L I 8
sent le corps du bâtiment. On les appelle auflî,teintes , préceíntes , chainte & carreaux. Voyezces mots.
M. Frézier écrit lice , mais mal. Un bon frais dep i ouest devint un peu après en ire, avec des ra-. s 6e des grains épouvantables , de forte que nousa ytons la lice a seau fous les deux baises voiles , les^ ris dedans. Frézier.ísse. L est un instrument dont les Lingères fe serventP^ur lisser leurs ouvrages, & dont les CorroyeurspCnt pareillement pour donner la dernière façon àieurs cuirs de couleur, après qu ils ont reçu leur
Lï^ ernier ^ ut ^ ie '
mSL. Terme de Confiseur. On appelle du sucre cuita tijsé, lorfqu’en prenant du iirop avec le doigt ,^ le mettant fur le pouc.e , il ne coule point, mais} demeure rond comme un petit pois. Le lucre à^{Ú e est le premier degré de cuiston du sucre ; lem°p qu’on fait pour les compotes de pommes deMinette, doit être cuir à lijsë.s-ÍSSER. v> a . Rendre lisse, poli & uni. Lœvigare ,P°Hre. Les Maîtres Ecrivains listent leur papier , lesl mp est-u ses leur linge , les Cordonniers leurs ta-° n s de cuir. La calandre peut autìì lister en fe fer-K Vant de rouleaux polis.
s ^Er la laine, c’est l’ouvrir en la remuant avec lesussoires , pour lui faire prendre également la cou-
Ll e “ r *
, ÉE. part. On appelle des amandes listées, desj amandes pelées &c couvertes de sucre.
SEROn. L m. C’est la partie du métier des Tissu-- Uers-Rnbanniers, qui soutient les lisses , & qui aide? faire l’ouvrage. Les lisserons font un nombre de0n ?s filets , bandés vers le bas par un poids , &a yant vers leur milieu des boulettes pour recevoires ficelles transversales, qu’on appelle Rames.LUETTES, f f. pi. On nomme ainst dans la fàbri-stue des gazes , des ficelles au même nombre queCc lles des lisses, qui font attachées, cinq à cinqaux fourches ou arbalètes, & qui fervent à faire* Cv er les fils de la chaîne pour le dessein de la bro-> r c! Hi;e.
^OIR. f. m . Instrument qui sert à lisser le linge ,c papier & autres choses semblables. On en fait deLj Vcrre » de marbre, de buis bien tourné & bien poli.S v SC ? m V Tenne de lainage. C’est une perche qui serta passer & remuer la lai ne.
- 11 Cange dérive ce mot de lise ha , ou lisca ,qu on a dit dans la basse Latinité en la même signi-fication.
ISSURE - f- f. Poliílure faite avec un lissoir. Poli-tUra j politio. La h (Jure du papier le rend plus pro
bîST a eciare ’
AOS. f. m. pi. Toiles rayées de blanc & de bleu ,fe fabriquent en divers lieux d’Allemagne. Lesamburgeois en portent beaucoup cn Espagne ,L ÌS .° U eRes P aíl ' eut anx Indes occidentales.
. f* f' Prononcez \s St? Catalogue de plusieurst 3 r, ó y //a ^ S ’ alhum - ^ liste des Conseillers d E-ss if des Maîtres des Requêtes. La liste des Con-nfers au Parlement. La Iste des Avocats s’appelle^bleau. La lifte des Morts & des Blessés dans unea taille t La liste de ceux que le Roi veut récom-1^3“ q Cr .‘ La liste des Prédicateurs,pers °^ Ue ce terme s upplique particulièrement anxdes m'E- > on le dit quelquefois des choses. Listesl0mi ^si c es vacans , & liste de ceux qui y ont été
s'gnifi Uì0t 3 ^ on s" an » e > vient de lista , quiAnalrv Un ' ou nne marge , ou lïfiére que les^appellent Iste, & les Allemands /ei/Z, par-
Ce stu’onif
oi'hoi
anss U ° n êetivoit ces petits catalogues fur de petites- eres de parchemin , & ainsi on n a-nnelé les
parenemm , & ainsi on a appelé leste ^. des chapes d’Eglife. Pluviale cum listis aurol-ï$T'é -
, ’ Ld- adj. Vieux mot, qui signifie bordée , qui a11 bord, une bordure.
