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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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quand ils sont morts, pour les faire voir au peuple.Eolemne lectifleriùum.

Lit de Justice. Trône fur lequel le Roi est astis lorf-qu’il va au Parlement. On dit que le Roi tientson Lit de Jujíice , lorsqu’il va en son Parlement deParis, tenir une séance folemneíle fous un haut daisqui est préparé à cet effet. Tribunal judiciarium. LeRoi ne tient ion Lit de Jusiice que pour des aftairesqui concernent PÉtat ; alors tous les Officiers du Par-lement font enrobes rouges. Sur les hauts bancs , fontles Princes du Sang, Sc les Pairs du Royaume. Le-Grand Maître, le Grand Chambellan , ôc le Prévôtde Paris, font aux pieds du Roi fur les degrés. Dansle Parquet, & fur les sièges d’en bas font le Chancelier j les Présidons, & les Conseillers du Parlement.'Mais quand le Roi vient au Parlement, pour Phonorerde ía présence, & sans tenir Lu de Jujíice , les Offi-ciers du Parlement font en robes noires à l'ordínaire.Si c’est à l’audience , le Roi est assis en Ion haut siège ;à main gauche , le Chancelier , les Préiidens, lesCardinaux, Sc les PairsEcclésiastiquesjà main droite ,les Princes du Sang , les Pairs Laïques, ensuite lesMaîtres des Requêtes , & les Conseillers du Parle-- ment, selon leur rang d ancienneté. Le Lit de Justi-ce s’appelle autrement Trône Royal des Rois deFrance , íclon Du sillet» aujourd’hui on ne dit queLit de Justice. Voye\ cet Auteur fur le Lit de Justi-ce j /. P.p. 25 p o?2$6,4-i6. II.P. p. 6p. &suiv.

Il y a chez la Reine des Dames d’honneur, qu’onappelle Dames du Lk.

Un lit de chambre, leclus cubicularis , ou cubicu-larius ; c’étoit ceiui où l’on pastoit la nuit pour dor-mir : un lit de table , ou de salle à manger , leclusdiscubitorius , ou triclinarìs ; car les Anciens mangeoient couchés fur des lits. On fe mettoit d’ordinairc trois fur chaque lit: la place du-milieu étoitla plus honorable, aussi bien que le Ut du milieucelui du haut bout de la table après, & celui du basbout le dernier. Les Juifs prirent des Romains l’usagede manger couchés fur des lits , comme il paroît parla dernière Cène de Jéfus-Chxist, Sc par d’autres en-droits du Nouveau Testament. Les Romains avoientencore un Ut d’ctude. Leclus lucubratorius. Us portoient aussi leurs morts au bûcher fur un Ut,- ou dansune litière. Propere. L. IV. Eleg.y. v. p o. Martial,■Liv. VIII. Epigr. 44. v. 14. Ce Ut s’appellok Emor-tualis j ou Funebris , c’est à dire, lit mortuaire , com-me nous disons drap mortuaire.

Lit , fe dit aussi quelquefois de quelques- unes dç sesparties. % f? i°. Du bois, du fond du lit seulement.Un lit de bois de noyer. Un Ut de sangle. 2° Dutour de lit seulement. Un .lit d’hiver. Un lit d été.Un Aide damas, de velours. On dit aussi un lit deplume. C’est un espèce de matelas fait de plume,un coutil rempli de plumes, de la grandeur du lit.3 0 . Pour le matelas & 1 c lit de plumes, les draps Scles couvertures. Un bon lit. Un lit bien mollet.

On appelle le chevet du Ut , l’endroic où l’onmet le traversin, où l’on pose la tête. Cervical. Lesvieds du lit , le côté opposé, où íont les pieds ;le devant du Ut, le côté où l’on íe met pour recevoir ceux qui rendent visite quand on est au Ur, laruelle du lit , le côté opposé , par lequel on parleaux domestiques.

On dit qu’un homme fe jette fur son Ut , qu’ilest au Ut, qu’il garde le lit , qu’il fe tient au Ut, lors-qu’il est indisposé, ou paresseux; qu’il est au Ut àela mort, quand il est malade à l’extrémité. Un Empe-reur dssioit, qu’il falloit qu’un Prince, OU Générald’Armée, mourût debout, qu il ne mourût pointdans son lit. Oportet Imperatoremflantem mori.

Autrefois en Bretagne à la mort des Recteurs,

{ c’est ce que nous appelons ici Curés ), les Archi -diacres & les Archíprêtres s’attribuoient leur lit.

