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sert aussi dans les Manufactures des petites étoffes delaine. Ce font les fils de la chaîne, dans leíquelsla trame n’a point paílé; parce qu’ils n’ont pas étélevés ou baillés par les marches.
LIENTERIE. f.s. Eípèce de dévoiment dans lequel onrend les alimens comme on les a pris j ou à demidigérés. Lienteria. La lïenterie vient de ce que lelevain de l’estomac manque entièrement ou estémousté , ou parce que le pylore est tellement re-lâché , & les fores du ventricule íi fort irritéesen même temps , qu’il laille sortir les alimens, au-lieu de les retenir. La lïenterie survient à de grandesmaladies. L'excès de la boilïon peut causer cemal en relâchant trop l'estomac, & lur tout le py-lore. Les Anciens croient que la lïenterie arrive lors-que les intestins étant trop unis & gìiíîàns par de-dans j ils lardent échapper les alimens avant qu’ilssoient digérés ; d’où vient qu’ils lui avoient donnéce nom, qui est Grec, & qui est formé de ,poli , & de ï»T*f«v, ïntejhn.
|LIENXAN. Ville de la Chine , dans la provincede Quantung , au département de Quangchcu.
LIER. v. a. Attacher , joindre avec un lien pluíieurschoses ensemble. Ligare , vincire. On lie les ba-lots avec des cordes ; les gerbes , le foin, avec dela paille; les fagots , avec des hares; des mats, desmachines , avec des bandes de fer ; des tonneaux ,avec des cercles ; des perches, avec de l’olier.
Lier, signifie quelquefois simplement, Nouer, arrê-ter quelque choie. Conneclere ; vincire. Lie £ vossouliers avec des cordons. Lier un ruban. On lieles vignes à des échalats.
Lier , signifie aussi , Oter la liberté du mouvementdes membres du corps. Vincire. On a mené cethomme pieds 8c poings liés\ il étoit lié 8c garotré.
. Il a perdu l’esprit ; il est fou à lier. Celui qui triom-phent à Rome , menoit les Princes liés à sonchar.
Lier, se dit aussi des parties différentes que l’on jointensemble par quelque chose qui s’incorpore dansles unes & dans ses autres. Colligare , illigare. Lepouzzol est 1e meilleur ciment pour lier ses pierres.La colle-forte lie ses pièces de bois ensemble. Il fautmettre quelque chose dans cette composition pourlier ses ingrédiens. On dit aussi qu un Écrivain liebien les lettres , quand il ses joint ensemble par destraits fort déliés.
On dit aussi en Cuisine , qu’une fausse se lie ; pourdire, qu’eile s’épaiílit, qu’elle prend consistance encuisant. Il faut remuer cette lauflè, jusqu’àce quelle1e lie. Voilà une fruste bien liée. On 1e peut direde même des autres compositions, des sirops, &autres choies de cette nature que l’on fait épaissir enses sellant cuire. Ce sirop est bientôt fait, il com-mence à se lier.
Lier , signifie encore, Astreindre , obliger quelqu'unà certaines conditions , enserre qu on ne s'en puissedéfendre. Jjlringere , devincire. Les hommes íélient par leurs sermons. Corneille a seit dire à Cin-na , en parlant de fa Maîtreste :
Un ferment exécrable d fa haine me lie.
Une saisie , une substitution, lientles mains d’un dé-biteur , d’un usufruitier. Les défenses de la CourOnt lié ses mains à ce Juge inférieur. Je l’ai bienlié parles clauses de ce contrat. Un donataire entrevifs le lie ses mains , ne peut plus dilposer de sonbien. Cela ne lie ni 1e'donataire , ni l’héritier. Pat.La collation, quoiqu’invalide, d’un Collateur or-dinaire , lie les mains du Pape , lui ôte 1e droit deprévention. On dit aussi, qu’un homme est lié ,quand il est lacté ; ou loríqu’il est marié. Le plussûr moyen de lier ses hommes 8c de ses enchaîner,c’est de leur faire du bien. Vos bienfaits me lient hvous dune chaîne honorable. Rac. Dans ces ac-ceptions 1e mot lier est pris au figuré.
Lier ,, se dit aussi figurément en plusieurs choses dedifférente nature. Ainsi on dit qu’un Orateur a bien
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lié son dilcouïSj quand il l’a disposé dans un om^naturel, enserre que toutes les parties íoient join-tes comme il sent l une à l’autre. On dit auiu,qu’Euclide a lié merveilleusement ses propositionsde Géométrie. Tous ses traits de cette femme sent amirables ; mais l’agrément qui ses ûe dans son P° r 'trait , ne les lie pas lur son visage. Vill. .
