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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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Lié. Les Médecins appellent Matières liées, les excremens qui ont une certaine conlìíìance. Ac. Fr.

ÎE a auísi J £s autres significations de ion verbe dansun sens moral Sc figuré. Un discours bien lié , Sc c.Lier.

En Muiìque on appelle Notes liées , plusieursnotes qu’on passe d’un seul coup d’archet, ou d’un* e »d coup de langue sur les mstrumens à vent.

*'- ì En Peinture on dit que des couleurs font bien^ées , q Ue des groupes te lient bien, lorsque cesgroupes , quoique séparés , forment une belleunion , ou lorsque ces lumières communiquentEien , Sc semblent n’en faire quïine. On diíoicputréfiais un groupe de figures bien nouées ensem-ble ; des couleurs bien nouées les unes avec les au-tos. Le mot de lié paroît aujourd’hui le seul 'enusage.

Dans les Coutumes , lié de mariage , signifie ,tn gagé dans le mariage , qui cil marié. Femme liéemari , veut dire , femme mariée, femme qui a> c P°uíé un mari.

IE - en terme de Blason , se dit des cercles de ton-Ueanx , quand l’olier qui les tient , est d’un autreei Hail. Colligatus. Il portoit de pourpre à un cer-d’or lié de fable. Lié fe dit auíîì de ce quijoint , resserré , attaché Sc accouplé par unEcu 3 cordon, ou ruban. Adjlriclus, conjlriclus. IlPortoit de gueules à la gerbe d’or liée de champ.

On dit proverbialement, la beccasse est liée , enParlant d une nouvelle mariée, quand le contrat estj Jì'jfé Sc ligné.

uERL. y 0 y e ^ Sc prononcez Lire.tcRNE. fi f. Terme de Charpenterie. Catena , ca-re/ i«rio. C’est une pièce de bois qui sert à faire lesP anchers en galetas, Sc qui s’aílemble d’un poin-j ?on à l’autre au délions des fiiites.

ronde j est une pièce de bois courbée selon* e pourtour dune coupole , dont plusieurs allèm-olées de niveau forment des cours de liernes par éta-8es, sc reçoivent à tenons Sc mortoises les che-r Vl 'ons courbes d’un dôme. Colligatio.

1er -Ne de palée , en Architecture hydraulique, estune pièce de bois , qui boulonnée avec les fils dePieux d’une palée ; íert à les lier ensemble. One mploie auilì dans la construction des bâtardeauxpour le même usage. Cette lierne est différente dea moise , en ce qu’elle n a point d’cntaille pouraccoler les pieux. Dans la coupe des pierres, on ap-pelle liernes , les nervures dans les voûtes Gothi-ques , qui forment une croix 3 Sc par un bout leJoignent aux bercerons , Sc par l’autre à la clef.

avil. La lierne lie le nerf appelé Tierceron , avec°elui de la diagonale , qu’on appelle Ogive. Fré-ter..

NER. Terme de Charpenterie Sc d’Architecture.

} îr Ctac her des liernes.

S NU ' V °y e \ Lerneux.

ElER°P R T. ^ 0 y e ^ Eéeroort.

Ec. f. m. Plante qui croît tantôt en arbre, Sct ailt °t en arbristeau, Sc dont les rameaux farmenJ 11 * «'étendent beaucoup en rampant , Sc s’atta-^ut aux arbres voisins & aux murailles, s’insi-d e ant Eans les jointures des pierres où ils prennent^ profondes racines. Hedera. Son ecorce est ridée^ndrée, son bois est dur & blanc , fes feuillesVç Sondes , larges, anguleuses , épailìes , dures,f 0 es tout le long de l’année , luisantes ; fes fleursCo , Cor n posées chacune de six feuilles radiées, dedes eLU herbeuse ; elles sont suivies de baies ron-en ? Stolìès comme celles du genièvre , disposéesr es T a Ppe, de couleur noire quand elles sont mû-dies* r , renferment chacune cinq semences arron-disse U r e h° s j Sc plates fur les autres côtés, moël-/ eu 'h £S St les baies du lierre sont vulné-cai lt A ^ détersives : on applique les feuilles fur leshej„ rCS four les mondisier de leur saisie. En Latinarborea. C. Bauh. Pin. 305.a one autre espèce de lierre , appelée hederaiCa - Id. parce que les Anciens en faisoient des

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couronnes , dont ils couronnoient leurs Poëtes. Onla nomme ausii hedera Dionijìa , ou Bacchica , àcause qu’on s’en íervoic dans les réjouistances auxfêtes de Bacchus. Ses feuilles ne sont point angu-leuses , mais seulement pointues vers le bout, moinsépaisses, moins dures que celles du précédent lierre ,fes baies sont belles , de couleur d’or.

