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quatre croissans appointes, comme s’ils forraoientune rose de quatre feuilles. LimuU adversa. l.eslunels se trouvent particulièrement fur les écus desEspagnols, ou des Portugais.
LUNÉRA , ALUMÉRA. Nom d’une 'montagne de laTerre de Labour. Limera , anciennement Leucag&usCollis. Elle est entre Naples & Pouzzol. On ditqu’il y a quantité de soufre & d’alun, 8c qu’il ensort des fontaines dont les eaux font propres à gué-rir les blessures. Mat y.
LUNETER, v. n. Se servir de lunettes. Bon pour lestyle badin & marotique.
Conte^-nous donc votre fejlin ,
Si du Parnase astronomiaLa Troupe en parut fòrt émue.
Le grand Hugues (i) , & le Cajsin (2) ,
Ont-ils sué soir & matin
A luneter malgré la nue
Dans toutVOlympe Crystalin? Chapelle.
(1) M. Huygens, (2) M. Castìni.
LUNETTE^ f. f. Terme d’Optique. Conspicillum, specu-lare. Verre taillé de façon qu’il devient propre à groíìirles objets, à conserver , à faciliter Faction de la vue.Les Auteurs qui ont écrit des lunettes , & fur-toutduTélescope, ont été, entre autres, Képler , dès l’année1611. Joannes Hevelius 3 Scheinerus , EmmanuelMagnan, Galilée , Descartes , Sirturus , Mauroly-cus , Antonius de Dominis , Malapertius , Aquilo-nius , Vitellio, T arde us , Fontana, le P. Scot , Jé-suite , le P. de Rheita , Capucin, 8c Pierre Borelli ,dans divers Traités d’Optique, de Perspective &d’Astronomie. Les Ouvriers fameux ont été Toricelli,Fontana , Février, Chore\ , Campani Divini. Le fleurBorelli, Chymiste de l’Académie Royale des Sciences,a fait les verres' des lunettes de l’Observaroire.
Le Télescope est une lunette à longue vue, quiapproche les espèces des corps éloignés, & qui íesgroífit. On l’appelle auíll lunette de Hollande, oude Galilée, parce qu’on prétend que Galilée en aété l’Inventeur. Il est vrai pourtant qu’il n’en a paseu la première idée, comme ill’avoue lui -même. Cefut un Hollandois de la ville d’Acmaer , nomméJacques Métius, vers Pan 1607. M. Descartes ra-conte que ce Hollandois Rappliquant à faire des verresbrûlans , regarda par hasard au travers d un verre,Sc s’apperçut qu’il groffilsoit les objets éloignés. Bo-xelli, dans son Traité du télescope, dit que l’in-vention du télescope est due à Zacharias Johannides,Marchand de Middelbourg. Il y a de ces lunettessimples à deux verres, qui font Pobjectif 8c l’ocu-laire, & d’autres à quatre verres. La lunette de POb-servatoire de Paris a 76 piés du tuyau. MessieursDescartes 8c Hook, n’ont pas désespéré de pouvoirdécouvrir quelque jour des animaux dans la lune parle moyen des grandes lunettes : mais M. Auzout aprétendu qu’on n’en peut faire de plus longues quede 3 00 piés ; 8c qu’en ce cas on ne pourroit voirla lune que comme on la verroit de soixante lieuesloin fans lunette , à laquelle distance on ne pour-roit découvrir des animaux fur la terre. Les étoilesfixes nous parodient plus grandes à la vue simplequ’à la lunette , selon Galilée. Voye\ TÉLESCOPE.
On a rendu les observations beaucoup plus fa-ciles & plus exactes, depuis qu’on a mis des lu-nettes aux instr umens d’obfervation à la place despinnules. Pour achever la perfection des lunettes ,on a trouvé le moyen d’appliquer un treillis ougrille de filets très-déliés au foyer du verre oculaireconvexe 3 ce qui rend Pobservation plus juste. Onen voit la figure dans le Journal des Savans de Pannéer 667. C’est le Micromètre.
