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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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I zS . LIE

On appelie lieu en Géométrie toute ligne ou touteespace qui se détermine par -k variation de quelquesgrandeurs , toujours réglée de la même manière ,Sc assujétie à une certaine loi. Ac. des Sc. 1704,p. 4 , de l’iìijl. Aristée 1 ancien avoit fait cinq livresdes lieux solides, c’est-à-dire, selon sexplication dePappus , des trois sections coniques. Ead. 1703.Hifi. p. 13$.

Lieu , íè dit auilì des places Sc rangs d’honneur quisont établis dans la République , ou dans l’opiniondes hommes. Le Président tient le premier lieudans fa Compagnie. Le haut bout de la table , lehaut du pavé , la droite , sont les lieux les plushonorables. Archimede tient le premier lieu chezles Géomètres. On dit auilì, qu’on tient une chosede bon lieu , pour dire , de bonne part, de gensqualifiés , ou éclairés.

fJCT On dit qu’un homme a eu le premier , le second ,le' troisième , &c. lieu de sa licence.

§ 7 ? En termes de Palais, lieu sc dit du rang auquelon est subrogé à la place d’un autre : qu’un créan-cier est subrogé au lieu Sc place d’un autre ; pourdire qu’il est entré dans ses droits Sc hypothèques ,•qu’il a été colloqué au premier , au second lieu,dans un ordre de créanciers , fur la distribution dequelques deniers.

Lieu , signifie auilì, Origine , extraction, maison , fa-mille. Genus , Jlirps , familia. En ce sens on dit ,qu un homme vient de bon lieu , Pu de bas lieu.Summo loco , humili loco natus, selon qu’il est debonne , ou de basse naissance ; qu’il fait Rameuren bon lieu. Scar. Qu’il aime en bon lieu. Abl. pourdire , qu’il a de Rattachement pour quelque objetqui le mérite. Qu’il est allié à bon lieu ; pour dire,à une maison noble Sc riche.

En termes de Marine, on appelle lieu d’entrepôt,un port de mer , où l’on établit des magasins pourrceevoir les marchandises qu’on y conduit, 8c pourles transporter dans les pays étrangers. Ozanam.

§ST Lieu , Endroit , Place , synonymes. Lieu ,marque un total d’espace. Endroit , n’indique pro-prement que la partie d’un espace plus étendu.Place , insinue une idée d’ordre & dérangement.Ainsi l’on dit le lieu de l’habitation ; Vendrait d’unlivre : la place d’un convive ou de quelqu’un qui aséance dans unç Aíïèmblée. Syn. Fr.

A? On est dans le lieu. On cherche Vendroit. On oc-cupe la place. Paris est le lieu du monde le plusagréable.

Au LiEu , forte de préposition, qui, selon qu’elle estjointe avec un nom ou avec un verbe, a différentessignifications. Quand elle est jointe avec un nom ,Elle signifie , En la place. Vice , pro. Constituerun nouveau Procureur au lieu de celui qu’on ré-voque. Donnez-moi une telle somme , au lieu de lacharge que vous me vouliez donner. On l’a misprisonnier au lieu d’un autre.

Quand elle est jointe avec un verbe à l’infini-tif, elle marque opposition , Sc signifie , au con-traire, bien loin. Au lieu de l’accuser , je le louede ce qu’il a sait. Un bon Chrétien , au lieu de sevenger, doit aimer son ennemi.

Tu me braves , Cinna , tu fais le magnanime ,

A u lieu de t excuser , tu couronnes ton crime.

Corn.

Au lieu que , s’emploie dans la même signification.Il n’est occupé qu’à se divertir , au lieu qu i 1 de-vroit songer à ses affaires.

On dit proverbialement, qu’un homme n’a nifeu, ni Heu; pour dire, qu’il est gueux, vagabond,íàns domicile. On dit auísi, fans feu , ni lieu. Ondit poétiquement, ces bas lieux, pour signifier la terre,le Bas monde.

Lieu , est aussi le nom qu’on donne à un poisson demer, où l’on remarque comme une chose extraordi-naire qu’il a 440 pancréas. Asellus minor. VoyezPancréas.

LIE

LÏEU'CrìEU. Nom d’une ville de la Chine. LieucheûrruC’est la seconde capitale de la province de Quang nElle emprunte son nom des íaules qui y croiflent enabondance fur les bords du fleuve Lieu. Son terri-toire produit plusieurs herbes fort recherchées desMédecins, Sc entr’autres le Pusu, qu’ils nommentimmortelle, parce qu’on la peut conserver toujoui' 5verte dans fa maison. Amb. des Holl. P. I,p. 2 7 T c ,

gCFLIEUCEUNG. Ville de la Chine , dans le Quang* 1 *département de Lieucheu.

