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incitans, faites de plusieurs feuilles , fleurs Sc ra-cines bouillies, dont on lave les pieds & les mainsdes malades, les enveloppant dans des linges trem-pés dans la même décoction, juiqu’à ce qu’ils íedcflèchent, On fait auiil une lotion pour la tête &les cheveux, avec de la cendre de (arment. Il yen a d autres pour les faire croître , Sc pour lesmaladies de la peau.
Lotions des Philosophes. Terme de Chimie. Celìune cohobation que fait la nature de ce qui elìélevé , Sc qui retombe au fond du vaisseau fur lecorps noir. Voyc\ Lavement des Philosophes.
LOTIR. v. a. Faire des lots, des portions de succes-sions à partager entre plusieurs períonnes. In panesdividere , sortiri , partiri. Dans ce lens, on dit lotir uneíucceísion , ou les estetsd’une succession. Il íe dit auílìde toutes les autres choies qu’on partage entre plusieurs|ÌCT Dans ce íens on dit de pluheurs Marchands, qu ilslotissent un fond de boutique qu ils ont acheté encommun. Mais on le dit particulièrement des Mar-chands forains, qui, par les ordres de la Police ,font obligés «Rapporter leurs marchandises en unBureau public pour les lotir, c’est-à dire, en faireplusieurs lots , a fin que chaque Maître du métieren puiíîe avoir un lot, pour empêcher les mono-poles des gros Marchands, qui ruincroient les pe-tits , en achetant toute la marchandise qui viendrokde dehors. Les Gantiers, les Chauiíetiers, &t. vontacheter au Bureau, où on lotit les marchandises deleur métier.
Du mot alleud est venu ce que nous appe-lons lotir, pour partager une chose qui est cenlìve ,Sc lot , pour part Sc portion. Pasquier , Rech.L. II, c. ! s.
LOTI , IE. part. Sc adj. In partes divisus.
On dit proverbialement , qu’une personne est |bien lotie , quand elle a mal rencontré dans le choixqu’clle a fait, ou en quelque chose qui lui est arrivépar hasard. Cette fille a épousé un gueux , la voilàbien lotie.
LOTISSAGE. f. m. (Test la division que l’on fait dequelque choie en diverses parts, pour être tirée aufort entre plusieurs períonnes.
isT Ce terme n'est guère usité que parmi les Mar-chands de Paris qui lotiílènt les marchandises fo-raines.
Hsj* Lotissage. Terme de Métallurgie. C est une opé-ration qui consiste à faire un tas avec le minéralpulvérisé, 6e à prendre dans différens endroits dumonceau , Sc même dans son intérieur, de quoien faire Fessai, pour procéder avec plus d’exacti-tude.
jpC? On connoît par ce moyen la quantité de métalque contient la mine. Ainsi cette opération est tres-imporranre.
LOTISSEMENT, si m. C’est la même chose que Lo-■tiílage. Ce tenue est très-nouveau , & l’on ne íelouvient pas de 1 avoir lu dans aucun Reglement,avant celui du 4 Mars 17^4. pour les verres àvitres, destinés à la fourniture de Paris, ou l’on dittoujours Lotissement, Sc jamais Lotiílage. Dict. deComm.
LOT 1 SSEUR. si m. Celui qui fait les lors des mar-chandises. Qui dividit in partes. Partitor. Il v a desLotijfeurs de cuirs, créés en titre d’Ofíìce par Editdu mois de Juin 162.7. ,
LOTIZÉ. adj. Terme de Coutume. Parti, partage,diviíé en lots, par lots. In partes divisas. Fiellotsé.
LQTOPHAGE. si m. Sc si Nom de quelques ancienspeuples d’Afrique. Lotophagus, a. Les Lotophagesétoient ainsi appelés, parce qu’ils vivoient du fruitdu lotus. Les Lotophages habitoient fur la côte d’A-frique , vis-à-vis desSyrtes, ou, comme dit Pline,dans le fond du golfe de la grande Syrte; c’est celuique nous appelons golfe de Sidra. Ainsi , les Loto-phages habitoient la cote de Barbarie , où font au-jourd’hui Cafar , Sarton , Sabcio , Sautores , Tim ,Larcudia , ou, pour le moins, quelques-uns de
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ces lieux. Il y en avoir aussi plus à i’oecident, versla petite Syrte.
