L O U
ketes farouches se multiplièrent beaucoup. De là vin-reiit les loix que Ton rit pour obliger les peuples àles détruire. Celles des Bourguignons, & les Capi-llaires de nos Rois, ordonnent qu’on avertisse les^gneurs du nombre de loups que chacun aura tué ;st u on en préiente les peaux au Roi ; qu’au mois dej a i on cherche , & on prenne les louveteaux ; que* es Vicaires ou Lieutenans des Gouverneurs aientchacun deux Louvetiers dans leur district. Ou pro-P°ss auíîì des prix à ceux qui prendroient des loups,h’ssuite on établit des Louyeúers dans chaque fo-re t de France, 8c un Grand -Louveáer auquel lesoutres étoient tous íubordonnés. La Coutume dehtaynaut, chap. p p. traite des Offices 8c des droitsdes Louvetiers.
Les places de Louvetiers en chaque Province,si ’avoient été ordinairement que de íìmples Com-missions. François I. les créa en titre d Office , &a u delïus d’eux tous, l’Office de Gran à-Louvetierde France. Les Louvetiers eurent d’abord pour sa-tire l’attribution de deux deniers pour loup, 8ctrois deniers pour louve, comme il paroît par unArrêt du Parlement du 29 e Mai 1537. 8c cela furc,e puis augmenté d’un denier à 1 égard des louves,Far un autre Arrêt du 27 Avril 1564. Ce droit leur1°it être payé par chaque feu de village, à deux lieuesa la ronde du lieu de la prise. Les Habitans de labanlieue de Paris en font exempts. De la Mare ,
> traité de Police , T. LL , p. 14.04..fn VETTE. f. f. Voyei Tique.
O^IVROR. f. m. Celui qui dans les ateliers louve lesFhrres , qui y fait un trou pour y engager la louve.
» 'Lavator c&mentarius Voyez Louve.
OUVlÈRE. f. f. Vieux mot. Tanière, ou contrée àl° u p. Il a aussi signifié une Robe, ou un Manteauj tait de peaux de loups.
DfJVlERS. Petite Ville de France, située en Nor-mandie , fur ì’Eui'c , entre Évreux 8c Rouen, envi-r °n à cinq lieues de l’une 8c de Vautre , 8c à deux duPont - de - VArche. Maty. Long. d. 50', lat.. 49.
> d - lof
LOUVOYER, v. n. Terme de Marine. C’est voguerstudqtie temps d’un côté, 8c puis virer le cap, &dler autant de Vautre-, asin de fe conserver toujoursdans une même hauteur, ou parage , & dériver lemoins qu’on pourra de fa route. Navem varie dc-ficclere , ad loxodromiam navigare. Courir plusieursbordées ; ou faire plusieurs routes , tantôt à basbord ,tantôt à itribord , pour chicaner le vent. On estoplige de louvoyer , quand on a le vent contraire.On doit aussi louvoyer , quand on arrive le soir versdes côtes inconnues, asin de paste r la nuit, & n’ypriver que de jour pour les fonder. On a louvoyém tant de pointes. Louvoyer fur onze pointes , c’esta h e t à la bouline, 8c tenir le lit du vent. On ditau fiì hordeger , ou courir plusieurs bordées ; 8c furLin Méditerranée, on dit carréger.
L*VRE. f m. Palais des P<ois à Paris. Lupar a , Ba-J 'Lea regia. Ils’est dit premièrement du Palais magni-
fie
es vieuxpar Phi
ddue qui est à Paris, qui est appelé dansnies Lupara. Ce Palais fut commencé^Pppe-Auguste, Tan 1214. Il le bâtit pour y mer-ises Titres 8 c ses Finances, 8 c pour y tenfr lesPrisonniers de considération, comme on les metjmjourd’hui à la Bastille. Le Comte de Flandre futnis en prison jiu Louvre , fous Charles le Bel enp" 'iye\ le P. Daniel, Hift. de L rance , T. //,T- 42 1, François I, Henri II. ion fils, & Louis XIII.c ^ t fait travailler au Louvre. On Va agrandi 8 cç an § e souvent fous Louis XIV. mais on n’a point,.i C ? rc achevé le plan qui en avoit été formé. Entrele ; leilrs destèins qu’on donna à François I. pourdeux parurent excellens ; l’un étoit d’unj-;c ,eiJ nommé Sébastien Serlio, & Vautre d’un Pa-- appelé T Abbé de Clagni. Serlio faifoit lequ 1 an dc P u is pl us de quarante ans ; il n’y en avoitd * x que de Clagni s’y appliquoit ; son desseinCe j>°ins fut trouvé si noble & si beau, que ce futUl qu’on fuivû , de l’avis même de Serlio. Le Gen-
L O X 652
dre. Le nouveau Louvre est d’un Architecte nom-mé le Veau; & la façade de ce magnifique édificeest de Perrault. Id.
