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Loin , signifie quelquefois éloigné. On ssest pas loin Jd’aimer, quand on est persuadé d’être aimé. 13 . Rab.
Hélas ! dans cette Cour,
Combien tout ce qu on dit ejl loin de ct qu on pense ?
Racine.
On dit proverbialement, qui est loin des yeux, est loindu cœur. Près de l’Égliíè , loin de Dieu, se dit d’unhomme qui loge près de l’Églife, 8c qui n est guèredévot. On dit auílì d’un amoureux qui n’est pointaimé de ía Maîtresse : Il est auprès de certe Belle,comme le bénitier est dans l’Église ; près de la porte8c loin du cœur. Les honnêtes gens ne se servent plusde ces sortes de comparaisons, & de ces jeux d’es-prit fondés fur des allusions basies. On dit prover-bialement : Pas à pas on va bien loin , pour direqisuu homme qui va toujours fans discontinuer ,ne laisse pas d’avancer chemin, quoiqu’il aille dou-cement.
Loin , est aussi quelquefois une conjonction, qui semet au lieu de la conjonction Bien loin. Non modò ,sed etiam ; tantum abefl ut. il signifie, Tant s’en faut,8c se construit, ou à f infinitif avec la particule de,ou au subjonctif avec la particule que. Loin de serepentir, il m’a fait de nouveaux outrages. Loinqu il se dispose à vous faire satisfaction , il est toutprêt à vous outrager. Loin d’eípérer, je crains tout.A? (Test une faute en prose , où il faut toujours direbien loin ,8c jamais loin tout leul. Mais en vers lointout seul a bien meilleure grâce que bien loin , quiseroit trop languissant, & sentiroit trop la prose.
C 3 ejl l’ effroi de VAJíe , ( Pompée ) & loin de l'ychercher,
C 3 ejl à Rome , mes Fils 3 que je prétends marcher.
Racine.
LOIN ou LOING. Autrefois Loen , ou Luen 8c Louain.Nom d’une rivière du Gâtinois en France. Lupa,Luva. Elle baigne Châtillon fur Loing , Montargis ,Château-Landon, Nemours, & se décharge dans laSeine, entre Melun 8c Montereau-Faut-Yonne. Hadr.Valois, Not. Gall. p. 308. & 36 p. col. 2. Maty,le P. Daniel, 8c d’autres écrivent Loing.LOINTAIN, AINE. adj. Qui est fort éloigné du lieuoù l’on est, ou dont on parle. Longinquus , remotus ,diffttus. 11 ne se dit que des pays', terres, régions,peuples, nations. Il est allé voyager en des payslointains. Les peuples lointains ont des mœurs &des croyances bien disterentes des nôtres. On dit,les bords lointains , & non pas les lointains bords.Lointain , f. m. En termes de peinture, ATsse dit dela partie d’un tableau qui n’est pas fur le devant,mais qui paroît la plus éloignée, qui est la plus re-culée à la vue dans le fond du tableau. On dit qu’unlointain est fort beau, qssune figure fait bien dansun lointain. Receffus. L’œil juge qu’il y a une grandedistance du devant au lointain.
LOJOWOGOROD. Petite ville de la Basie Volhinie ,en Pologne. Lojovogorodium. Elle est fur leBoristène,aux confins de la Lithuanie , environ à vingt-troislieues de Kiovie, vers le nord. Maty.
A?LOIR, f. m. Rat dormeur, espèce d’animal sem-blable au rat, qui vit dans le creux des arbres, 8cqui dort durant tout l’hiver. Glis. Delà vient le pro-verbe , il dort comme un Loir. Les Loirs étoient re-gardés comme un mets délicat chez les Romains.On en mange encore en Italie. En France c’est unallez mauvais ragoût. Quelques - uns disent Liron.Foye’l ce mot.
Loir ( le ). Nom d’une rivière de France. Lidus, Leda ,Ligerus, Lidericus, Legrus. Elle a ía source dans lePerche, traverse Je Blaisois , le Vendômois & l’An-jou, baigne ChâteamDun, Vendôme, la Flèche,& íe décharge dans la Sarre à Angers. Maty. Ilfaut écrire Loir , & non pas Loire.