■Au Concile de Nantes de Pan 1431. cc Ut fut estimécinquante fous pour les Recteurs, qui payoientcinquante livres de décimes, & ■ au-dessus jufqu’àcent, Sc cent fou s pour ceux qui payoient plus de«ent livres de décimes; ôc íl fut défendu aux Ar~

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chidiacres Sc Archiprêtres de prendre davantage-Lit , íe dit aussi de tous les lieux où l’on fe repose.Grabatus. On fait dans les jardins des sièges, deslits de gazon. Les paysans, les soldats n’ont íou-vent d’autce lit que la terre. Ainsi Théophile a “ lC«Tun Caporal.

Et mon lit ne fauroit branler ,

Que par un tremblement de terre.

On dit que les éléphans femelles se font ulîUt de branches d’arbres avec un chevet pour at-tendre le mâle ; car ils s’accouplent à la manière deshommes.

Lit , íè dit figurément en choses morales , & signifie 1®mariage. Dieu a béni le lit de ces mariés, il leur a don-,né lignée.

Une loi moins sévère a mis Claude en mon ss'

Rac.

On appelle des enfans du premier, du second,du troisième Ut , ceux qui font du premier,second, ou du troisième mariage. On dit aussi qu'unefemme a souillé son Ut, íà couche, quand elle *commis adultère. On tient que Nectanébus,d’Egypte , avoir trompé Olympias , Sc fouille * eUt de Philippe son hôte. Du Ryer. On dit qu’uuffemme couche au grand lit, ne fait point Ut 3part, ne fait qu’un lit avec son mari, pour dits»qu’ils sont bien unis ensemble. Ce dernier est fa-milier.

Lit brisé, signifie dans quelques Coutumes, tnC"riage à ilïous, séparé , solutum matrimonium.

On dit figurément, qu’un homme est mort au Ud’honneur, pour dire, qu’ii est mort à la gucj cen homme d’honneur, pour la Foi, ou pour m 1Prince ; ou en générai, de tout homme qui est moi^dans les fonctions d’une charge, d’un emploi hon°table.

Lit, signifie aussi le canal d’une rivière, le fossecreu*>le canal où l’eau coule» Alveus . Le Nil tous les 311fort de son Ut pour inonder l’Égypte , Sc la rend^-fertile. La rivière de Loire change souvent de 'O11.a creusé le Ut dc la .Seine en plusieurs end t 01;pour la rendre navigable. Fleuve ferré dans son U*Vaug. j

On appelle lit de marée , un endroit de la mei 'Ufe rencontre ordinairement dans un détroit, N ^il y a un courant rapide & dangereux. On a PP. I e i ede canal, ou de réservoir, le fond qui est d® & 3

de glaise, de pavé, ou de ciment. j eS

Lit du vent, en termes de Marine , se dit fur W er _ Qlllignes ou directions par lesquelles le vent íoussi e v^,dit le Ut du courant dans le même sens. V e!ltl t.semita. Tenir le Ut du vent. Être au lit d 0 V f 0 f-Lit , se dit aussi en matière de choses minérales <•' > onsiles , de certains étages 011 couches de matièr®' ccrrtrouve disposées les unes fur les autres dans ^ tfatu rn.raine étendue de terrain quand on y f >ssill e \ cn . e , un

On

trouve en cette montagne un lit de P' , terreUt de marne , un Ut d’argile , d’ardoise , avitriolée , de plâtre, &c. . j a

Lit en Maçonnerie, se dit i°. De la fhss^LqueJDpierre dans la carrière ; 2 0 . De la surface js ‘ ^ ve -on pose une pierre , loit activement, ûl e j} e pt dcment ; celle fur laquelle elle s’appuie S íl Ps s > a ppui®deflous , celle fur laquelle une autre PÌ- clie f on t i 11 "s’appelle Ut de dejfus. Lorsque ces suR ace ^-j— rS Sccíinées k Phorizon , comme dans 1® S v0 pan sçlavaux, on les appelle lit en joint. r RRZ ^^ssous 'une carrière , lit tendre, c’est celui de &

Ut dur, c’est celui de dessus. Ditl. de

d’Arc h. AitP ítr ' ílir ’

On le dit aussi de ces couches qu 011 _ un UtPour faire une soupe , un Cuisiniei tst ^ [{ropde pain, ôc un lit de fromage ; pour facit. Lesun Ut de tranches de pômmes Sc un ^.jrjinohic »Chimistes mettent des lits de souíhc,