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de faire des choses louables.
mais- non pas
^able , est le titre d’honneur que les Suisses afíem-x , fe donnent ordinairement. Laudabi-Les Louables Cantons de Zurich , de Ber-
hles en corps
j. lle y ù C.
^ Í-°uable , fe dit austì de ce qui est de la qualitéuoíit il doit être dans son genre. Ainíi son dit enmédecine que les matières, que les déjections fonrlouables. On fit une inciíîon au nombril, qunétoir ex-ttaordinairement enílé ; il en sortit huit ou dix pin-
Îot S P us l° ua ble. Degdri.u UABLEMENT. adv. D’une manière louable. Lau-dabìli te r. Ce Religieux fe comporte fort louablementAnvers ses Supérieurs.
GUADE. T. f. Terme de Coutumes. Noyer Laude
Leude.
^LOUAGE, f. m. Transport de l’ufage d’une chosePour un certain tems, moyennant un certain prix.j-ocatioj conducitis. On entend par ce terme Factionp celui qui loue, & faction de celui qui prend à|°yer. H comprend les baux à ferme, aullï bien queles baux à loyer. Donner à louage , prendre à louage ,ter iir à louage. Le contrat de louage différé du con-j rac de vente , de la donation, du prêt, &c. En par-rint de la chose qu’on loue du maître ou proprié-té , on dit, un carosse de louage. Un pré, une mai-son qu’on tient à louage , qu’on a prise à louage. Unpeval de louage riest estimé en justice que cinquanteprés, & en parlant du prix qu on donne de la chosepée, on dit : il m’a tant coûté en louage de maison,p p a y e tro p eher ce louage. Le Roi paie le louageses Bureaux. Le tems du louage étant fini, le loca-le a huit jours pour vider, après lesquels on l’yc °ntraint par exécution & mile de ses meubles fur le
«Tï rrra “-
l °Uage de tems & d’industrie, est celui qui fe faitP‘ ,r des ouvriers, des domestiques qui se louent pourUn certain tems, pour faire quelques ouvrages, ouP9Ur servir, à la charge de recevoir le salaire con-Venu.
On appelle dans un tableau figures de louage , ou%ures à louer, certains personnages inutiles & desti-nes uniquement à faire nombre. Dict. de Peint. &d A rc h .
, On dit proverbialement, vente, mort 6c mariage ,resolvent tout louage ; ce qui ri est pas néanmoins ob-serve , puisqu’il est certain qu’en cas de mort les héri-tiers du bailleur ou du preneur, sont obligés de tenirles beaux. On dit austì vendue ou achat, paste louage,rendue veut dire ici vente. Le proverbe est vrai,puisque le louage ne donne que l’uíàge de la chose,niais la vente ou l’achat transportent le domaine & laPO^Pnétc du vendeur à l’acquéreur.
p ’}OER. f. m. Vieux mot qui s’est dit pour louage,
- s e st austì dit pour locataire. Voyez ces mots.
1. m. Nom d’homme Linentius. Chaste-
l ^an:
au z S de Janv. p. 447• ,
ANDIER. f. m. Vieux mot qui fe trouve dans
î
^Coutumes; il lignifie locataire. Conductor.
