LOK
fàle , mais tout n’est pas expédient ; tout m’est losi-^ e 3 mais toute chose n’édifie pas. Lovanistes , I.aux Corïnth. X, 23. Omnia mihi licent, sed nonor miia expediunt : omnia mihi licent , sed non omnia ( _ediscant. ^
Quoique ce mot commence à vieillir , on s en peutfcrvir encore dans le style familier Lc comique.
bien ! a lk\ 3 sortes,, il vous esi tout loisible.
Mol.
On dit austì au verbe. Il leur loifi. Licet. A Par-hcle 280 de la même Coutume, il est porté, Hora-ce & femme conjointe par mariage, peuvent &
* Lut loijl faire donation mutuelle 3 &c.
LOISIR, f. m. Temps vide que nous laisiènt nosdevoirs ou nos affaires , & dont nous pouvons dis-poser comme il nous plaît. Otium. Jouir d’un doux,dsim honnête loisir. User bien de son loisir. Otiare 3 è ponere. Remplir agréablement le loisir que laisssnt les emplois. Intervalla negotiorum eleganter°}io dijpangere. On aime le loisir j mais. on fuit l’oi-"veté. Ablanc. L/amour est Pensant du loisir. Corn.Salinfte dit de Sylla que son loisir étoit voluptueux.S. Evr. On vit plus en deux jours de loisir, & l’ony sent mieux la vie , qu’en deux ans d’embarras.On. d e m. Jouissons doucement d’un heureux loisir.S- Evr.
^°n, non, reviens, Amour : chasse par ta présence,Oer ennuyeux loisir qui suit V indifférence. Des-H,
^ 0 * Sl R. 5 Le dit austì d’un certain espace de temps fusft/ant pour faire quelque chose commodément. Spa-tlu m , tempus. Vous voulez que je fasse cela, & vous*? e m’en donnez pas le loisir. Je n’ai pas eu le loisir® y penser. fÌ 3 “ Je n’ai pas le loisir d’écrire. Otiumn °n esi scribendi. Si j’en ai le loisir. Otium rei fi fit.On dit d’un homme qui s’amuse à des bagatelles , ouRtli s’applique à quelque ouvrage qui lui donne“ e aucoup de peine , & dont il ne tire aucune uti-"té, qu’il est bien de loisir, qu’il faut qu’íl ait biendn loisir de reste. Cui multum est absresua otii. Ter.
On dit austì d’un homme qui fait quelque chosedont on croit qu’il sentira long temps les suites, qu’ilaura tout le loisir de s’en repentir.oisiR. S emploie quelquefois au pluriel dans la Poësie.D heureux loisirs. Ac. Fr.
Ce mot vient de licere , suivant Nicod , commeplaisir , de placere. Cela est vrai, selon M. Muet,Ruand loisir est pris dans le sens à'être permis ,- maistptand il signifie cefïation de travail, selon le mêmetHeuc, il vient d 'otium , d’où l’on a fait d’abordH s lr > puis loisir, en joignant l’article.
0I * IR - Sorte d’adverbe. Tout à son aise, sans se/ e , , r - Otiosè , per otium. Tous les beaux Ouvragesn oiventfaire à loisir. On ne fait rien qui vaille,^ , rlc lu’on ne travaille pas à loisir.
° Is tRj signifie aullì , en y prenant plaisir. Otiosè.
Que malgré la pitié dont je me sens saisir ,
&ans le sang d’un enfant je me baigne à loisir.
Racine.
qtssf è proverbialement d’un homme fort occupé,ladp 1 n * a P as k l0 $ r d e Le moucher, d’être ma-LOísm ...
dìf ’ ss teux mot. Qm est loisible, permis. On alt Lait.
. . LOK.
Lòk, r
boi s V m * ss erme Marine. C’est un morceau deest st e n lV . anc à mesurer la vitesse d’un vaisseau. Ilm e i r 1 9 pouces de long, fait quelquefois com-tis ! fi i d un vailîeau > ou comme dit M. Har-de ploml, LU r triangulaire - Rsson charge d’un peudrost où ' , n qU>l1 demeure Lur l’eau dans l’en-, Airnloi, le Ì«te. Lignum oneratum plumbo. Les
Cnt . Zo ^
OK > c est une petite corde attachée au lok ,
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par le moyen de laquelle on estime le chemin duvailleau , en mesurant la longeur de la partie decette corde qu’on a dévidée pendant un certaintemps, qui est ordinairement une demi-minute, ou 30
b secondes, pendant lequel le vaifleau poussé pat le ventest écarté du lok , qui est demeuré comme immobileau deílus de l’eau, dans l’endroit où on l’a jette.Frézier.
