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ces trois pièces font une espèce de figure de lunette ,ou de triangle.
Éunette , est la partie d’un chapon , d’un poulet,d’une perdrix , &c. qui est entre le cou & festonne ,qui est soutenue par deux petits os qui forment unangle aigu. On tient que la lunette est la partie laplus délicate du chapon.
On dit proverbialement, à celui qui s’est trompéen regardant quelque chose. Prenez vos lunettes 3chauliez vos lunettes. On dit auffi , en se moquantd’un grand nez , Voilà un beau nez à porter lu-nettes.
Dans le temps que je dis adieu aux Muses , je disà M. De Court : Un vieillard ne doit plus s’occuperà faire des vers. Ni à faire f amour , répondit-il,principalement lorí'qu’il commence à fe servir delunettes. C’est le proverbe qui le dit : Bon jourlunettes., adieu fillettes, ànest fait pour l’amour.
LUNETTÍER. f. m. Ouvrier qui frit & qui vend deslunettes. Specularius. Les Miroitiers & les Lunct-tiers ne font qu’un Corps Sc une meme Maitriíe.
Lunettier , ière. adj. Celui ou celle qui met deslunettes.
..... II s’en fallut bien peu
Que l’on ne vit tomber la Lunettière. La Font.
LUNEVILLE. Que les Lorrains prononcent Lunéville.Nom d’un bourg du Duché de Lorraine. Lunevilla ,Mortana. Il est fur la pedte rivière de Vézoufe , prèsde la Murte, à six lieues de Nancy , vers le cou-chant. Maty.
LUNGGAN. Nom d’une ville de la Chine. Lungga--num. C”est la septième capitale de la province deSuchuen. Elle n’est pas éloignée de la source dufieuve de Feu. Elle est défendue de très-solides mu-railles, parce que c’est la clef de la Province. Ellea au nord le mont de Cungtung, qui s’avance juf-qu’aux terres du Royaume de Sifan. Ambaff. desHollandois à la Chine , P. I , p. 2 jj.
LUNGH. f. m. Terme de Calendrier. Nom que lesTartares du Catay donnent au cinquième de leursmois célestes , au cinquième signe du Zodiaque, à lacinquième année de leur cycle duodénaire , à la cin-quième des douze heures du jour. Ce mot dansleur Langue hgnitíe dragon , serpent, crocodile.
LUNGLI. Nom d’une ville de la Chine. Lunglium.C’est la quatrième ville militaire de la province deQuiecheu. Elle est au couchant de celle de Sintien ,& commande à deux fortereíìes dont les territoiresfont habités par des montagnards, qui prennentquelques teintures des mœurs & des loix des Chinois , depuis qu’ils trafiquent avec eux. Ambaff. desHollandois à la Chine , P. I , p. 2yS. j
LUNGMUEN. Nom d’une ville de la Chine , dansla province de Quangtung , au département de jQuangcheu. j
ffr C’est auffi le nom d’une petite forteresse de la Chi-ne , dans la province de Péking , au départementde Sifen & d’une montagne dans la meme province.
§CT LUNGNAN. Nom d’une ville de la Chine, dansle Kiangsi , département de Cancheu.
LUNGNIEN. Nom d’une ville de la province deFokien, au département de Changcheu.
LUNGPING. Nom d’une ville de la province dePéking, au département de Chinting.
LUNGTE. Nom d’une ville de la Chine , dansla province de Xensi, au département de Pingleang.
LUNGYEN. Voye% Lon-yen.
LUNGYNG. Forteresse de la Chine, dans la pro-vince de Chekiang , département de Kiucheu.’
flCTLUNGYO. Forteresse de la province de Suchuen,au département de Jungning.
LUNI-SGLAIRE. adj. Terme d’Astronomie , & deChronologie , qui fe dit de ce qui est composé dela révolution du soleil & de celle de la lune. Lunì-folaris. Il se dit dans cette phrase , farinée Luni-fo-laire est une période d’années faite par la multiplica-tion. du cycle de la lune, qui est 19. par celui du
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soleil, qui est 28 , ce qui donne 552. dans lecflfespace de temps ces deux Astres reviennent aux inc-ines points. Marris.
flCf Cetce période est appelée Dionisienne de Dcn^le Périr, son inventeur.