Il y a le vieux Louvre , & le nouveau Louvre.Le nouveau a été construit sous le régné de Louisle Grand, qui fit venir tous les plus habiles Architectesde VEurope pour y travailler. La façade du Louvreest un des plus beaux morceaux d’Architecturequi soit au monde. L’Académie Françoise, celledes Sciences, celle des Belles-Lettres, 8c celle dePeinture 8c Sculpture , ont des apparremens au Lou-vre , 8c y tiennent leurs assemblées.
Quelques Auteurs croient que lc Louvre Testdit d’abord pour l ’ouvre , c’est-à-dire, Y œuvre >Youvrage , & que ce Palais fut ainsi appelé parexcellence , comme un ouvrage admirable,- qu’en-• fuite on ne fit qu’un mot de Varticle 8c du nom ,8c qu’on dit Louvre , comme on a dit loïfir , pourYoifir. Le sentiment le plus commun est que cenom vient de loup , & qu’il fut donné à ce château,parce que c’étoit une ménagerie, où Von gardoicdes loups. Le mot Latin Lupara autorise ce senti-ment.
Louvre , fe dit auffi des autres Maisons Royales, quandle Roi y demeure estectivement, comme à SaintGermain , à Fontainebleau ; 8c quelquefois ce motfe prend pour la Cour même. Regia basilica. LesDucs ont les honneurs du Louvre , c’ess-à-dire,
le privilège d’entrer cn caresse dans la cour du Lou-vre 8c des autres maisons Royales. Henri IV. qui n’ai-moit pas Jean-Louis de Nogarct, Marquis de la Valérie& Duc d’Epernon , ne laiíloit pas de le traiter avecune grande distinction , juíqu’à lui permettre d’en-trer au Louvre en carolle , ce qui n’étoit permisqu’aux Princes. D’Epernon est le premier Duc quiait joui de cet honneur. La même distinction futaccordée au Duc de Sully en 1609.
Ce ne fur que sous la régence de Marie de Médicisque les autres Ducs & Pairs, & les Grands Officiersobtinrent le même avantage. Le Gendre.
fVJ" Quoiqu’on dise accorder les honneurs du Louvredans le sens dont on vient de parler, c’est toujourspar abus que Von donne le nom de Louvre à toutesles maisons où le Roi loge. Ce terme ne convientproprement qu’auPalais magnifique qui est à Paris. Onledit plus communément en parlant des maisons super-bes des particuliers. Ce n’est pas la maison d’un par-ticulier , c’est un Louvre.
LOUVRES EN PARISIS. Bourg de llle de .France,entre Paris 8c Senlis , environ à quatre lieues deVu n 8c de Vautre. Maty.
LOUWENBOURG. Nom d’une ville dc la PoméranieDucale. Louwenburgum , Lauvver.burgum , Lcmbur-gu/n. Elle est dans la Seigneurie de Louwembourg ,fur la rivière de Lobo , environ à dix lieues de laville de Dantzick , vers le couchant. Maty.
La Seigneurie de Louwenbourg. LouwenburgenseDominium. Contrée de la Poméranie Ducale. Elle estle long de la mer Baltique , aux confins de la Po-mérélie , dont elle dépendoit autrefois. Ce pays aenviron onze lieues de côtes , 8c huit de profon-deur dans les terres. Ses villes principales sont Lou~wenbourg, capitale, Smolfin & I.ébe. Iu.
LOWICZ. Petite ville de la grande Pologne , situéefur la rivière de Bsura, dans le Palatinat de Rata , àdix lieues de la ville de ce nom - vers le nord. Lovi-tium. Lowic7 x est la résidence ordinaire de l’Arche-vêque de'Gnefne.-Elle est détendue par une bonnecitadelle , & a le siège d’une Châtellenie. Maty.
LOWLAND. Voyei Écosse , Basse-Écosse.
L O X.
I YT LOXAN. Nom d’une ville de la Chine, au dé-partement de Juning dans*la province de Honan.LOXE. Foyei Loja.
LOXIAS. i. m. Loxias. Qui signifie ambigu , équivo-que. C’est un surnom qui fut donné à Apollon à rai-