Ce mot vient du Latin hedera , qui signifie lamême chose. On a dit d’abord hierre , & en y joi-gnant L’article le , on a ciit l’hierre, dom insensible-ment on a fait lierre ; on a ajouté ensuite un nou-vel article, Sc on a dit le lierre. On a dit auísi autre-fois liarre , Sc on le trouve ainsi écrit dans quel-ques anciens Dictionnaires.

Lierre terrestre , est ún autre sorte de plante àlaquelle on a donné ce nom , à cause de quelquerellbmblance qu’on a cru trouver de ses tiges ram-pantes & de fes feuilles avec celles du véritablelierre. Hedera terrejìris. C’est une espèce de calamentqui poulie de petites tiges rampantes à terre, grê-les , carrées. Ses feuilles font rondes, dentelées enleurs bords , un peu rudes , velues. Ses sieurs nais-sent en bouquets, Sc sont formées en gueule , ouen tuyau découpé par le haut en deux lèvres, decouleur bleue. Ses semences sont oblongues. join-tes ensemble, Sc enfermées dans une capsule. Cetteplante a une odeur assez forte, Sc un goût amer :elle est fort apéritive, détersive & vulnéraire t ellefait passer les urines & le calcul : elle est auísi bonnepour consolider les ulcères ; on en fait prendreaux phthisiques. On l’appelle ordinairement hederaterrejìris , vulgaris. C. Bauh. M. Tournefort l’ap-pelle calamintha humilior , folio rotundiore. List.R, Flerb. 154.

On trouve hierre dans les vieux Auteurs pourlierre. Quelques Auteurs ont cru que les Poëtes fontplus ordinairement lierre de deux syllabes que detrois , parce que Corneille a dit,

Je cesserai , Lifìs , de te faire la guerre ,Quand les ormes suivront l embrassement ds. lierre.

Mais le P. Mourgues a remarqué dans son Traitéde la Poésie Françoise , que lierre est de trois syl-labes , Sc appuie fa remarque par des exemples deS. Amant, de Sarrasin , de Richer Sc de Ronsard.

Or va, rompt-toi la tête & de jour & de nuit,

Pâlis dessus un livre , à l’ appétit d’un bruit

Qui nous honore après que nous sommes fous terre ,

Et de te voir paré de trois brins de lierre.

Régnier.

Une lierre qui demeure attaché à un chêne, aprèsmême qu’il est abbattu.

H&retque cadenti ,

est la devise d’un homme qui suit, dans la disgrâce,un Grand auquel il s’étoit attaché.

LIERRÉ , ÉE. adj. m. & f. Terme de Fleuriste. C’est-à dire, à feuilles de lierre. On appelle Anemoneslierrées, celles dont les feuilles d’en bas ou premiè-res feuilles sont en quelque manière semblables àcelle du lierre. Dict. de James.

LIÉSINA. Foyei Lésine. '

LIESSE, f. f. Vieux mot , qui íignifioit autrefois , Joie,gaieté. L&titia, gaudium , hilaritas. Il est revenude son voyage , on l’a reçu en grande liesse. Il nefe dit plus guère qu’en cette phrase , Notre Damede Liesse, ou dans celle ci, vivre en joie Sc liesje ,qui est du style très-familier.

Les Anciens faisoient une déesse de la Liesse. L<e-titia. On la voit souvent sur les médailles des Em-pereurs. Tristan remarque qu’elle étoit auísi nom-mée Vitula par Hylus , dans Macrobe, Z. LIL. Scprétend que c’étoit la même qpAglaia , l’une des