LIS
Z. Sorte de toiles qui viennent des Indes, de
LlSRriM^ Mecque.
NNE. Nom de ia ville capitale du Royaume de£n ltU f, al - Olijsipo, Olyjsipo, Ulyjsipo , Lisbona.i dans rEítramadure , fur le íage^ à deux^ues de ion embouchure dans l’Océan. Cette villej. grande; elle a deux lieues d’étendue le long de larviere, d’où elle s’éleve en forme d’amphithéàtre íurne colline voisine, Ses rues font étroites & mal pro-P| es j mais elle ne laide pas d’avoir pluíìeurs grandesÇ ac es, ôc pluíìeurs beaux édifices, dont le Palais duy oi, situé fur le bord du Tage, est le plus magnifique.sbpnnc est défendue par deux citadelles, dont Pune. mr la colline, qui commande la ville. Elle a unrchevêché ôc un Patriarchat que le Roi y a fondég Ê Puis deux ans, & dont le Siège est la Chapelle dur?. 1 ' 11 y a austì à Lisbonne un Parlement, ou Con-, c, l Souverain, C'est une ville des plus marchandese Europe. Son port est excellent, les plus gros na-res y peuvent aborder ; il en peut contenir un très-° an d nombre, ayant une lieue de largeur. Plusieurs^ garnis de canon qui íontle long du Tage, jus-j a ion embouchure , les garantissent des attaquess ennemis. Les Portugais estiment íì fort cette ville,
^ ds disent en proverbe, que qui n’a pas vu Lis-c °^f,ssa pas vu une chose bonne.La ville de Lisbonned une extrême longueur, parce que l’on a bâti unj n d nombre de maisons fur le bord du Tage , poura c o«itnodité & la facilité du commerce. Le port estdes pl us fameux de PEurope. Le stux y monte à la^auteur de trois toises ; les vaisseaux y íont dans un° n abri, ■ à cause des montagnes circonvoisines, &A soignées de la rivière du Tage. De ia Neuville,j‘ de Portugal , T. I. p. jj\ Aussitôt qu’EugèneInfi!* qu’Alphonsc I avoir pris Lisbonne íur lesVil] e C - en 11 47 , il accorda le titre d’Evêché à cettej ■ e> Un Et ra nger nommé Gilbert, en fut le pre-Uviêque, en consacra la grande Mosquée, ôc l’on/ Eglise Cathédrale. Dans la fuite , Boniface IXR 1 Cl nt le s. Siège depuis 1390 jusqssen 1404, l’éri-, en Métropole. Idem , p. 35 & pi- Lisbonne est1 ° d. 40 min.de latitude septentrionale. La disté-le nce de son méridien à celui de Paris, est 13 occid.Par conséquent elle est à 7 d. de longitude. Lisbonne, lz d. y7’ 4y" plus occidentale que Paris. Sa lati-u e est z8 d. 45' ay". Couplet , Ac. des Sc. 1700.r 7Sj i 7 6.
ette ville fut détruite par un tremblement de terrearnve le premier Novembre i 75J . On travaille à luirendre ia prennere splendeur.
Le nom de Lisbonne , ôc celui de Lisboa , queles Portugais donnent à cette ville , viennent de
nue n< á m ^ at * n Olyjippum , ou Olyjìppo , que quel-ç r S ssmeurs croient etre formés de ces deux motslkp e A Cs T ssss° " , ou ikost®- tí, ville d’Ulysse.m N° m d’une petite île déserte de la
c \ e l .. e Toscane. Insula Alba. Elle est parmi celleslièr 1 ^ )ar * 5 a deux lieues de celle qui porte particu-ce nora - On la prend pour l’ancienne Evo-Maty -
qui f GE ‘ m ' Terme de Brodeur. C’est l’ouvrageflg 1 ^ fait fur une étoffe , en en contournant lesd’o lrS ^ desiein avec un seul fil ou cordonnetLlsépip ^ ar gent, de foie, ou de laine,rie * ^ m * On appelle ainsi Pouvrage de brodeJ’j ’. c l Ue l’on fait autour de quelque chose. O ra.^ ceux qui ne savent ni broder, ni peindre,
ôc
rites
qui veulent travailler en s’amuíant. J’ai dérobéfan- niat ìères , j’ai rempli une découpure assez biLi5 Ell '^’ ^ j’ai fourni le liséré. Claville.
m ' Terme de Blason. Foye £ Ménétrier , auTlSÉpé^ 5 el éze.
LlSpppp E. par. past. Une fleur lisérée.
