Band 
Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
Seite
529
JPEG-Download
 

L í É

^ieuêi^V 15 nC trouverez P as s° n pareil d’ici à centest - S ‘ n ° US clo y ez < l ue cet homme vous écoute, son. , a cent lieues. Vous croyez avoir deviné ley ^ ec te enigme, vous cn etes encore a cent^ette expreffion n’est que du discours fa-

3 dit proverbialement en ces phrases : on ditUn homme fort lent, qu’iì fcroit bien en quinze joursquatorze lieues. On dit aussi, que par tout pays il y a^ nc feue de mauvais chemin, pour dire qu’on trouveP aï tout des obstacles, & des difficultés. On dit auffiUl te lieue , quelle n’est guère large , mais qu’ellet hien longue , quand on se plaint qu elle est tropêtande.

Ce mot vient de leuça , ou de leuga , qui est un vieuxot Gaulois, comme prouve Me nage après Pasquier,

I : e témoignage de Saint Jérôme , d’Iíìdore , Mar-, ln 3 & autres. Du Lange dit auffi lewa dans la ballea tinité. Amien Marcellin a remarqué que lieue,Uc _ a , étoit un ancien terme Gaulois, & que les Ro-lpf 1Ils comptoient par milles les distances desct Ux - commençoient à Lyon en remontant vers Parisdompter par lieues , & il a dit de Lyon, Hoc exor-íUm Galliarum. MÉnest. Hijl. de Lyon. Quelques-lls derivent leuca de Aeti**', qui veut dire blanche ,P ar ce qu’autrefois les Gaulois, à la manière des Ro-si 111 ^ , marquoient les esp aces & les distances des"Cmins par des pierres blanches. Leuca , une lieue, e stt du Celtique leau , ou leve. Pezron. Foyefes Acl. Sancl. des Jé(. d’Anvers, Février, T. L.■y' 2 34 - leuvas tres. Ainíì de leuca , on a fait leuva ,sijmssf 3 t L eue.

V E.f. f. Terme de Jurisprudence, synonyme de^Ueilloir & cueilleret. Extrait d 1 un papier terrierune Seigneurie, qui sert de mémoire au ReceveurP Ui taire payer les cens Sc rentes, & autres droitsCl §neiirìaux. Il contient le nom des terres, les tenan-Cler s, Sc la qualité de la redevance, fans être autre-lîle, it authentique. Les Liéves anciennes ferventffiielquefois de preuves pour faire de nouveaux ter-tlÇl ’ s > quand des titres ont été perdus par guerre , ou

jj^t incendie, comme il est porté dans l’Edit de Me-hin Pn c._r v—ì

■ôtehevêque de Brême, étant mort. Pan 988. indic-tlQtl première, le 28 d’Avril, après j z ans d’Epiíco-3 Libentius lui succéda. Fcvury , Hifl. Eccl. L. jy.Eibentius se trouve auffi nommé Liávi\o , par unec °truption de son nom, venue apparemment de la1 ,S 1:oilo nciation des Barbares. Id.

EUR; f m. Economie rustique. Homme de journéestu’on prend pour lier les gerbes pendant la moisson.> Manipulorum collector.

ii!v5 E ' Y oye ^- LlURE -

VRE. L w. Animal quadrupède, fort vîte Sc fortUnide. Lepus. II est de la taille d’un lapin , mais plusp s - H a le poil gris tirant fur le roux, & des oreilles° n gues Sc droites. Il n y a point d’animal íi timide^ Ue le lièvre. Le désir d’alonger mes jours me rend plusUR ide qu’un Lèvre Main.

Dans un profond ennui le lièvre fe plongeoit-,Cet animal est trille, & la crainte le ronge.

La Font.

LIE 5"2<í

inagne. Il avoir deux têtes, quatre oreilles & huitpieds. L croient deux lièvres adossés & placés l’un furParure : ce qu’il y avoir de singulier, c’eíl que lors-qu’il étoit poursuivi, Sc qu’il. étoit las de courir sur uncôté, il se tournoit lur Pautre partie de lui même, &couroit à nouveaux frais. On dit, prendre un lièvre àPaccrodpie, lorfqu’il est le matin à croupeton , 8ccroupit en terre : ce qu’on appelle autrement lièvreen forme. Les lièvres tiennent d’ordinaire les guérets.Quand il a plu , ils tiennent les friches, ou font prèsdes chemins. Ils font trcs-ruíès , 8c connoissent mieuxtous les changemens de temps , que le meilleur Astro-logue. Foye\ Jonston & Salnove. Lancer un lièvre'.Faire lever , faire partir un lièvre. Courre un lièvre.Forcer un lièvre. Quelques uns disent que les lièvresdes Alpes 8c des montagnes font blancs, tant qu’ellcsfont couvertes de neige, 8c qu’après ils deviennentgris roux comme les autres. Les femelles font leurspetits en des jours distérens, à proportion du tempsqu’ellcs ont été couvertes. Le membre des mâles est furleur derrière. Il étoit défendu aux Juifs de manger dulièvre. On dit d’un vieux lièvre j qu’il est bien mon-té , pour dire qu’il court bien. Les ruses d’un lièvre.Le table d’un lièvre. Un pié de lièvre sert aux Ecri-vains à frotter leur papier, leur parchemin, avec dela sandaraque, quand ils Pont gratté, pour empêcherqu’il ne boive.

