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lieux publics , de mauvais lieux. Il avoir honte deortIr h un mauvais lieu. Ablanc. Une taverne &Y 11 nia -Uvais lieu font également infâmes. Pat. Cesizux de débauche Rappellent auííì ironiquement desceux d’honneur. La Grève est le lieu où l'on exé-r CllL£ les gens condamnés au supplice.
■lieu ce sûreté. Façon de parler plaisante & burles-h Ue , pour dire, une prison. Ergastulum , carcer.•' e lantai mettre mon pendard de fils en lieu de sû~re te. Mol.
En termes de Manège, on dit qu’un chevalporte en beau lieu , quand il íoutient bien sonencolure , quand il tient sa tête levée , Sc bienplacée. *
En termes de Guerre on appelle lieu d’assemblée ,le quartier asiìgné pour un rendez vous de troupes.Condiclus locus. On appelle le lieu d’honneur , lePremier rang où l’on combat, la tranchée , & tousÍCs lieux où il y a du danger à courir, de la gloirej a remporter.
IEu > se dit figurément en choses spirituelles mo-r ales. Loá. En Logique, en Rhétorique , on appellelieux communs, certaines dalles , Sc distributionsj! es qualités ou circonstances des choses, qui font lessources des argumens. Melchior Canus a fait un Li-Vre , De locis Theologicis. Il y en a de Grammaire ,c °ntme l 'étymologie -, de Logique, comme la. desini-, Sc de Métaphysique , comme la cause, &c.^ est des derniers principalement que traite Aristoteen ses Livres des Topiques , qui font extrêmementconfus ; aulîì quelques habiles Critiques ont prétenduh Lle ce que nous avons maintenant fous le nom desI°piqu es d’Aristote , n'est point d'Aristote même.lL ] r Lioins ce n’est pas la même chose que ce quivj °itau temps de Cicéron pour être les Topiques•dristote. Mais ceux-là ne valoient peut-être pasJdeux que ccux que nous avons, Sc Cicéron nousrait allez connoître qu ils croient fort obscurs. Il ya stuelque chose dallez beau fur ce sujet dans lePremier Livre de fa Rhétorique. Tout l’art de Rai-soond Lulle ne consiste qu’en la distribution de cha-que matière en plusieurs lieux , ou cellules desc hoses qu’il épuise Lune après l’autre, pour dire toutce qu’on peut dire fur son sujet. Ces lieux communsj°nt des moyens courts & faciles pour trouver dese matière à discourir sur toutes fortes de sujets,cn les envisageant de tous côtés, Sc par toutes leursraces. On lès distribue en certaines dalles , Sc lesLogiciens les réduisent d’ordinaire à seize ; le genr e, la difference , la définition, le dénombrement desParties, Y étymologie , les conjugués , la rejsemblan-f e - la dissemblance 3 la comparaison 3 Y opposition,, a r épugnance , les circonstances , qui font trois> la cause Sc l 'effet. Art de parler. Cette^ ethode peut rendre féconds les esprits stériles. Aulîìa Ppelle -t-on ces considération générales , des lieuxC n m j} Uns - que parce qu’ils fournissent de quoi par-„ r > toutes fortes de choses. Sc qu’ils sont ex-PÇ es a tout le monde. (Test un art de trouver desRumens. Par la même raison , l’on distingue les• ^ extérieurs & extrinsèques , de ceux qui sontprieurs Sc intrinsèques. Les premiers sont géné-t U!c > Sc se peuvent inventer par l’Orateur ; les au-t er S .ut des faits particuliers qu’il ne peut ni inven-Co ’.ui suppléer. Bien des gens trouvent que la fé-eoi rl-^ ^e ces lieux communs est une mauvaise fé-Pou/f ’ ^ hur-tout que c’est un art dangereuxCette * e s gens d’un esprit médiocre. On a définiJuge t0 P Lc l ue > un art qui apprend à discourir sans
en Jr ent hes choses qu’on ne fait point. Id. Rien,'estet n* - î. _ i_ í _ j_
i e ec ue paroît plus inutile que de parler de cesEa tt f° mmuns ■> & de cette science qui apprendPar j trouver des argumens. Ceux qui ont passédan ^oursordinaire des études, & qui ont appris(ip s collèges cette méthode artificielle , ontfui ^ lue quand ils ont été obligés de traiter quelqueeh •' j u ont point eu recours à ces lieux pour y cher-iv. er ues raisons. 11 est bien vrai que tous les argu-qu’on tire de la considération attentive du su-
