvret Sc Pithou. , - j> a f-
iberté de Cour. Terme de Commerce. C c*fránchiísement dont jouit un Marchand, de , a ,risdiction ordinaire des lieux où il fair sonSc le privilège qu’un Étranger a de porter l eS ^ Ç Ares concernant son trafic pardevant un J°ë eNation. , GreC s
Liberté , en Mythologie. Divinité honorée d_ eS £jl& des Romains. Libertas. Elle étoit répress 1 ^.^ ,Dame Romaine, tenant d’une main une î. aV troU veSc de l’autre un chapeau , ou un bonnet. On * ^ o0 -ainíì fur les médailles. On fait qu’on dorinoit ^itnet à ceux qu’on assranchiffbir. La Lj e ^utenUun Temple à Rome fur le mont Aventin tr £s-de colonnes de bronze , Sc orné de — justes.