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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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nes bandes d’étosse , qui font attachées à la robe-f un petit enfant, & dont on fe sert pour le pro-mener y ou pour lui apprendre à marcher, ou poul-ie tenir , quand il commence à marcher , de crainte-qu’il ne tombe. Lorum , fascia , funiculus. Tenir unenfuit par la lisière. Mener un enfant encore à la■lisière. Remettre un enfant à la lisière.

Il y a desgens qu’il faut mener par la Isère , pourne les point perdre. Mener par la Isère , c’est di-riger quelqu’un, le conduire, le mener comme onmène un enfant. L'origine de cette façon de parlervienn des lisières avec lesquelles on soutient Sc onaide à marcher un petit enfant.

Ménage dérive ce mot de lifura , qui est un termeBarbare , dont Vollîus fait mention.

Lisière j fe dit aullì des bornes , des extrémités d’un■champ , d’une forêt, d’une Province , d’un Royau-me considéré comme limitrophe d’un autre. Finis ,Umes , termini y ora. Les champs qui aboutissent augrand chemin, ont souvent leurs lisérés mangéespar les moutons qui y passent. Les bêtes fauves en-dommagent fort les terres qui font fur les lisérésdes forets. Les Ennemis vouloient entrer en cetteProvince , mais ils n’ont ruiné que fes lisérés.

On appelle dans les forêts arbres de Isère, ceuxqui font íur les extrémités des forêts qui les sépa-rent des chemins , ou des autres héritages. Arboresextrema, extima.

Lisière , en terme de Poche ancienne, fe difoit dela si n des vers ; Sc on appeloit rimes de Isère ,celles qui étoient au bout des vers, par oppositionà celles que les vers nommés léonins avoient aumilieu. Fauchet dit que les anciens Romains met-toient vingt ou trente vers tout d’une Isère , outerminaison.

On dit proverbialement, les lisérés font piresque le drap, quand un homme íe défend d’êtred’un pays décrié , Sc qu il ne s’en dit que voisin.

LISIEUX, Nom d’une ville Épiscopale de France.Lexovii y Lexobii y Lexovis , Civitas Lexoviorum 3Lexovium , anciennement Neomagus. Elle est enla Haute-Normandie , fur la rivière de Lezon, àcinq lieues de la côte , entre Rouen Sc Caën , àdix lieues de la dernière , Sc à seize de l’autre, dontfou Evêque est suffragant. Maty. Voye\ Hadr. Va-les JSsot. Gall. p. 2 p s 3 a/d. Líseux est a i8 de-grés de longitude , & à 49 degrés 6 minutes delatitude.

LISLE y ou LILLE. Nom d’une ville des Pays Bas.Insula , Insula. Elle est capitale de la Flandre ,Wa-lonne, & située fur la rivière de Deule, à six ousept lieues de Douai, vers le nord. Cette ville futprise par les François l’an i66y. Sc elle fut cédéeparla Paix d’Aix-la-Chapelle l’an 1668. Les Enne-mis la prirent en 1708 , Sc Pont rendue par la Paix.Elle est bien fortifiée, & défendue par une fort bonnecitadelle. Elle est si considérable par fa grandeur,par fes manufactures & par son commerce , qu’onla compare à Lyon. Maty. Lise fut fondée en1007. par Baudouin le Barbu, Comte de Flandres.Ce nom lui a été donné parce quelle est dans unpays rempli de petites rivières qui l’environnent.Lise est à zo d. 45. min. de longitude , &àjo d.

■3 3. m. de latitude septentrionale. - j

LISME. f. m. Espèce de tribut que les François du :Bastion de France payent aux Algériens & aux Mau-res d u pays , suivant les anciennes Capitulations,pour avoir la liberté de la pêche du corail, Sc ducommerce au Bastion même, à la Calle , au Capde Rose, à Bonne Sc à Colle.

LlSMORE. Petite ville de la Momonie, ou MUNS-TER en Irlande. Lsnora. Elle est fur la rivière deMore, ou de Black-Water, entre Corlee Sc Wa-terford 3 à onze lieues de la première, & à treizede la dernière. Lismore a un Evêché uni à celui deWaterford. Maty. Long. 10. d. 9', lat. y z. d. T.

LISOIR. f. m. Terme de Charron. C’est une piècede bois qui est au-deílus des essieux d’un carrosse ,laquelle porte les moutons qui soutiennent le corps

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du carrosse. Fulcrum. Les lifoirs sent débites dasiSles forêts de six pieds de long, de six à sept poUC e#de large, & de quatre à cinq d’épaisseur. .