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jet, se peuvent rapporter à ces chefs généraux, qu’onappelle lieux, & que l’on ne saureit presque riendire qui ne s’y rapporte. Mais ce n’est point par cetteméthode qu’on les trouve, ni en y faisant une ré-flexion expresse. Au contraire, cette réflexion nepeut servir qu’à ralentir la chaleur de l’esprit, 8c à1 empêcher de trouver les raisons vives Sc natu-relles, qui sont les vrais ornemens du discours. Log.S il est bon de savoir ce qu’on dit de ces lieux , parceque tant de personnes célèbres en ont parlé , qu’ilsont formé une espèce de nécessité de ne • pas igno-rer une chose si commune; il est encore plus im-portant d'être persuadé qu’il n’y a rien de plus ridi-cule j que de les employer pour discourir de tout àperte de vue , comme font les Lullistes avec leursattributs , qui sont des espèces de lieux , & que cettemauvaise facilité de parler de tout Sc de trouverraison par tout, dont quelques uns font vanité, estun si mauvais caractère d’efprit, quìl est beautoupau dessous de la bêtise. Les bons Orateurs .n’ontjamais longé à faire un argument, à causa, abeffeclu , ab adjunclis , & par tous les autres lieux decette nature. Id. Ce pâtissage de lieux communs, Scce fagot de provisions, ne sont pas d’un grand usa-ge. Mont.
C’est en ce sens que lieu signifie raison , moyen ,sujet , occasion, place. Occasio , causa. Il y a lieude croire cette proposition par telle & telle raison.J’ai lieu, j ai occaiion de vous servir par tels Lc telsmoyens. Il y a lieu d’eípérer quelque chose de bonde ce jeune homme. Avoir lieu de se glorifier. Mol.Donner lieu à quelque accommodement. Ablanc.
Tenir Lieu de , signifie Valoir autant. Cela lui tientlieu de tout. Ac. Fr. Leur pruderie leur tient lieude jeunesse. Mol. Tenir lieu de père. Ablanc.
II m’auroit tenu lieu d’un père & d’un époux. Rac.
Tacite dit que la fortune tient lieu de. vertu à biendes gens. Bouh. L’industrie en France tient lieu duplus grand mérite , & l’art de se faire valoir donneplus souvent de la réputation que ce qu’on vaut eneffet. S. Evr. Une longue habitude de se voir leurtenoit lieu d’amitié. Id.
On dit dans le même sens, En premier lieu , ensecond lieu 3 en troisième lieu, Primo 3 secundo ,tertio, Scc. quand on divise ses raisons, les pointsde ses matières, en plusieurs ajticles, pour les trai-ter méthodiquement, & l’un après l’autre.
Lieu , se dit auisi des sentences Sc dits notables desAnciens, Sc des • choses les plus remarquablesqu’on extrait des Livres , & c’est en ce sens qu’onappelle lieux communs les recueils qu’on fait desplus beaux passages des Auteurs. Excerpta , apho-rismi , apophthegmata. Voilà un lieu singulier deS. Augustin. Cette décision se trouve en lieu étran-ger , traitée hors de son sujet. Le Polyanthéa est ungrand recueil des lieux communs. Lycosthène a faitdes lieux communs d’apophthegmes & de similitudes.Zuinger les a augmentés , & en a fait plusieursTomes.
On appelle lieu Géométrique , toute ligne droite ,ou courbe, ou surface , &c. dont tous les pointsont un même rapport aux points d’une meme lignedroite par rapport à l’un de ses points. Des lieuxdu premier genre , du second genre, &c. Il y a deslieux plans, qui sont plus simples , ou du premiergenre , & sont des lieux à la ligne droite , ou àla parabole, ou à 1 hyperbole , ou à l’ellipse, quicomprend auisi le cercle. Les lieux du second genresont les lieux solides , qui se font par la sectiond’une superficie conique Sc de ses sections, commesont la parabole , l’ellipse & Lhyperbole. Lestroisièmes sont appelés des lieux linéaires, engendréspar deux mouvemens implioués , comme sont lesconchoïdes , les spirales Sc les quadramees., Foye\le Traité de M. de la Hire fur les lieux géométri-ques. Un lieu au cercle , un lieu à Lhyperbole équi-latère, un lieu à Lhyperbole entre ses asymptoses.