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Tome cinquieme. [JAN - MIS.]
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J9S

"Outrepasser, c’est ma loi. La volonté d’un père estz loi souveraine dans fa famille. C. Bauh.

I 3 dir aulìì en parlant de 1 empire que l’amour,les passions ont fur nous. Cet Amant vit íou s lesC1 'uelles loix de fa Maîtresse; il fe plaint de fes dules loix - il obéit à fes loix. Je ne puis m’affranchirdes loix de l'inhumaine. S. Evr. Si la raison fouf-* re que la colère s’élève , elle fe met en danger derecevoir la loi de cette passion piaillante & impé, rieuse. M. Es?. Animum rege , qui niji paret , impé-rat - Hor. Les voluptueux ne suivent d’autre loi quecelle du plaisir. Le P. Lamy.

Le mot de loi s’applique encore aux obligationsd e la vie civile. On dit les loix du devoir, de la bien-séance , de l’honneur, de la société, pour dire leschoses auxquelles on est obligé par devoir, parbienléance, ôcc.

Je fus toujours fournis aux loix de mon devoir ,

Et fais de mon plais r une suprême loi.

Un Monarque asouvent des loix à s'imposer. Corn.

Ce mot s’applique encore aux règles générales de* a Nature. L’Eclipse de Soleil qui parut au tempsde la passion de J. C. se fit contre les loix ordinaires deà Nature. Dieu agit toujours d’une manière simpleês uniforme, Sc selon les loix générales qu’ii a era-U^hes. Bayi.

*^.On dit en physique les loix du mouvement, pour,U'e les règles qui s’observent dans la communi ca-ll °n du mouvement, ou suivant lesquelles un corps*ss 0l nmunique son mouvement à un autre.

.. On dit à-peu près dans le même sens, les loix deJ optique, de la pesanteur, de la réflexion, &c. Sui-vant les loix de l’optique, les angles d incidence*_Lmt égaux à ceux de réflexion. Regulœ^ On le dit encore des règles du jeu. La loi du jeuVe ut que celui qui quitte la partie, la perde.

. Ville de Loi. Terme de manufacture. C’est unev dle ou il y a Communauté, Apprentiflage Sc Maî-^ tr ise de quelques fabriques d’étostes..

01 j en termes de Monnoies, fe dit du vrai titre, ouCara Ç où elles doivent être fabriquées; on appelleremede de loi , le défaut de deux ou trois grainsqu on y souffre , parce qu’il est difficile de les fairedans une parfaite exactitude. Titre, loi , fin, &bonté intrinsèque, font des termes synonymes. Boi-2 ard, P. /. £. On dit Remède de loi , largeíìè^ ** loi. Voyez REMÈDE & LARGESSE.

le dit proverbialement en ces phrases. NécessitéJ. a J*pmt de loi. C’est un méchant homme, qui n’a/ oi, ni loi , c’est à-dire. qui n’a ni religion niprobité. On dit aussi en devise, un Roi, une foi,

1 11 n ^°-i' fosse! expliquant ce proverbe , Qui veutle b* 5 ^ veut l° L 5 à que cela signifie, Questoi ne veut rien que ce que veut la loi. On dirProverbialement : Ce que je vous dis, c’est la Loi7 e «s Prophètes, pour dire que c’est unê vérité in-v ° nte stable. Ac. Fr. Les loix vont où les Roise V! e . nt - proverbe Espagnol, fait autrefois fur cejT Alfoníe VI, Roi de Castille , voulut, malgré^Position du peuple Sc du clergé , qu’on quittât* L plupart des Églises de son royaume le ritLo Zara bique , Sc qu’on prît le Romain,le kî £ ^ te vi ^ e ‘l^spagne, située sur le Xénil, dansde I °L aurae de Grenade , à sept lieues au-deslous&c / V P- C ce nom- E°ì a fournit des chanvresLOja pn aines Esthnées. Loxa. Maty.r j ' àst aussi une petite ville du Pérou, dans l’Amé-a q méridionale, dans la Province de Quito; &Vp^ U t tre ' vin § t ' cinc l lieues de la ville de ce nom,t 0;tAL le m ìdi. Loxa.

1 OUut 1 Í ENT - 1 Vo > ,cz T loyalement.lo 'DOR?B J e loyauté.

Grec f ' V- a ' Vieux mot. Injurier , Il vient duaussi loedof qui si S ni ^ e * a même chose. On a dit

Tome Vr

L O I

LOI

LOIE, EE, adj. Vieux mot. Lié.