Ce nom vient de aT®- , lotus , & pN-r---*, I e >mange. Nous ne pouvions pas savoir fur quels riva-ges nous étions ; on me rapporta que les Lotophagesen étoient les Maîtres. Ils ne vivent que de fruits,qui font.d’un goût merveilleux. Ils recurent forthonnêtement ceux que j’avois envoyés. Ils leur fi-rent part de leurs fruits, dont ceux qui en mangè-rent furent enchantés ; car il est vrai que leur dou-ceur est charmante : en ester, tous ceux qui eIXmangent, Oublient tout ce que leur propre pays âdéplus agréable; ils ne fe souviennent plus de leurspaïens , ni de leurs amis ; ils ne peuvent fefendre contre les délices de ce fruit. -Je fus oblig ed’enlever d’entre ces peuples , ceux qui étoient alstsdécouvrir le pays. Ils s'en trouvoient si bien , q u ufallut user de violence pour les faire rentrer dansles vaisseaux. De la Valterie , Trad. d’Homère >Odyjf. L. IX. C’est Uliíle qui parle. Le lotus st u£les Lotophages mangeoient, étoit celui qu’on nom-me autrement Micocoulier. Voyez Lotus.
LOTOPHAGITE. Nom d une île d’Afrique. Lotspkagites. Cette Ile étoit habitée par des Lotoph 3 'ges. On la nomme aujourd’hui l’île de Gerbes. SaU"íon dit l’île de Gelbes ; quelques uns écrivent Gel'ves, Sc disent que c’est le nom que les Espagnol 5lui donnent. Elle est fur la côte de Barbarie , 3Pennée du golfe de Carpes, du côté de louent.
LOTOS, ou LOTUS. Voye\ Lotide.
LOTTERIE. Voyc[ Loterie.
LOTTIR Voyey^ Lotir.
LOTUNG. Ville de la Chine , dans la province deQueicheu, au département de Tucho , huitièm emétropole de la Province.
LOTUS, si m. Plante qu’on appelle autrement Lot liVoye\ Lotier. .
Lotus , fe dit auíìi d’une autre forte de plante, dont pan eDioícoriclc , qui croît en Égypte , au bord du N* 'Sa tige reilemble à celle de la fève , Sc il pomquantité de fleurs blanches comme celles du lis. C £fleurs fe reííerrent, Sc plongent la tête dans 1 ’Q 11 ’quand le soleil fe couche; Sc elles fe redreste*quand il paroît fur Fhorizon. Il porte une tête o-une graine comme le pavot, semblable au mifl eí -’dont les Egyptiens faifoient autrefois du pain , coU 1me le dit Theophraste. Cette plante a une racin £faite comme une pomme de coin, qui est bonà manger crue & cuite. Quand elle est cuite , eu £ ‘la même qualité que le moyeu d’un œuf, C’est U1espèce de nénuphar, que quelques uns a PP e ^Nymphéa alba major aEgyptiaca , sve lotus ■***gyptia. Personne n’a bien décrit cette plante H .Prosper Alpin, dans son íecond Livre des N 3 !?.»exotiques, ou étrangères, c. 16 , p. 24s. ysparle d’un lotus qui avoir plus de 43 o ans, L. f,c. 44. L e lotus étoit une espèce de lis, dont Fp . _dote dit que l’on faisoit du pain. Pietro délia v t j ieLe lotus , la fleur du safran, Sc celle du P C , UÌ ' C ,composoient les couronnes printanières. ^ jj e uren ion L. III, dit que le lotus produit uiifpropre pour les couronnes. Theophrasteîa fleur du lotus étoit trois foïs^plus g 1 ' 311 -
celle du pavot. Voye\ Tristan, T. I > P'
& suiv. qui
II y a encore un arbre qu’on appellens,,croît en Afrique. On l’appelle autrement / < j onn élia-, il porte un fruit fort agréable, & fl 1 } 1 f ^ireiFle nom de Lotophages aux peuples fl lUla contrée où il croît. Voy. Micocoulier-
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,OU , ou LOUR. Voye\_ Leu. e loué?
.OUABLE. adj. m. Sc f. Ce qui mérite d e p c g nu sce qui est digne de louange. Laudabi iy sonneslaude. Les vertus font louables. Toutes ^ctrines,qualités, les bonnes actions, les bonnes j OL1 é,font louables. Il doit être indiffèrent m-h 5