Cette division de la ligne de lok est fautive. NosNavigateurs font accoutumés de n’y donner que 41pieds 8 pouces par nœuds, ou tiers de lieue, faisantla lieue marine de quinze mille pieds François; enquoi ils fe trompent lourdement, si un degré est dey/060 toises, &Ta lieue marine de 2853 de celle duChâtelet de Paris, comme Messieurs de l’Acadé-mie Pont mesuré par ordre du Roi en 1672. Car sui-vant ce calcul, la lieue étant de 17118 pieds, la lignede lok devroit avoir pour chaque nœud , par rapportà l’horloge de 30 secondes, 47 pieds 6 pouces, 7lignes. Id.
J’ai reconnu l’incertitude du lok, qu’il faut que l’ex-périence & le bon sens corrige fur la maniéré de lejerter & fur l’inégalité du vent > qui est rarement d’unmême degré de force pendant deux heures d’inter-valle qu’on ne le jette pas : la chute des courans in-connus est encore une nouvelle cause d’incertitude :'de forte qu’il est souvent arrivé que la table de lokquadroit avec la hauteur observée. Id. M. NonvoodAnglois, a aussi corrigé la ligne de lok. Voyez M.Marris au mot Log, où il rapporte les correctionsde M. Norwood.
Nœud de la ligne de Lok. Ce font des nœuds espa-cés les uns des autres le long de la corde , d’en-viron 41 pieds 8 pouces, suivant certains pilotes,pour le tiers d’une lieue : de forte que si l’on sileì’intervalle de trois nœuds pendant une demi-minu-te , on estime qu’on fait une lieue de chemin parheure. Id.
Table de Lok , c’est un morceau de planche diviséen quatre ou cinq colonnes , pour écrire avec dela craie, l’estime de chaque jour. Dans la premièrecolonne , font marquées les heures dé deux en.deux; dans la seconde, le rumb de vent, ou la di-rection du vailleau , par rapport aux principauxpoints de l’horizon indiqués pat la boussole ; dansla troisième , la quantité de nœuds qu’on a filés enjettant le lok ■ dans la quatrième , le vent qui souf-fle ; dans la cinquème , les observations qu’on afaites fur la variation de l’aimant. Id. Cç font desOfficiers qui ont foin de régler la table de lok.
0 CT Lok. Terme de Pharmacie. Foye^ Looch.
03 “ LOKE. f. m. Terme de Mythologie. C’est le nomque les anciens peuples du Nord donnoient au dé-mon. Il étoit fils d’un Géant. Il eut pour femmeSignie dont il eut plusieurs enfans : il en eut austìde la géante Angerbode mestagère des malhetirs. Ilfaisoit une guerre éternelle aux dieux qui le prirentenfin , Panachèrent avec les intestins de son fils, &suspendirent sur se tête un serpent dont le venin de-gouttoit sur son visage. Signie affise auprès de lui re-cevoir ce venin dans un bassin qu’elle alloit vider detemps en temps. Alors le venin tomboit fur Loke , lefaisoit frémir & hurler avec tant de fureur que laterre en étoit ébranlée. Telle étoit, suivant les Phi-losophes des Goths,la cause des tremblemens de terre.
LOKET. Voye £ Ellebogen.
§ 3 “ LOKIANG. Ville de la Chine , dans la provincede Suchuen , au département de Chingtu.
LOKIREC. Foye^ Loccirec.
LOKIM. Foyei Lécum.
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LOLARDS, LOLHARDS , ou LOLLARDS. Nomde secte. Les Lollards font une secte qui seleva enAllemagne au commencement du XIV e siecle. Elleprit ion nom de fon Auteur , nomme Lolhard Wal-ter, qui commença à dogmatiser en 1315. Il ôtoit1e sacrifice de la Meíle, l’Extrême-Onction , & les