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son des oracles'qu’il rendoit, qui étoient tous am-bigus , obícurs, équivoques.
Ce mot qui eíl Grec, lut formé de ->-à, tortu 3oblique.
■LOXODROMIE. f. m. Terme de Marine. Loxodro-mia. Ligue courbe que décrit un vailleau en suivanttoujours le même rumb de vent.jp” LOXODROMIQUE. f. f. L’art, la méthode de na-viger obliquement au moyen de la Loxodromie. C’eltune'invention , une pratique , un calcul, dont on sefar sur mer pour conduire un vaisseau,& faire une plussûre estime, & un appointage plus certain. Lepremier qui inventa les tables loxodromiques fut'Lierre Nonius , en l’an 1530. Il les appela Rumbs ,en fa langue , & il en rit la supputation par les trianglessphériques, à quoi s’appliqua aussi Gérard Mer-cator & Steven, & en Bretagne Edouard Wricht,puis Robert Hues. Elles ont été portées à la dernièreperfection par Willebrordus Snellius, appelé Trij-phys Batavus , en son Histiodromie imprimée en• 1624. où il a traité cet art d’une manière géométri-que, & en a composé plusieurs Tables copiées par leP. Fournier , Hérigone & autres ; Sc au devant deson livre , il a mis une curieuse & savante Préfacequi contient toute l’histoire & le progrès de la na-vigation. Tous les Pilotes ont de ces tables pojirrégler leur course, qu’ils appellent tables loxodro-miques. Ce mot signifie un cours oblique, car ondécrit une ligne courbe , ou spirale.
Ce mot vient de oblique, &de -b si--;, course.
Le chemin que fait le vailleau, en suivant lesrumbs de vent, est toujours comme une loxodro-mie, excepté lorsqu’il court nord Sc sud ; car alorsil décrit un arc de méridien, & par-conséquent degrand cercle de la sphère ; ou lorsqu’il court est Scouest j car pour-lors il décrit une arc de parallèle ,& par conséquent d’un petit cercle de la sphère, àmoins qu’il ne soit fous la ligne. Hors de là le coursd u vailleau ira toujours obliquement & en spirale,eníorte que íuivant le rumbs nord nord ouest, parexemple , on tournerott toujours à Lentour du pôleseptentrional j sans y arriver jamais. Il semble d’a-bord qu’on feroit mieux de naviger par le grand cer-cle , en faiíant toujours décrire au vailleau des arcs•de grand cercle de la íphère, que de suivre la loxo-dromie ; mais la navigation par le grand cercle deman-de une ri parfaite connoiííànce de la Trigonométrie. .sphérique, 8 c des calculs ri longs Sc lì embarraílés,qu’elle est absolument impraticable en mer; Sc quandles Pilotes pourraient & voudraient s’alsujettir à certeméthode, je crois qu’elle ne les avancerait pas plusque la loxodromie , au moins dans les routes ordi-naires. Voye\ la comparaison de l’une Sc de 1 autreméthode dans Riccioli, le Père Fournier, le PèreDéchales, &c. Il est certain que l’usage est pour laloxodromie 3 Sc personne ne s’avise de naviger parle grand cercle. La réduction des cartes marines esttrès-exacte , Sc représente parfaitement les mêmesproportions que la sphère.
L o x o d r o MiQU e. adj. Terme de Marine. Qui con-cerne la Loxodromie j ce qui y appartient, qui y arapport. Loxodromicus. Tables loxodromiques , fontles tables de la Loxodromie, qui fervent a refondrepromptement Sc facilement les problemes principaux de la navigation. Ligne loxodromique , est l aligne que décrit un vaisseau faisant route, en suivantun des trente deux vents, cette ligne n’est pas droite.
LOXON. f. f. Terme de Mythologie. Surnom que1 on donnoit à Diane. Loxo. C’est le Scholiaste deCallimaque , qui nous l’apprend dans ses Scholiesiur l’hymne de Diane. Voye\ Voisins , de Idolol.