LOIRE (la). Grande rivière de France. Liger, Lige-ris. La Loire a fa source en un lieu qu’on nomme
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> de
pour cela la fontaine de Loire. La Loire a présdeux cens lieues de cours ; elle est navigable pe»dant cent soixante lieues, depuis Roanne juíquamer. Elle prend fa source dans le Vivarais, aU P iede la montagne de Gerbier, fur les confins du Velay*Elle coule quelque peu au couchant, puis touinaau septentrion, elle pasie à deux lieues du 1 ffi *partage le Vélay en deux, & baigne Montbriiosl»Roanne, Nevers, la Charité, Cofne, Celle, Nç uV X’Rriare , Gien, Sully , Fleury, Jargeau, Orlean* -Blois, Amboise, Tours, Saumur, Pont de Ce»Nantes; après quoi elle se jette dans la mer. Deprule Lyonnois jusqu’à Orléans elle court au nord-oue» >depuis Orléans juíqu’à son embouchure , à l’ 01 JElle reçoit de très-grosses rivières, l’Allier , le CnC -l’Indre, la Vianne , ou Vignane ; 8c beaucoup d asttres moins considérables. On en compte juíqu’à ce .douze. La Loire divisoit autrefois les Celtes de l’Aq 111taine. La Loire est un grand torrent qui fait q uequefois de grands désordres par ses débordement;
On a dit autrefois Laire pour Loire, au moi 11en Bretagne. Voyez le Glossaire du P. Lobinea a »à la fin de l’Histoire dc Bretagne.
Loire. Nom d’un bourg de l’Anjou, en France. La uriacum. Il y a des Capitulasses faits dans le bon sde Loire en Anjou. Lauriac, ou Loire, en Anj° l1 'Fleury. Le Concile de Meaux de l’an 8qy , ffrecueil des Canons de quelques Conciles précédent'qui étoient demeurés íâns exécution ; savoir, “Thionville, de Lauriac , ou Loire en Anjou , &c. £ ‘LOIRET (le). Nom d’une petite rivière deLigericinus , Lïgerittus , Ligerula, Ligeretus. L*coule dans l’Orléanois propre, baigne Olivet , uS. Martin de Loiret, 8c se décharge dans la L 01 ’du côté du midi, environ à une lieue au-deíjd’Orléans. Cette rivière a cela de remarquaW 'qu’encore que son cours soit fort court, elle eu .vigable presque dès sa source. Hadr. Valois, &Gall. p. 278. dit Loiret, ou Loref, mais ce d enier est une mauvaise prononciation du peuple-Loiret est un miracle de nature. En íâ source,jette continuellement la grosseur d’un poinçon d ea ’qui s’étend 8c rend fa source large d’environ 80 £ses, comme si c’étoit un lac capable de porter ^des plus grands vaisseaux, de deux mille tonU £ J ri;de mer. fiTT C’est une exagération de la P £U fj eSde nos Géographes qui se sont copiés les atlS ç e \pautres. On voir, dit M. de Fontenu, sortir dude la terre, par deux sources seize à dix-huu P , S _cubiques d’eau qui rendent le Loiret capable , glors de former un ruisseau assez considérable». 1 | enon pas assez pour porter bateau. 11 nenom de rivière qu’un peu au dessus dc St.
Son cours est de deux petites lieues; à demisi. ^de lieue de l’Abbaye de S. Memin il fe ;:n cla Loire , au lieu appelé le Rué. Cette rivièreà fa source un signe des crues 8c des débo rdí JJ intde la Loire, parce que deux ou trois j oú f s p ol retl’accroissement, le bouillon de la source du ^ ufces’enste , 8c est trouble , ce qui montre que ^ £ c ftvient de la Loire; car quand la rivière de ■ - in es
basse, la source du Loiret est basse, & 1 £S ^ jq v -er,qui sont au dessous. Ses eaux sont chaudes en ^ s8c froides en été. La source du Loiret, oU , ' enson bouillon n’a point de fond. On a ,. em P c Jjsieî, pour le sonder, trois cens brasses jsL
' ^ 1 j—. _ T - !/.■ rr n f.-*
fans le trouver. Le Maire, Hisi. d’Orléans , £
P- 44 » 4 S’ Voye\ encore Dom du Pl e j’hrléafl s 'Descript. de la Ville , & des environs dpage 77.
LOIRRER. v. a. Vieux mot. Dérober- prS'
LOISER. Terme de Marine , qui signifie Ec aï pourlucere. En vieux François on disoit, icrop 5
signifier éclair , qui étoit encore en usage ^ patinde Montagne ; car il s’en est servi. Il víC>1elucere. . . nern iis. La
LOISIBLE, adj. m. 8c f. Licitus. Qui ei P voisin deCoutume de Paris dit : Il est loisible s u JT1 > e st/cTseloger ou édifier au mur mitoyen. Tou