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M. Descartes qui avoir été longtemps en Hollandea,ls un commerce perpétuel avec les Savans & lesutieux de ce pays-là, pouvoir bien s’assurer dea vérité ou de la fausseté de ce fait , rapporté pares Auteurs contemporains. Le Roisi, entre autres,à que Galilée étant à Venise, on lui rapporta qu’un^°Uandois avoir trouvé une espèce de Lunette , quia Pprochoit les objets ; & qssayant conçu, fur lera Pport & la description qu on lui en rit, ce quepouvoir être, il donna le mieux qu’il put, laà deux verres, les attacha aux deux boutsûsin tuyau d’orgue; & fit voir à Messieurs de Ve-de dessiis la Tour de S. Marc , les merveillescette nouvelle invention. Cet Auteur ajoute quedepuis cette heure-là , Galilée avoir beaucoup tra-vaillé à perfectionner les lunettes (Rapproche , &mérite par la perfection qu’il leur donna, que Tinvention lui en fût attribuée.
II ne sert de rien de dire que Jean Baptiste Porta ,av ant Pan 1609. que l’on prend pour l’époque dedécouverte , avoir parlé dans le dix-septièmeChapitre de son Traité de la Magie naturelle , desverres concaves, qui approchent les objets éloignés,p- des verres convexes, qui grossissent les objets quiI°nt proches. Ce que cet Auteur dit à ce sujet, est" embrouillé ct fi obscur, que Képlérus après Ra-v°h examiné par l’ordre de PEmpereur Rodolphe,déclara à ce Prince qu’il étoit inintelligible.
II est vrai que le P. Mabillon témoigne dans son'Oyage d’Italie , qu’il avoir vû, dans un Monastèrede son Ordre , les Œuvres de Commestor écrites à la
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main
par un nomme
Coradus au treizième siècle ,
®u ss trouve à la troisième page un portrait de Pto-°mee - qui contemple les Astres avec un tube àH jatre tuyaux ; mais ce P. ne dit point, que cej e fût garni de verres : & en effet 011 ne fe lervoit5 tube en ce temps-là , que pour conserver & di-s ’’S cr la vue , ou la rendre plus nette , en séparantcette invention, les objets qu’on regardoit, desa titres dont la proximité auroit empêché de voir®eux-là bien distinctement. Inexpérience est con-ior me à ma conjecture ; car fans tube même, &Cn Regardant feulement entre nos doigts un peu ou-Verts , ou par un trou d’épingle dans une feuilleE Papier , les objets nous en parodient beaucoupplus nets. Et pour moi, qui ne faurois lire fanslunettes , je lis assez facilement de la forte Récritureque j ai de la peine à lire quand je la regarde avecles deux yeux.
Quoiqu’il en soit, il faut avouer que les principes4 ’Optique, fur lesquels fe font les lunettes (Rapproche,le trouvent dans Euclide & dans les anciens Géo’mètres, & c’est faute d’y avoir réfléchi, quon a été' mngtemps fans découvrir cette merveilleuse ine mion, comme beaucoup d’autres qui demeurentEchecs dans leurs principes , & dans la majesté dea Nature, comme dit Pline, jufqu’à ce que la ré-e rion ou le hasard les développe, & les mette au
I C est p a r la raison des contenances , que touteses personnes considérables en Espagne & à Veniseh°ttent des lunettes fur le nez ; folie qui a fa sourceuan S 1 ’ or g U eil de la Nation, qui se pique dunepro-°nde sagesse , & de considérer toutes choses de fort^ res - comme les vieillards, & les personnes qui,m use leurs yeux à force de regarder. La derniereç Ilc que la France a donné à l’Espagne , se voyantmaronnée de tous ces gens à lunettes , qui l’éplu-- ° ienc depuis la tête jusqu’aux pieds, dit plaisam-^, c m a un Gentilhomme François , qui étoit auprèsU e e > Je pense que ces Messieurs me prennent pourte vieìilf. rtirnnìnnp rlnnr ils veulent dcchissier
Marv.
jus C y ieille chronique, dont ils
st^aux points Sc aux virgules De Vign.