LIT 565
Et pendant à leur col maint fort escu listé.
Chron. de Bert. du G.
LISTEE, ou LIFFY. Nom d’une petite rivière de laLagenie, Liffius , Libmus. Elle baigne la ville deDublin , & fe déchargepien après dans la mer d Ir-lande. Mat y. -
LIS1EL, ou LISTEAU, f. m. Terme d’Archireófure.Ceinture , moulut e carrée , petite bande ou re b lequ’on met en quelques endroits , pour servir d’orne-ment dans FArchiteéture. C’est auslì l eipace pleinqui est entre les cannelures des colonnes. Stria. OnRappelle aussi filet ou carré.
Ce mot vient de lltalien lista , bande, Sc Estelle,ceinture.
LISTENOI. Nom propre d une Maison illustre en.France. On prononce Listené ., quoiqu on écrNve Listenoi : il y en a qui ne fichant pas la véri-table orthographe , écrivent Lstenai, à cause de laprononciation.
LISTHYELL. Foye^ Lestithiel.
LISTO , Sc GNIOSA. Ce font deux petites îles de lamer Méditerrannée. Listas, & Gniosta ; autrefois,Myhe Instuht. Elles doivent être vers la côte méridio-nale de l’île de Candie. Maty.
LISTON, f. m. Terme de Blason. Petite bande en for-me de ruban, que l’on mêle ordinairement avec lesornemens de Técu , & fur laquelle on écrit quelque-fois la devise. Fastcia.
LISTRE. Foye^ Lystre.
LIT.*
LIT. f. m. Couche, meuble meublant préparé pour lerepos, ou la commodité de Phomme , soit pour dor-mir la nuit, íoit pour reprendre ses forces dans lamaladie. Lectus , cubile. Un Ut est composé d unbois de lit , d’une paillasse , d’un lit de plume , d’unmatelas , d’un traversin, de deux draps , & d’unecouverture, d’un doiíier , d un ciel, ou d un fondd élit, des pentes, rideaux, bonnes-graces, courte-pointe. On appelle un tour de lit, ou un lit enhoust'e,un Ut qui est entouré d’une garniture, qui est sus-pendue , mais qui 11 e fe tire point comme les rideaux.On appelle un lit d'Ange, celui qui n’a point dequenouilles, ou piliers, & dont les rideaux fe re-trouílent. On Rappelle encore lit à la Duchesse. Onappelle lit de.repos, un petit lit fans rideau Sc lanspavillon, qu on mer ordinairement dans un cabinetpour fe reposer. Un lit de sangles, ou baudet, celuiqu’on drelíe fur un challìs pliant Sc portatif, qui fesourient par des sangles attachées d’un côté à l’autre.Lit de veille ; c’est un Ut dressé pour veiller quelquemalade. Lit de grandeur, c’est un grand lit de gensmariés. Lit nuptial, Lecìus genialis , ou Nuptialis ,c’est le lit où les nouveaux mariés couchent la pre-mière nuit de leurs noces. Bénir le lit nuptial. Unlit de camp, c’est un lit portatif qui fe démonteaisément, pour porter à l’Armee, ou en voyage.Les Turcs n’ont point de lits , mais feulement desmatelats, qu’ils étendent la nuit fur un sopha.
On dit ordinairement :
Le lit est une bonne chose ,
Si l’on n y dort, on y repose.
Ce mot s’est formé du mot Latin leclus , que Fes-tus dérive de le go , pris dans la signification d’amaf-fer ; parce qu’on ramassait les choses dont il émitcomposé d’abord, c’est-à-dire , des feuilles , de lapaille , en un mot de la litière ; car ce furent là dansle commencement les lits que les hommes fe firent.D’autres d 'allicio , parce qu’il attire, il invite au r©>pos. Voye^ Voisius, Etymolog.
Lit de .parade , est un lit magnifique dresté dans laprincipale chambre d’un appartement, ou d’or-dinaire on ne couche point, & où l’on expose quel-que temps les Princes f ou les grands Seigneurs