L. II, p. 2p.
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I.OY. Voyc\ Loi.
jpT LOYAL, ALE. ad). Ce terme vient de Loi, Scsignifie proprement , qui est conforme à la Loi. Onle dit des personnes 6c des choses. Appliqué auxpersonnes, il désigne quelquefois un homme plein
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d’honneur & de probité. Probus. C’est un hommefranc Sc loyal. Un cœur loyal. On le dit aulsiparlant de la droiture & de la probité des períonnés. Son procédé est franc & loyal. r-
jsT Quelquefois aulsi il est synonyme de Fidelle. 1dus, fidelis . Un vassal doit être loyal à son Seigneur.jpCT Dans le serment que les Ducs & Pairs font au arlement, le premier Président leur dit, Vous pro ^mettez cle vous comporter comme un loyal Sc magnanime Pair î , ,
fíLr Au-reste Ce terme n’est guère d’usage dans I e .yordinaire. Dans cette dernière acception, ^ vien _de leudes, qui signifie vajfaux Sc sujets, qu on a a Ppelle aulsi leodes Sc fidelles , leaux , seaux. ,Loyal, íe dit aulsi de la bonne qualité des chol eS »de ce qui a la condition requise par la loi, P ar 'donnance. Ce Receveur doit une rente de trois murde blé bon, loyal Sc marchand. Ce blé n’est Pêloyal, il a trop de seigle, de nielle, il est pi 6 * 11 ^charançons. Le poids de ce Marchand est loyal, ^bien étalonné. ,
On dit aulsi au Palais en matière de retrait, stss 1faut rembourser les frais Sc loyaux-c oûts, c’eu- â 'dire , les dépenses légitimes faites par l’acquér eU LOn appelle aussi loyaux-cohts, impenfie, à lege P ri Jcripta, ce qu’il en coûte pour faire expédier Sc l £veídes contrats.
Cette expression de loyaux-coûts vient de ce <s sles dépenses qu’on appelle de ce nom , font coflfosimes à la loi, font réglées , taxées par la loi, Sc l° r ,'qu’on rembourse les loyaux- coûts, ûn ne rembounque ce que la loi régie Sc prescrit : si quelqu’uu 3trop payé par sa saute, ou plus qu’il ne faut paQ 1 ”béralité, on ne rembourse que ce qui est dû loy a ^ment.
Loyal , en termes de Manège, se dit d’un chevalemploie toute sa force pour obéir, qui ne se defej 1point , Sc qui fait les manèges qu’on lui deinan» 'On dit aulsi , qu’il a une bouche loyale, quand vla bouche excellente, quand il a une bouche à p' e smain. Loyal dans plusieurs Comédies de MolidSc autres , est le nom d’un Sergent, d’un No [ílvre, â’c.
LOYALEMENT, adv. D’une manière franche & Wle, |ÌCT avec droiture, avec fidélité. Fideliter, cu!7ifide , fide integra optima. Se comporter loyaletnVendre loyalement.
LOYANG. Nom d’une montagne de la Chine, a3sommet de laquelle on ne peut grimper qu’en <fo. ujours entiers. Loyangus mons. Elle est près de f 1 ’ 1gnan. Ambajs. des Holi. P. I, c. 22. @ 3 ° il 1 ^aulsi une ville de ce nom dans la province de Q ual1gsi, au département de Taiping. ,
LOYAUMENT. adv. s’est dit autrefois pour UP 1
ment.
Mais quoi ! au fort, par loyaument servir ,
Je taficheroye à bien le desservir. Ma rot.
LOYAUTE, si f. Qualité de ce qui est loyal.probité. Fidelitas , fides. Quand on fait h° íTl1 ^ 3d’une terre au Seigneur dominant, on lui kstss ^foi & loyauté. On promet en se mariant une »° ^loyauté réciproque. Ce mot est vieux, Sc nC fpasser qu’en style de Pratique.- mC
LOYE. s. m. & f. Les Loyes sont naturels du
de Tsiompa. Ils ont essuyé une longue guérie ^les Cochinchinois, & en font enfin devenus t 1 ^tairas par* un traité de paix qui fut conclu e . ntr ^ oa ,deux peuples au commencement de ce sied e *tier des côtes des Indes Orientales. , pj 0 -
§3" Loye. Ville de la Chine, dans la province unan , au département de Queite. n.-effo ,
03“ Loye ( la ). Petite ville de France, dans fo
fur la rivière d’Ain. u jouis-
LOYER. s m. Prix qui est dû pour le louage , ^ j,éri-íànce , ì’occupation de quelque maifou ^ Latinitérage. Pretium locationis \ Sc dans la b? en dre6clogcrium , loquerium , locarium. § 3 “ On 1