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Grâces , & que PEuthymia de l’Histórien Mem-non, dans la Bibliothèque de Photius.
Ce mot vient de Lttitia. ^
LIESSE. Bourg ou village de l’île de France, situé prèsde la ville de Laon, vers l’orient. Lttitia. C’est unlieu de dévotion consacré à la Bienheureuse Vierge,Sc fort fréquenté par les Pèlerins. Maty. Les Ac-tes de Charles VI. Roi de France nomment ce lieuLiens. Ecclefiam nojtrs, Domins. de Liente. Cesactes sont d’un Moine de S. Denis, qui vivoit fousce Prince. Nos anciennes tables géographiques l’ap-pellent Liance, ou Lietice, maintenant on dit Liejse ,qui vient de Utitia ; mais il y a bien de P apparenceque l’on a dit par corruption Sc par erreur Liejsepour Lienee : le peuple entendoir le mot liesse , ScNotre-Dame de Liejse faisoit un sens ; au lieu qu’ilne savoit ce que c’étoit que Lienee. Voy. Hadr. jVal. Notit. Gall.p. 276.
LlESSIES. Nomd’une petite ville aVec une Abbaye de jBénédictins dans le Hainaut , province des Pays- jBas. Lctia. Elle est fur la rivière d’Hefpres , D10- jcèle de Cambrai , à deux lieues d’Avelne du côté jdéponent, Sc à quatre de Maubeuge , Sc huit deMons vers le midi. P/Abbaye de Liesses fut son- jdée en j$i. Louis de Blois, ou Blolîius, Abbé de ïLiejss , recommandable par la vertu , Sc par 1d’excellens traités de piété qu’il a laillés , rétablit \d ans cette Abbaye la régularité qu’on y obíèrve en-core aujourd'hui , & mourut en 1560. AntoineWingbius, & Thomas Luyteus, Abbés de Liesses,contribuèrent beaucoup au commencement du grandouvrage des Bollandistes , & furent les Mécènes deRoíweyd& de Bollandus. Hadr. Valois dit Liesses,ou Liejsy , mais je ne trouve point ailleurs ce se-cond mot. Il ajoute que quelques-uns disent auíïlLieses , & en Latin L&Ú& , au pluriel. ìsot. Gall.p. 260. Ce lieu sans doute a pris son nom despeuples qu’on nommoit L&ù , & qui étoient une par-tie des NervienSi
LIEU. f. m. L’Anciennc Philosophie lc définit ainfi :Surface première Sc immobile d’un corps qui enenvironne un autre. Locus , ultima superficies corpo-ris ambientis. C 'est , pour parler plus clairement,un espace dans lequel un corps est placé. Les Philo-sophes distinguent entre le lieu intérieur Sc le lieuextérieur. Le lieu intérieur ou interne est Pefpaceque chaque corps occupe , lequel espace n’est pointdisterent de ce corps , selon eux. Et le lieu exté-rieur ou externe est la surface des corps qui envi-ronnent un autre corps aux disterentes parties delaquelle le corps environné peut être diversementappliqué. Ainsi quand on dit qu’un corps changede lieu, cela ne se peut entendre que du lieu exté-rieur. Ron. C’est vouloir perdre le temps que des’amuler à cette distinction. Le mouvement fait queles corps changent de lieu , vont d’un lieu à unautre ; ils ne peuvent être en deux lieux que succesti-vement. Chaque corps occupe ion lieu. M. Ber-nicr dit que ie lieu n’est autre chose que l'espaceìnême , qui est appelé vide, quand il est privé detout corps , Sc lieu , quand il est rempli.
Locus , lieu , ce mot est pris du Celtique lech.Pezron. Ce mot lieu , vient de locus , Sc locus ,selon Scaliger, vient du Grec xiy®-, raison, propor-tion, parce qu’il y à proportion entre le lieu & cequi est dans 1 elieir, il ajoute que , signifioit an-ciennement lieu en Grec, Sc que c’est pour cela queles Grecs appellent des embûches-T.-r. V cet Auteur,de Ré Poe t. L. III, C 1 r. D’autres le font ve,nir de -/S aof , Heu , en changeant le p en l, Sc en letransposant, VoíTius le tire de x, x wm , s’il s’est dit,ou de 'íyiK-y , cubo , jaceo. Becman Je dérive del’Hébreu 733 , nachal, ou nícchel, qui signifie , do-lose ago , infidior , dresser des embûches.