0rn v. a. Terme de Broderie. Simularis limbum«u ' distinguere. Broder des fleurs , des figures,<|> 0 es ramages fur une étoste, avec un cordonnetfjç 1 ° u de soie. Lisérer une jupe. Lisérer des
eurs.
C e
7’°L V * ent apparemment de liséré , quj signi-
■ ome F.
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fie bord , comme on le va voir en son lieu. On auradit d’abord lisérer, dont ensuite on aura fait lisérer ,pour dire, faire une lisière , ou un bord à quelquechose,
LISERON, ou LISET. f. m. Plante dont il y a plu-sieurs eípèces , la plupart desquelles s’entortillentautour des corps voisins, d’où vient que les Latinslui ont donné le nom de Convolvulus , du verbeconvolvi , qui lignifie s’entortiiler & sc rouler. Legrand liseron pousse des tiges longues, grêles , íâr-menteuies , qui s elevent haut en rampant, em-brallant les troncs des arbres ôc des arbrisseaux voi-sins , ôc sc liant à leurs branches. Ses feuilles res-semblent à celles du lierre , mais elles sont plusgrandes , plus molles, plus douces au toucher,pointues , vertes. Sa fleur a la figure d’une clo-che , de couleur blanche. Quand elle est tombée,il lui succède un fruit preíque rond, gros commeune petite cerise , membraneux , contenant dessemences anguleuses, noirâtres, ou quelquefois rou-geâtres. En Latin convolvulus major albus. C.Bauh. Pin. 194. Le liseron rend du lait 3 il est dé-tersif, vulnéraire ; propre pour Pasthme ôc pourles ulcères des oreilles. Il est propre à faire desberceaux dans les jardins pour sc mettre à l’ombre.
Le Pellboqui de l’Amérique méridionale est uneespece de liseron , ou lierre terrestre. Frezier. p. 73.LISET. s. m. ou LISETTE. f. f. Ce dernier íembleêtre le plus usité. Folvox , convolvulus , volucra :La Quintinie l’appelle lisette. C’est un petit insecteespèce de Scarabée , qui en Mai & en Juin coupe lesjeunes jets des arbres fruitiers , & les bourgeons dela vigne, quand ils sont encore tendres. De l a vientqu’on appelle austì cet insecte coupebourgeon ,ébourgeonneur ôc couturière. Le mâle est verdâtre,& la femelle bleue. La lisette a gâté tous les jets denos arbres. La Quint.
Lisette, f. f. Nom de femme, diminutif de Louise,dont on a fait Louisette ôc Lisette. Ludovica. DansLissage ordinaire on ne dit plus Lisette , mais Loui-sette, ôc même plus souvent Louison. Dans les Co-médies , ôc dans la Poésie Pastorale, ou dans desÉpigrammes , ou semblables pièces qui sont dansle genre badin , bas ou familier, on dit encore sou-vent Lisette. Dans l’École des Maris, la Suivantede Léonore s’appelle- Lisette.
Lisette. En quelques lieux on donne ce nom à unpetit couteau qui ne coupe presque point, que l’ondonne à des enfans. Cultellus.
LISEUR , EUSE. f. Lector , Leclrix. Se dit de celuiqui lit , ôc est de peu d’usage.
Grand liseur de Romans. Boil.
Dans le style grave ôc sérieux on diroit Lecteur .Si elles veulent faire les liseuses , il faut que ce soitdans de bons Livres, ôc non pas dans ceux ou l’onapprend la malice. Mademoiselle L’Héritier. Toutecette phrase est du style bourgeois.fLF Liseur. Terme de Manufacture. C est celui quilit le deíscin ou la figure d une etosse , quand onen monte le métier. Foye\ Lire.
LISIBLE, adj. m. ôc f- Qui est aise à ure. ' Quod fa-cile legi potes j leclu facilis. Les gros caractèresfont plus lisibles que la nompareille. Un Livre im-primé est plus l’sble qu’une sariture de chicanne.L’impreflìon Gothique n est ni belle , ni lisble.LISIBLEMENT, adv. D’une maniéré lisible. Difdnctè.On écrit fort Isblemcnt les Placets, toutes les écri-tures des Finances.
LISIÈRE, f f- Le bord dune étoffé, ce qui borne falargeur des deux côtés ; ôc sc dit tant des étoffes desoie , que de laine , ou de fil. Limbus , ora. LesMarchands connoiffent par les diverses raies quisont fur les Isères du velours , s’il est à trois ouquatre poils. La Isère est l’endroit le plus fort dela toile. Il n’est point néeeflaire d’ourler du cote dela Isère.
Lisière, se dit aussi de certains cordons, de certai-
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