La chair de lièvre étoit mise autrefois au nombredesalimens les plus délicieux. Martial a dit, L. XLIL.Epigr. t)2. Inter quadrupedes gloria prima lepus.Foyef Strukius, Antiquit. Convivial. L. II. C. S.Ce qui est vrai d’un jeune lièvre de 7 ou 8 mois á dontla chair qui est alors assez faite, est tendre , succulente8c de facile digestion. Les vieux lièvres sont secs jdurs, & indigestes. L’usage fréquent de la chair delièvre n’est pas approuvé de la plupart des Médecins.Us prétendent qu’elle est sèche Sc mélancolique ; qu’el-le épaiffit le sang ; qu’ellè cause des obstructions aufoie & à la rate ; qu’elle nuit aux poumons, & empê-che de dormir. Galien néanmoins estime qu’elle pro-duit utl meilleur suc que les viandes de bœuf & demouton, & que le sang de lièvre surpaíle en bonté& en douceur celui de tous les autres animaux. De lâMare. Traité de Police, L. F. Titre XXIII. C.1. §. 6. Les meilleurs lièvres de toute l’Europe , seloilles Anciens, font ceux des Gaules Cisalpines, audeìàdu Pô, aujourd’hui le Milanez. A notre égard ceuxqui font nourris dans les plaines , les prés 8c les lieuxhumides, font les plus grands , mais ceux des monta-gnes & des lieux secs font les meilleurs. De ia Mare,Traité de Police, L. V. Tu. XXXIII. C. I. Lelièvre est le premier de tous les animaux de la menueou petite venaison.

Le lièvre dans les hiéroglyphes des Egyptiens , si-gnífioit Pouie. Foye^ fur les lièvres , Voffius, de Ido-lolat. L. III. C. 6 3,6 y ,6 6. Boehart, /ziéro^. Part.LL.IILC.32.

Lièvre est un symbole sur les médailles. Foye f La-tin.

Ce mot vient du Latin lepus , qui signifie la mêmechose. Mais les Auteurs sont partagés fur P étymologiede ce nom lepus. Les uns le rirent de la légérete 8cvitesse de cet animal, lepus quasi levipes. C etoit lesentiment du Jurisconsulte Actius Catus. Varron s estmoqué de cette étymologie ; d’atuscs prétendent quece mot est formé du Grec ríyoo , qui a la raerae signi-fication , 8c disent que ce changement s est pu fairepar la transmutation de la lettie A en E , & de lalettre G cn P , d’ou 1 on a fait lepos , 8c ensuite lepus ,comme dê j > S u st fuit rupes , 8c de xú»®- lupus.Il y en a auffi qui le tirent de ,■ qui signifiaitauffi un lièvre dans Pancien idiome Béotien, ouDo rien , selon Scaliger, de Cauf. Lihg. Lat. C. r S p.Lievre-marin. C est un poisson venimeux qui naît dansla mèr & dans les étangs fangeux. Lepus marinus : Eliciatdit qu’il reíìemble à un limaçon hors de fa coquille ;Af Puomdat cette opinion , qui étoit celle 1 qu’il a la couleur du poil d’un lièvre de terre , 8c qu’il

Pari» j>^ s ’ hc Journal des Savans de P année 16 77. j a à la tête un trou par où il fait sortir une chair molle,

d un /-u.— j— u- —: r.-3 r,. .n \ d’IÍ retire quand il veut. Rondelet dit qu’il a 1 c ma-,

Xxx

> ssuu en faveur des Ecclésiastiques.hVlAo. si m. Nom d’homme. Li

Libentius. Adaldague,

le L ^ a Point d’animal d’une si grande fécondité quetre ' e ye , la superfétation qui arrive rarement aux au-f e L, Ul e st ordinaire, 8c l’on trouve assez souvent de:ne $ ( j e es actuellement nourrices, qui font encore pleitl . es . P e Lts, les uns qui ont déja du poil, & les au-ten,» Us ,° u Moins formés . selon la dfiiérence des^quelles ont conçu.

kappctle bouquin le mâle, 8 c la femelle hase,pj^ e Un Mot Allemand, signifiant lièvre. Il a la têtev r e COurce & plus grosse que les autres, il y a des lie ■^íar u ,U \^ Qnt: tout ensemble mâles & femelles, mais(}= a tíll0 le combat cette opinion , qui étoit celleT Trvnmsl r1v=»c An ~ - y -

un lièvre double qui fut pris à Ulme en Alíe-

Tome F.