Lieu , se dit austì de l’endroit destiné à placer quelquechose. Dieu a rangé tous les Êtres en un lieu conve-nable. La terre , les corps graves, font dans le lieule plus bas. Il fâitt ranger chaque chose en son lieu.Ellç viendra en son lieu, en son rang, se fera en
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temps Sc lieu. Ce seroit ici le lieu de vous îoitèLAblanc. , .
Ib En Astronomie on appelle lieu 3 le point du cielauquel répond un corps céleste : Sc comme nousvoyons les corps célestes de destììs la surface de Uterre , nous les rapportons à un point distétent dècelui où ils seroient vus du centre de la terre. C eupourquoi on divise le lieu en vrai Sc apparent. Lo-cus verus , locus apparens. Le vrai lieu d’un affi eest le point du Firmament, où 011 le verroit, h onétoit au centre de la terre ; le lieu apparent est ce "lui où il paroït en le regardant de détins la terre •ce qui cause ía parallaxe, qui n’est autre chose que 1 al ' cdu Firmament compris entre 1 e vrai lieu , Sc l’app â 'rent. Le lieu véritable , Sc le heu apparent , con-viennent ensemble, dans les étoiles fixes , Sc dsnSles trois planètes supérieures , d’où il s’ensuit °d cles étoiles , & ces trois planètes, n’ont aucune p*' 1 'ralíaxe, parce que leur distance de la terre est tropgrande, pour avoir une proportion sensible avec I e'diamètre de la terre. On appelle lieu brisé, Locu $rejraclus , du Soleil & de Lune , le lieu où le So-leil Sc la Lune paroilsent à cause de la réfraction-Voye% encore Apparent. ,
Lieu 3 íe dit en particulier d’un endroit fixe Sc àterminé qu’on veut marquer, Sc distinguer des au-tres. Locus sxus j determinatus. Cette homme avoyagé en divers lieux ; pour dire , en divers poysen diverses contrées. Il y a des lieux incultes que Inature a rendu si riches par leur seule situation >que toutes les beautés de l’art ne peuvent y Íieíiajouter* Costar*
Dans ce lieu bienheureux où tout plaisir abonda
La SALE.
Ah ! que saune la solitude !
Que ces lieux sacrés à la nuit 3Eloignés du monde & du bruit,
Plaisent à mon inquiétude ! S. Amant.
On appelle la Judée , ou Jérusalem , les íaiflj^Lieux. Loca sancta , à cauíe des Mystères de n o11 ^rédemption qui s’y font opérés. Kircher a faitbel Ouvrage des lieux souterrains , qu’il apP e *.mundus subterraneus. C’est le Seigneur , oU ^Dame du lieu-, c’eít à dire, du village , du tc 1 ’^toire, de la Paroisse. C’est la coutume du lieu > ^du pays. On appelle austì Chef-Lieu , le priof 1 ^Manoir d’une Seigneurie , où l’on est oblig eporter foi & hommage. fít
Ib Dans cette acception le mot lieu se prend s olIV ’ ápour un certain endroit indiqué* On dit fairÇdescente, se transporter sur les lieux. Quand rrai sur le lieu , j'arrangerai tour cela. ,,
Ib On le dit austì pour les disterentes pièces . ^maison. Voir si les lieux sont en état. Réparerlieux. . e p
A Orléans Sc aux environs, les Bourgeois slent lieu une mailon des champs. Villa. Rà son lieu. Je m’en vais à mon lieu.
On appelle austì dans les Convens les *
liers, ceux qui font dans la clôture du ^rwfoit >qui fervent à la Communauté ; conirnc jeS
Réfectoire, Chapitre 3 Cloître, à la dist in ^baste cours , offices 3 Sc lieux destinés P° uríìstance de la maison. Loca regularia. fecf eíS *
On appelle dans une maison les ^ eíí f“ u:£ , JeSles lieux communs , ou absolument l eS . ie y^yeZlatrines, ou aisances* Loca secreta , la tnrLl£
Lieux. • i u j sots
Lieu , íe distingue austì par les privilèges q u ^giise
attribués par fa destination à divers usages^ ^ p eííest un asile , un lieu de franchise, c e \ s n e u~*sacré. Les maisons des Ambassadeurs loM est sede franchise. Le respect du lieu. Le a JeSlieu où l’on rend la justice. Les H°P lC j cS p lC ux d clieux pieux. Les jeux de Paume Lont>d L<>récréation. On appelle austì les lieux de