j a . riGE. f. L Témoignage d’estime qu’on donne à1Y) , ei se, au mérite, discours par lequel on relève leP er rte de quelqu’un, de quelque choie. Laus , lau-^ es Panégyriques, les Oraisons funèbres, sontnie C ^ COurs à la louange cses Saints 6c des grands hom-bìei' f aut beaucoup d’art & de délicatesse, pourj 0tl } .Raisonner les louanges. Bell. On prostitue au-In j ses louanges fans choix 6c fans distinction.di(T. a '° Uan ge est une flatterie délicate, qui satisfaitse un ? UlUlent celui qui la reçoit 6c celui qui la donne.1 nutr a i comme une récompense de son mérite ,fbn djr. ^onne pour faire remarquer son esprit 6cges f, ornement. La Rochef. On a rendu les louan-te to llt C ]° llìmu nes, & on les donne si indifféremmentCette C monc se, qu’ou ne fait plus qu’en conclure.fii rj3 P r °fusion de louanges est íì abondante, qu’il estavid e Cllant: st u ^ y Ê des personnes qui en soient file LU; J 3 se qui amassent avec tant de soin celles qu’on
nil e. Log. La modestie qui semble refuser des§zs ricti en effet qu’un défit d’en avoir de plusJ ome /ct
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délicates. La Roch. On est íì avide de louanges,qu’on les a dispensées de la justelle & de la vérité.Font. J’aimerois mieux entendre des injures que leslouanges triviales que certaines gens prostituent à tousvenans , fans discernement & lans choix. Bell. Leslouanges grothères font honte j les louanges fines flat-tent la vanité , lans blesser la modestie. Do un. Oncherche moins la vertu que les louanges qui y sontattachees. Dise. dÉl. Quel relief peuvent vousdonner ses louanges que des lots vous prodiguent ?Bell. La louange agréable est lame des beaux vers.Boil. Il n’y a point de Prédicateur íì décrié, qui necherche dans ses yeux de ses auditeurs des louangesque tout se monde lui refisse. Bell. Les louanges tu-multueuses , données par bienséance, ou par coutu-me, m’importunent plus qu’elles ne me plaiíent. M.Scud. Les louanges ne sont croyables, que quand ona la liberté de blâmer, Qriest-ce que la plûparr deslouanges dans 1e style du monde? Vous le lavez, desmensonges obligeans , des exagérations officieuses,des témoignages outrés d’une estime apparente , 6cqui ne vient ni de la raison, ni du cœur, souvent descontre-verités déguisées & couvertes du voile del’honnêteré, des termes spécieux & honorables, maisqui ne signifient rien 5 en un mot, des imposturesdont les hommes entr’eux se font un commerce, 6cdont leur vanité se repaît. Bourdaloue. Le mêmePere Bourdaloue a dic dans son oraison funèbre deLouis de Bourbon, Prince de Condé. C etoit un Hé-ros ennemi de la louange , même la plus sincère; carilétoit difficile qu’on lui en donnât d’aurre; mais c e-toit assez quelle fût louange ? pour qu’il ne pût Usoutenir.
Pour un cœur qui cherche la gloire,
Les louanges ont mille appas ,
Mais , belle Lrìs, il tn en faut croire ,
Qui les désiré trov , ne les mérite pas. M. Scud.
Ce breuvage vanté par lë peuple rimeurCe nectar que Von sert au Maître du tonnerre ,
Et dant nous enivrons tous les dieux de la terre,C’ejl la louange. La Font.
L’orse peut partager , maïs non pas la louange.
Le plus grand Orateur , quand ce feroit un Ange,
Ne contenteroit pas , en sembables dejjeins ,
Deux Belles, deux Héros , deux Auteurs , ni deuxSaints. La Font.
Ce mot vient de laus ; 6c laus , selon quelques-uns , vient de a«òs , peuple, parce que la louange estla voix du peuple qui loue.
Louange, signifie quelquefois, remercîment, bénédic-tion. Les grâces commencent par ces mots : Louangeà Dieu, paix aux vivans, 6c repos aux morts. L’Ecri-ture dit austì : Je te sacrifierai une hostie de louange.
Pf. jo.
Louange, se dit proverbialement en ces phrases. Vosmépris vous servent de louanges ; ce qu’on appelle uncompliment de la place Mauberr, qu’on méprise par-ce qu’il est trop commun ; austì ne se dit il plus qu’enbadinant. On dit à un homme à qui 011 montre quel-que libelle fait contre lui , on quelque exploit parlequel on lui demande de l’argent : Voilà des vers àvotre louange. On dic austì, se louange de foi nrêmeest une couronne de merde, ce qui est un proverbeItalienjZWe disesisfo corona di merda , ou bien ,Çhise lauda s’émbrogVa.
LOUANGER. v. a. Vieux mot qui signifioit autrefoislouer. Laudare , celebrare. On ne le dic qu’en plai-santerie. C est un homme qui veut qu’on le louangesor tout ce qu’il fait.
LOUANGEUR, f. m. Qui donne des louanges. Lauda . -tor. Il ne se dit que par mépris. C’est un fade louan-geur. C’est un louangeur à gages. On appelle aridelouangeur , un homme qui ne loue pas ses chosesautant qu’elles 1e méritent. Ac. Fr. Je ne fuis pasLouangeur. Bussv.
M m pam