Le Microscope est une autre lunette courte, quisert à découvrir les plus petites parties des objetsqu’elle grossit extraordinairement. Il s’en fait auíllà plusieurs verres. Il .y a d’autres microscopes sipetits , qu’ils font faits d’uu Y erre qui n’est gros
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que comme la tête d’un épingle, & ils f° nt csets merveilleux. Gaílendi dit avoir vu emeutir unciron avec le microscope. Il y en a aussi pourpeuple, qu’on appelle lunette à puce, q ul n< j ^autre chose qu’unê petite bouteille dans laque eregarde par un fort petit trou. Microfeop iurn ‘ ^
Lunette polyèdre , du à facettes ", est ce que I e ^ eU y stappelle lunette' d’avaricieux , qui se fait avecverre taillé , qui multiplie autant de fois Pobj era de faces. Il se fait de belles perspectives d £rapportées avec des lunettes à jacettes-, dont adécrit par le P. Nicéron dans ía Perspectif >par le P. Kircher en son Livre de la Magie, elumière 8c de sombre.
Lunettes , au pluriel, Conspicilla , sont deux ve ^enchâsses dans de la corne, ou autre matière, st 11applique fur le nez 8c devant les yeux, pour a, aux vieillards, & à ceux qui ont la vue courte, ^lire & à écrire , ou à découvrir mieux les objet-”On les appelle aussi Besicles. Il y en a qui fet' veIJà grossir les objets ; les autres à conserver seule 111 JTla vue, qu’on appelle Conserves. On a fait a U st' 1lunettes à longue vue , pour appliquer auxyeux , qu’on appelle Binocles , dont a écrit le j *Chérubin, Capucin , 8c avant lui le P. Rheita, dmême Ordre, en son Livre intitulé Oculus F n ° c& Elu , lequel avoir trouvé aussi l’invention dlunettes à trois ou quatre verres. Voye p BlNOd •Les lunettes ont certainement été inconnues aiaAnciens ; mais aussi elles ne font pas si modenjque le télescope. Francesco Rédi prétend que C 11vention en a été faite au XIII e siècle, depuis l’an 1 'jusqu’en 1311. 8c qu’Alexandre Despina de ì’Osdes Frères Prêcheurs de Sainte Catherine de Pi* e *qui mourut dès l’an 1313. en communiqua l’inv e11tion , qu’il trouva de lui-même, après qu’il CLl ,appris qu’un autre en avoir trouvé le secret, letril ne vouloir pas communiquer. Cela est écrit d â ° sla Cronique de ce Couvent. Il dit encore, que d jl1 ?un vieux Manuscrit composé en 12.99. qu’il a p aLl1ses Livres, il est parlé des lunettes commechose inventée en ce temps-là : qu’un fameux F c ° /bin , nommé Jourdan de Rivalto , dans unqu’il composa en 130p. dit exprelfément qu’il Mavoir pas encore 2.0 ans que les lunettes étostrouvées. Il cite encore Bernard Gordon , dans M 1Livre du Lilium Medicine , , composé en la 0 eíl ' eannée , où il parle d’un collyre, qui étoit bon P°JÍfaire lire un vieillard sans lunettes. Du Cangequ’il y a un Poème Grec, qui se trouve en Manust 1dans la Bibliothèque du Roi, qui montre qu £ , - (lunettes étoient en usage dès l’an 1150. Et il est ‘Lmention de ces lunettes dans le Dictionnaire <stCrufia , au mot Occhiale. On cite là un en<h^des Prédications du même Frère Jourdan , q u î cqu’il 11’y avoir pas 2.0 ans que les lunettes avc l£ ,
été inventées. Or , Salviati a remarqué que cesdications furent faites depuis l’an 1300, just 111336. Il en est auísi fait mention dans le Livt' e ^Gui de Chauliac, Professeur de Médecine àpellier, intitulé La Grande Chirurgie , compost, ^l’année 1363. Il y a aussi un Arrêt du 12 Noven u ’1416. rapporté par Ménage en son Livre Am* nltaJuris , qui fait mention de ces lunettes ; & d’ aU £lltémoignages anciens cités par le sieur Coini cl S ;son Traité des lunettes. Voye p sur- tout le Tr-'O'xMM. Rédi , Médecin Italien, qui en a écrit foRtement. . du
M. Tinélis , dans le Journal de Médech ie ^premier Octobre 1681. dit que M. Rohaust ^trompé en écrivant dans fa Physique, a P ie f [g deDescartes, qu’on doit la découverte de la lu n£t ^ j alongue vue à Jacques Métius , Hollandois , d 1 ctrouva par hasiird ; il n’y a point d’appat' er î ce ^ u ,cette histoire soit supposée. M. De Moncom S >teur digne de foi, témoigne dans ses Voyag eS p £ j nrl - clogeoit à Alémaer, en Hollande, chez un - t tl0 uyénommé Métius , neveu de celui qui aV °
1 invention des lunettes d’approche.