LUMISTES. f. m. C’est le nom que f Auteur de kLettre fur les prétendues influences de la lune ,donne aux gens trop crédules, qui attribuent àcette planète une infinité d’événemens , dont ^ loa "tient qu’elle n’est pas la cause. Merc. d’Aoàt * 7 'A\
LUNULE, s. f. Terme de Géométrie. Plan terminépar les circonférences de deux cercles qui fe touchenten dedans. Voye £ Ozanam. La quadrature des [fnules , ou lunes d’Hypérocate de Scio , nous a -aRtrouver un triangle rectiligne , parfaitement égal adeux lunules , par conséquent si le triangle est Re-cèle , & les lunules égales , on f air qué la moitié c çtriangle est égal à chacune des deux lunules j iv.cû^le triangle est scalène, Sc les lunules par conséquentinégales , il est impossible de déterminer la psttkdu triangle qui est égale à chaque lunule-, ce Ç í0 'bleme revient à celui de la quadrature du cercie»& f un est auffi difficile que faune.
On appelle auíîì lunules en Astronomie , les q uítre Satellites de Jupiter, & les cinq Satellites &Saturne. Lunule.
Lunule. 1 erme d Antiquité. Ornement que les Pat* Jciens portoient íur leurs souliers, peut-êtremarquer f ancienneté de leur race , ainsi que ieSpeuples d’Arcadic , qui prenoientle titre deparce qusils prétendoient être plus anciens queLune, & f être autant que Jupiter.- Voyef Sénéquéle Tragique, ( m Hippolyto ) qui désigne lapar cette périphrase : ' ,
Sidus pojl veteres Arcades editu
u m.
Le Roi Numa fut l’inventeur de cet ornemen^Martial ( lib. 1. epiji. 2 p.) parlant d’une ancie» jl "noblelìe , dit :
Non heflerna sedet lunatâ lingula planta.
On touve dans Stace (/. /. Sylv. 2 . v , 22. ) P 11 'tricia Lima .
Plutarque , dans íes Questions Romaines ,apprend que ces petites lunes étoient un symbole 4 ulíigninoit que les âmes de ceux qui les portoieU »dévoient un jour être élevées au-deílus de la Lune , 0 ^qu’elles étoient f emblème de f inconstance de latune, à cauíè des disterentes phases de la pk 116dont il s agit. , >
Cependant Isidore ( Oríg. I. 3 p , c. 34) pre re! f,que cet ornement n’étoit point la représentatif 0 ^la Lune en son croissant, mais la figure de la k u "C , pour désigner le nombre de cent , & qu’onloir par-là conserver le souvenir de celui des ^nateurs établis par Romulus. ( • sir '
Les Savans ne font pas d'accord fur fendro-îsoulier où l’on plaçoit certe petite lune. L’e>pssl cela plus généralement reçue est que c’étoit une Ç l P q ude boucle d’ivoire qu’on atcachoic íur la che v ’^ ]igSpied. Albert Rubenius a remarqué que les a« cl ^ j astatues ont cette boucle fur la partie d’- 1 P\,plus élevée ; mais Ferrarius ( in AnaleB’f j a
Vefl. c. j y ) assure que cette boucle nsétossP ^
petite Lune des Patriciens, qu’elle ne fer V ° IC j aC éeíèrrer le íoulier , & que la petite Lune etoit .aux talons, u -,.? âfpœyíÁaiç, D ou venoit le a ]jsil,Nobilitas in Afiragaiis. Ceux qui persscm.croient que, selon Philostrate , dans ses u 0 \\d sSophistes, ( /. 2. in Herode Attico ), cctce p oU iietne se mettoit pas sur la partie antérieure ç y inV ::2mais autour du talon. U faut s’en tenir audes premiers. Les autres ne paroissent P [£ , Lentendu ie mot dont fe sert Phu° ‘ piAoS
que Didyme , en parlant de la chausture " jjquentd’Homère { II a y. iS ) Sc Héfychius e - -
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