LISONZO, ou ISONZO. Nom d’une rivière de «Carniole. Isontius , Sontius. Elle traverse le Comtede Gorice , où elle baigne la ville de ce nom,celle de Gradisca , traverse une partie du P n< s ’& va se décharger à l’entrée du golfe de T rie e *vis-à-vis de Capo d’Istria. Maty. ,

LISPOR. Petite ville du Royaume de Décan,presqu’île de l’Inde 3 deçà le Gange. Lispora- sest dans la Province de Balaguate , près de la rl n 1de Guenga , entre Doltabat Sc Béder. Lispor en ^lieu fortifié , Sc il y a des foires où il se se Jt < ■grand commerce de diamans Sc d’autres pierres Pcieufes. Quelques Géographes la prennent P° ^YHippocura de Ptolomée , que d’autres mette 111 -Onor. Maty. . ,

LISSA. f. m. Terme de Mythologie. Euripide,son Flercule furieux, met la déesse Lissa au non 1 l .des Furies, parce qu’elle inspirait la fureur &rage, d’où elle avoir tiré ion nom. Junon,J 13 *ce Poète, ordonne à Iris de conduire cettearmée de serpens auprès d’Hercule, pour lui iseP 1rer les fureurs qui lui firent enfin perdre la vtffLissa. Nom d’un île du golfe de Venise. Lijsa ,

Hissa. Elle est au couchant de celle de Curzola, ^au midi occidental de celle de Leíììna. Liss a F Ê ■avoir six lieues de circuit, Sc elle appartient aux v etiens. Maty. ^

Lissa , ouLesno. Nom d’une petite ville de la ë ïâ PPologne. Lijsa. Elle est dans le Palatinat d c 'P° n f Jà quatorze lieues de la ville de ce nom, du cdu midi. Maty. . ^

LISSE. adj. m. Sc f. Ce qui est poli, uni. Lavis- ^le dit particulièrement d’une étoffe qui n’a pas Pp £sous la calandre pour y faire paraître des ondes,la moire lisse est celle qui sort des mains de ^° avl r /f e squi n’est pas tabifée Sc ondée. Tous ses corps fsont froids au toucher. Cela est lisse comme du v .Une colonne lisse est une colonne dont le fût enfans cannelures & lans ornemens. t je

fCF Lisse, en Botanique. Glaber 3 fe dit de laP ad’une plante qui n’a pojnt de poils, ou ne p alpas en avoir. Voyc\ Ponts. t e

§ 3 ° O11 le dit aussi des fruits dont l’écorce est 10unie j comme ie marron.

Ce mot vient du Grec se»©-, qui signifie la lîiechose. Huet.

PÊcHE-LISSE. Voyel PÊCHE. 0 C [S

Lisse. f. f. Licium. Assemblage de plusieurs ìonP j eSde soie , ou de laine , ou de corde , étendus 11métiers des Sergiers, Rubanniers, Tapiff> erS ' Jeseurs de Brocards , & Cordiers, qui se rve !’g C s,base Sc de fondement pour faire divers ouj 1 se u .en y appliquant de travers d’autres filets “ r oJ1sieurs sortes de matières 011 de couleurs. A 1appelle des tapisseries de haute lisse , de bal , grdu ruban double en lise , celui qui. est c ^s n s l £íplus fort qu’à l’ordinaire. On les appels c£ sensétoffes chaîne , Sc Ce qui traverse trame. L nil faut écrire lice. Voye\ Lice. , j l 0 ur<si >

En terme de Marine , on appelle Ujsj d ^se sertle dernier des baux ou poutres de l'arriéré» u ppi/rtà l’affcrmiísement de la poupe. Tabulé 1 ^ Jesetrabs extrema. Sa longueur est environtiers du maître bau. On appelle lisses de P re gnei lC

bans, de longues pièces de bois plates R 1 * eS û el„ 1_ j _ 1 n _les ena*

1e long des portehaubans, pour tenir leshauban dans leur place. . v D réc elIirC

On dit lisses de pont, c’est la premiere F . sec '■>qui fc trouve au niveau du tillac : li(f e f e se senscestlabaloire , ses lattes & les planches, 4 ^ va jfemployées pour ses modèles 8c les façonsseau ; lisse de couronnement, f>’C. mèc eS ,

Lisse , est aullì un assemblage de longue c seèce d®bois bout à bout, lesquelles forment ul ^seseaU » **ceinture dans le corps du bordage du j conss 0font la liaison des pièces de charpente