Lier , en termes de Fauconnerie, se dit lorsque Rfaucon enlève en Pair la proie dans les serres , ou lot 'que Payant allommée , il la lie 8c la tient à terre.Falculis inuncare , implicare. A l 'égard de 1’autoiU >on dit empiéter. Qn dit aulíi , quand deux 011 tro j Soiseaux se sent compagnie pour pouríuivre se .ron , ou autre gibier, qu’ils se liens, parce qu ib ^serrent de si près, qu’ils semblent quasi le lier 8.tenir dans leurs serres. Faultrier.
Lier , se dit figurément en choses spirituelles & n ]°Traies. Ligare , jlringere. Jésus-Christ a donne ,ion Eglise 1e pouvoir de lier 8c de délier se s E echés, c’est à-dire, de donner ou de refuser l’abselution. Elle lie par des ExcommunicationsCensures. Le mariage lie ensemble les conjoh‘ rs 'Les alliances lient ses familles. La Police , ses L 01 ;'’lient ensemble ses peuples. L’intérêt lie ses Sp clC 'tés. La conformité d’humeurs lie ses amis. Il é toRlié aux intérêts de son Maître. Ablanc. Ne P efmettre pas aux Rois de s’humaniser quelquefoisc’est ses lier à la grandeur de leur condition , bses clouer fur 1e Trône. Bal. Il ses obligeoit devoir souvent, de s’aller promener ensemble, Vfaire quelquefois de petits repas , qui liassent se 1 '^cœurs de plus en plus, conformément aux agaPSdes premiers Chrétiens. Bouhours. La Ch-nseunit mieux ses cœurs des Saints, avant même qn míoient jamais vus , que ses amitiés fondées fur D 11térêt, ou fur un mérite & des qualités humaines *n’ont coutume de lier ses personnes du monde , qont 1e plus long-temps vécu ensemble. P.
On ne doit point se lier dans une profession 4^renferme autant de faintété , d’asiujétiílement Lde dépendance que celle de la Religion , à m 01que d’y être porté par un véritable attrait. Ab-la Tr. ç.
On dit aussi en ce sens , Lier commerce, coR f ^pondance , entrer en commerce , en société. .cietatem inire , coire. Il est très-important de ne ^
commerce qu’avec des personnes de mérite ;on P í£i ]l
insensiblement leurs manières. Bell. Lier alíì
itie
avec quelqu’un. Cet entretien lia peu-à peu eti ^ feux une étroite familiarité. Ablanc. On dit a $Lier conversation , entrer en conversation.
JUlCf LUIlVLlitUlwil 5 CUULL V-1 I VíUnvl.iltlUV' 1 *
partie ; pour dire, convenir du jour & des c °rions pour se divertir ensemble. z
O 11 dit proverbialement à ceux qui hesin-L^entrer dans une maison, Entrez , nos chse nSliés. c) n'
§3“Lier, Attacher, synonymes. On lie p° uEpêcher que ses membres n’agiílent, ou 4 U< " u rpartiesd'une chose ne se séparent. On attacn f\\ c -r\"arrêter une chose , ou pour empêcher qO e cs ps’éloigne. On lie ses pieds 8c ses mains d 1111 ^minel ; 8c on Vattache au poteau. On H c lil ^ £ uJ ieceau de verges avec une corde. On titraplanche avec un clou. Syn. Fr. , f nr {missi !
13“ Dans 1e sens figuré , un homme 'est ^ uan d iln’a pas la liberté d’agir ; & il est attache q ^ je11 ’est pas en état de changer de parti ouquitter. ^ ^ j, alï! oU f
L'autorité & se pouvoir lient. L’intérct oCattachent. Nous ne croyons pas être Ucs , p ept0 iisnous ne voyons pas nos liens ; & nous nC noU s n cpas que nous sommes attachés , lorsquepensions point faire usage de notre liberte. ^ c j c <jXLIÉ, ÉE. part. Connexus , conjunctus. d° ue r jeu*parties liées ; pour dire , qu’il en fauttout de fuite. Colonne liée , est une co etre dechée à une autre par un corps , ou _ n ^ oI1 p u fioU
ct uni tiuuc un wv/j.f''-' j
certaine épaisseur , ou à un pilastre fansde base, ni de chapiteaux.