LOIER. V?ye% Loyer.

LOIER. Vieux mot. Loger.

LOIGNIER, vieux v. a. du Latin Elongare 3 Eloigner.LOIGNON. Foyei LOUGNON.

LOIMIER , f. m. Vieux mot. Limier, forte de chien.

LOIN. adv. de lieu & de temps, qui sert à marquerla distance, & se joint avec diverses particules quifont des phrases propres Sc figurées, la plupart pro-verbiales. Longe , procul. Le jour de notre mortn’est pas loin , n’eít pas si loin que nous pensons.Il ne me rend visite que de loin à loin , c’est-à dire,rarement. Cette ville n’est pas peuplée, les maisonsy íont loin à loin. Placer les colonnes loin à loin.Ablanc. c’est -à dire, dans une distance considéra-ble. Or, est une particule dont il ne faut user quede loin à loin. Vaug. Rem. Les secours qu’on tiredes Ecclésiastiques pour les besoins du Royaume ,ne font tirés que de loin à loin , c’est à dire, qu’a-près une espace de temps considérable. Il est allévoyager au haut Sc au loin , c’est à-dire, dans despays reculés. Les lunettes d’approche font voir deloin, Sc les trompettes d’Angleterre font entendre deloin. On dit aussi qu’on voir venir de loin un hom-me, lorfqu’on prévoir ce qu’il veut dire, Sc qu’iln’ose pas l’expliquer du prime abord. On dit aussiqu’un homme ira bien loin , quand il a un beaugénie , un beau commencement, pour pouílèr bienloin fa science, ou sa fortune. On dit qu’un hom-me va plus loin qu’un autre , pour dire qu’il a plusde pénétration qu’un autre. On dit aussi que la jeu-nesse revient de bien loin, pour dire que les jeunesgens réchappent souvent des maladies les plus pé-rilleuses. On dit aussi, rejettes, renvoyer quelquechose bien loin, pour dire la rebuter. Cette affaireira loin, vous menera loin, pour dire vous coûterabien du temps & de la dépense, vous engageraplus que vous ne pensez. C’est du plus loin qu’ilme souvienne, d avoir mangé avec vous, pour direqu il y a long temps. Il y a des choses qu il vautmieux voir de loin que de près. Nous ne sommesparens que de fort loin , en un degré éloigné. Il nefaut pas prévoir les maux de si loin. II ne voir pasplus loin que son nez , c’est à-dire, il est fans pré-voyance. Nous sommes bien loin de compte; bienloin de vous devoir, c’est vous qui me devez. Ondit figurément, qu’un homme est loin de son comp-te , pour dire qu’il s’en faut beaucoup qu’il soit prêtde réussir dans fes prétentions. Ac. Fr. Cet hypo-crite dit cela au plus loin de fa pensée. On dit d’unVoyageur, a beau mentir qui vient de loin, pourdire qu’un homme qui vient d un pays éloigné, peutdire tout ce qu’il voudra fans craindre qu’on leconvainque de fausseté. On dit aussi d’un hommefort infirme, qu’il n’ira pas loin, pour dire, qu’ilmourra bientôt. On dit en menaçant, il ne le por-tera pas loin. Non feret diu impunè , inultum id à.me nunquam auferet. Pour dire, je me vengerai bien-tôt de l’aiîront qu’il m’a fait. On dit aussi, porterloin, pouílèr loin fa haine , son animosité, fa criti-que , ía vengeance. On dit aussi, je ne fuis inter-reffé aucunement dans cette affaire, ni de près, nide loin. On dit quand on s’ennuie en quelque en-droit , Je voudrois être à cent lieues loin d’ici. Ondit aussi, Vous allez chercher bien loin, ce qui estbien près. Cette comparaison est tiree de trop loin :on va bien loin depuis qu on est las.

On dit dans un sens impératif : Loin d'ici, pro-fanes. Procul ese , profani. Loin de nous des projetssi funestes. Apage. Loin d’ici cet art de flatter sesGrands. Flech. Pour dire , nous préserve le Ciel deprojets si funestes, de si funestes pensées.

Loin de moi, profanes mondains:

Contre Vordre du ciel tous vos efforts'font vains.

L’Ab. Tìt.

Loin , est quelquefois préposition , Sc fe dit avec régi-me. Procul à. Vous êtes trop loin de rhoi.

Ffffij