Un n r a PP e]le en Architecture , des voûtes à lunettes ,c f e e 'pèce de voûte qui traverse les reins d’un ber-u ->' Cest lorsque dans les côtés du berceaune voûte, on y fait de petites arcades pour yl atJ quer quelques jours, ou des vûes. On la nommene ^f ^ La fe > quand elle coupe obliquement un
berceau; 8 c rampante , loriqueson ceintre est rompuLa lunette est une portion de voûte percée dans uneautre, dans laquelle elle forme une eípèce de fi-gure de croiflant de lune, d’où elle tire Ion nom.Frézier. Ainsi lunette en ce íens signifie petitelune ; c’est un diminutif de lune.
Lunettes , fe dit aussi par antiphrase en matière debâtiment, d’un mur qui bouche ou qui ôte la vûe.Cette maison avoir vûe fur plusieurs jardins ; maisle voisin, a élevé son mur , & il lui a donné leslunettes.
Lunettes , est aussi un terme de Capucin, qui fe ditd’un morceau de cuir , ou detostè en forme delunettes , qu’on donne aux jeunes Capucins qui ontégaré la vûe, qui n ont pas allez baillé les yeux.Porter les lunettes.
Lunette , fe dit aussi d’une petite ouverture qui fefait dans le toit d’une maison, ou dans la flèched’un clocher, pour donner du jour à la charpente.
Lunette, en terme de Menuiserie, est une planchede bois percée en rond , pour servir de siège à unprivé, ou à une chaise percée. On a commandé àce Menuisier une lunette pour un privé. On appeiíeaussi lunette , cette ouverture qui est au derrière dessoufflets, par où entre le vent, Sc qui fè ferme endedans par la soupape.
unettes , en termes de Fortifications j font desenveloppes qui sc font au devant de la courtine. Ellesfont composées de deux faces qui font un anglerentrant , Sc sc construisent ordinairement dans desfossés pleins d’caq., pour y faire l’cffet d’une fauísc-braie. Sc en disputer le passage. Elles ont cinq toises delarge, dont le parapet en a trois. Les lunettes font unepetite demi-lune, ou un petit ravelin. On s’en sertpour couvrir ou défendre tel ouvrage que l’on veut.Souvent on les place de côté & d’autre d’une demi-lune , en manière de contre-gardes. Il y en a dedeux sortes , les grandes Sc les petites lunettes. Lespetites flanquent simplement les demi-lunes , Sc lesgrandes les couvrent entièrement. Elles ont un rem-part , un parapet, une banquette , Sc dans le milieude chaque côté on pratique un retranchement.
Lunette. Terme de Corroyeur Sc de Peaussier. C’estun instrument qui est d’acier , grand comme uneassiette qui a un trou au milieu pour palier la main ,qui est bien aiguisé tout au tour , & dont le Cor-royeur & le Peaussier se servent pour parer les peauxde mouton , de veau , de chèvre , Sec. Parer à lalunette. Ces sortes de lunettes sc font en Allemagne.
Lunettes , en termes de Manege , font deux petitespièces de feutre relevées en boise , qu’on appliquefur les yeux d’un cheval vicieux, ou qui ne veutpoint sc laisser ferrer, ni monter. Oculares offuciapratenta oculis.
On dit aussi, Ferrer un cheval à lunettes , ou àdemi fer , c’est-à dire , avec un fer dont on a retran-ché la partie des branches qui est vers le quartier dupié ; ce qu’on appelle les Eponges.
On appelle en Horlogerie lunette , le cercle demétal qui enferme ct soutient le cristal d une montre.II sc dit aussi de la partie de l’étui qui répond àce cercle. Cryjlalli margo.
Lunette , en Orfèvrerie, c’est la partie d’un so-leil destinée à placer Rhostie. Elle est fermée dedeux glaces, & entourée d’un nuage d’où sortent derayons.
Lunette
trouée , - - . -
divers ouvrages qui sc tournent en l’air.
Lunette , sc dit au jeu de Dames, lorsque l’un desJoueurs joue de telle manière, que l’autre Joueurpeut mettre une de ses dames entre deux de celles deion adversaire ; ensovtc que l une des deux scit ne-ceílairement en prise-
Au jeu d’Echets, on appelle aussi lunette au mé-mo íens, quand on peut placer une piece entre deuxautres, de manière que Rime ou 1 autre soit néces-sairement en prise. Cette expression vient de ce que
Qqqq ij
chez les Tourneurs, est cette pièce de boisqu’ils appliquent fur leur tour, pour faire