LIEUE. s. f. Sorte de mesure itinéraire. Leuca. Sain 1Jérôme & Flodoard disent leuca. Ammien Marcelin*»& d autres leuga. Nithard leuven , Sc Léland P§ a ‘Espace de terre considérée dan? sa longueur, servantà mesurer les chemins , & la distance d’un lieu a u 11autre, Sc contenant plus ou moins de pas géometriques , selon le disterent usage des Provinces Sc d eSPays. La lieue des anciens Gaulois éroit de mille cinstcens pas géométriques. Les autres croient que * elieues ont chacunes quatre milles. Voye\ Ablancourt,dans fa Préface fur César. Les grandes lieues deFran cesont ordinairement de trois mille pas géométrique 5 >Sc en quelques endroits de trois mille cinq cens- L alieue moyenne, ou commune, est de deux mille quat tecens pas géométriques, & la petite lieue de deqxmdpas géométriques. Chorier , dans son Histoire *Dauphiné, L. IL. p. 9 f. prétend que les lieues Cj 11losses n’étoient que de quinze cens pas. Et, Z- Ifi'229. cent cinquante miliaires , dit-il, composoi CI1trente-deux lieues chez les anciens Gaulois, ssU 1donnoient à chaque lieue que quinze cens pas, ceà-dire , un milliaire Sc demi, selon le témoig 03 »d'Ammien Marcellin. Chaque lieue de Languescontient environ quatre milles. Catel. Hifl. de Ifs 1 ,guedoc, L. II. p. 333. Sa mesure en Bretagne esttrois mille pas. Lobineau , Hift. de Bret. Glofj-flieues Espagnoles sont plus grandes que nos I eU ,Françoifes ; dix-sept lieues Espagnoles font un ,gré , ou vingt lieues Françoifes. Ainsi les lieues &pagnoles sont ff ou r fi plus longues que les u ^tres; c’est-à-dire, que si nous donnons 3000 P aS , snos lieues , 1 es lieues Espagnoles en ont 3671, SC p 1de 36,2. ^ ^ ip§

Les lieues de Perse sont à peu près, comme cç*d’Espagne ; c’est à-dire, qu’elles valent quatre lïì !d’Italie. Et cela revient aflez à ce qu’Hérodote ^ lC j eSla parasange , ou ancienne mesure des routes ch eZ cPerses, qu’une parasange, ou, comme ilspron'on c _^aujourd’hui, Ferseng , contenoit trente stades ; c sfalloir huit stades pour faire un mille, ainli que 11Rapprend Strabon. Trente stades font donc à P etl ^j e squatre milles. Les Perses marquent les lieues P alarbres, comme les Anciens les marquoient P 3 ^ a stipierres. C’est poiìr cela qu’ils les appellentAgag , mot Turc, qui signifie un arbre. Pietr?Valle Part. I. p. 134. Au Japon les lieues j- cllí smille huit cens toises, A la campagne toutes 1 £S , 1 ^sont distinguées par un petit tertre élevé exp 1 ^^planté de quatre grands arbres, où les voy a S e //.reposent. Amb. des Hollandois au lapon, .77 ^d?sp. 11)6. Voyev^ la réduction des lieues de la P. U ^ 0 t d eProvinces de l’Europe au pié Romain , so r } e 1 JeSMILLE. En Justice , les délais des assignati 0 ^ j 0 ut-voyages qu’on taxe sont réglés à dix /soff- 5 ', jl ia giieUn degré du ciel répond à quinz e lieues dA ^ v - n gt-sur la terre, ou à vingt lieues marines, 011 ^ do' ccinq lieues communes de France. Une P° ^'un?être ordinairement de deux petites lieues, 0 ^ olI jjnbonne Sc grande lieue Sc demie. La H el ff n ^bannal, ou bannier, est réglée à deux mille P 3 ^ c omchacun est de cinq pies. En Bourgogne k 1 ^pcd'tient cinquante portées, c’est la chaîne d U 1 ea une 5 >teur, la portée douze cordes, la corde douz llC cs.l’aune deux pieds & demi , Sc le pied douz K q U ist*Vingt lieues Françoifes & Angloises répondze lieues Hollandoises. oU r mat"

On dit hyperboliquement cent lieues, *j orl gijfnifquer une fort grande distance, frocu > lieues ffJe voudrois que cet écornifleur fur a ce m 01 *