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tes d’un jardin, & on dit : Mouilles un peu ces giro-flées. Voye\ Arroser , Arrosement.
Mouillé , ée , part. Irroratus , aspersus , madidus. Il fedit proverbialement en ces phrases. Se couvrir d’undrap mouillé ; pour dire, alléguer une méchante ex-cuse qui aggrave la faute, au lieu de la rendre pardon-nable. Être mouillé comme un canard ; pour dire,ctre beaucoup mouillé ; faire le lâche , n avoir pointde cocus. Il y a un jeu d’enfanr qu’on appelle au doigtmouillé j quand on propose à deviner le doigt qu’on amouillé fecrettement. On dit auíll pour mépriser uneétoffe ; Sc dire qu elle ne durera rien, que c est dupapier mouillé. On dit auflì,
De pavésec bois mouillé,
Libera nos , Domine.
fdTMOUILLET. f. m. Terme de Charon. Ce font deuxjantes assemblées en dedans,de façon quelles formentune ovale qui sert aux Charrons à poser les moyeuxde roue quand ils veulent faire les mortoifes pour pla-cer les rais.
MOUILLETTE, f. f. Apprête ; petit morceau de painlong Sc menu, préparé pour tremper dans des œufs ala coque. Frufiulum panis oblongum.
MOUILLOIR. f. m. Sorte de petit vase dont les fem-mes fe fervent pour y mouiller le bout de leurs doigts,en filant leur quenouille. Netricis vasculum. Elle a tou-jours son mouilloir attaché à fa ceinture. Quelques-uns ne fe fervent que dune éponge légèrement im-bibée.
On fe sert auflì de mouilloir pont retordre le fil.
$CF MOUILLURE, f. f. Action de mouiller , ou état dece qui est mouillé. Mador. Il faut donner une mouil-lure au papier avant l’imprestlon. Les Jardiniers disent,il fa ut donner une bonne mouillure à cet arbre, c’est-à-dire , l’arroser amplement.
MOOTSSEAU. f. m. Terme de la Marine des Galères.Corde avec laquelle on lie aux aurails ou aux anneauxles caps qui fervent à amarrer.
MOUISSON. f. f. Vieux mot. On a dit autrefois Mous-son des vaches, pour dire, la traite des vaches.
MOULAGE, f. m. La partie du moulin qui sert à fairetourner les meules pour moudre. Molitura 3 commo-litio. Le corps de ce moulin est bon ; mais le moulagen’en vaut rien.
Moulage. Terme de Coutumes. Droit de moulage ,estun droit que les Seigneurs levent fur leurs vassauxpour la mouture des grains au moulin banal. Tributumpromolitura.
' %fT Moulage. Terme de Potier qui signifie des carreauxmoulés. Lateres ejsormati. Voilà bien du moulage. Onle dit aussi de la façon que le Potier donne à la terreglaise, en la mettant dans des moules pour en fairedu carreau.
MOULAGE. On appelle Moulage , le mesurage des boisà brûler ou faction par laquelle on les messire. On ledit aussi du droit qui est dû aux Mouleurs de bois.
Moulage , terme d’Artificier. Ce mot qui devroit signi-fier faction de mouler, est pris chez les Artificierspour la matière. Ils l’entendent des cartons faits ex-près pour former les cartouches des artifices, lesquels *font composes de plus ou moins de feuilles de gros• papier gris collé, suivant la grosseur des fusées aux-quelles ils ssint destines ; ainsi ils disent du moulagede trois, de quatre , de cinq , 6-c.
MOULANT, f. w. Le Garçon de Meunier qui est atta-ché à faire moudre le grain. Molitor. Ce Meunier aun bon moulant. „ (
Moulant, f. m. Meule. Sont tenus les puines de contri-buer aux frais des moulons, tournans & travaillans dumoulin. Coutume de Paris 3 art. If L exemple suivant,tiré d’Auzanet fur cet article, détermine ce mot à lalignification de meule. Pour prévenir les contestations,on pourroit laiílerà famé tout ce qui fe trouvera dansf enclos de son préciput ; moyennant quoi il feroit aulîichargé lui seul de toutes les réparations, Sc de l’entre-tenement des meules, tournans Sc travaillans,
MOULATE. Voye% Mulâtre.
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ffXMOULE. f. m. Creux artistement taillé,qui sert à for-mer une figure , ou un bas relief, soit par la voie dela fonte , loir par impastation ; Sc généralement tourinstrument qui sert ou à donner ou à déterminer laforme que l’on veut donner à quelque ouvrage. Ty-pus tproplaj’ma. Les Fondeurs font obligés de faire desmoules pour faire des statues, des cloches, des canons.On fait des figures de cire, de carton , d'argile, dcplâtre dans les moules. Plusieurs autres Artisans tra-vaillent auflì fur des moules , fe fervent de moules. Unmoule de Chandelier, est un morceau dc bois de noyer,creusé & raboté proprement, où l’on fait couler dufuis tout chaud par un tuyau de fer blanc, lorfqu’onfait de la chandelle. Un moule de Plombier est unetable faite de grosses pièces de bois bien jointes, lon-gue quelquefois de dix-huit piés, & large de trois ouquatre. Un moule de Potier, est un morceau de boisde chêne de neuf pouces en carré fur un pouce d’épais.Un moule de Cartier, est une planche de bois, larged’un bon pied, Sc longue de deux pieds Sc demi, oùfont gravés les modèles des cartes qu’on appelle têtes ,Scfur laquelle, après lavoir bien frottée de noir avecune brollè, on couche une feuille de papier de íàgrandeur pour mouler les têtes. On appelle aussi mouleune espèce de petie tenaille creuse , dans laquelle onfàir des balles de plomb. Il y a des tuilles du grandmoule Sc du petit moule ; pour dire, de diverses gran-deurs. On appelle aussi bois de moule celui qui estd’une certaine grandeur, Sc qui est mesuré dans desmembrures ou des anneaux. Le bois de moule doitavoir pour le moins dix-huit pouces de groílèur parl’Ordonnance.
MOULE de fusée. s. m. C’est un canon de bois ou dematière métallique, dans lequel on introduit le car-touche vide Sc étranglé par un bout, afin qu’il y soitappuyé pour résister à la force de la pression de lamatière combustible qu’on y foule à grands coups demaillet.
§CT Les Appareilleurs &: Tailleurs de Pierre appellentaussi moules ou patrons, ces formes ou modèles decuivre, de fer blanc , de bois ou de carte qui leur fer-vent à tracer les profils des ornemens d’Architeélurcdessinés par f Architecte.
|"fT Le Moule ou Calibre des Maçons est un morceau debois ou de tôle, évidé en dedans suivant les contoursdes moulures ou corniches qu’ils ont à tirer.
Moule propre à mailler des filets. Il est fait de bois.Voyez-en la figure dans le Dictionnaire (Economique^au mot Filet.
Ces mots viennent de modulus Sc de modellus.
Moule , fe dit figurément en Morale, du modèle, qu’onfe propose d’imiter. Exemplum , exemplar. Cer hom-me s’est formé fur un méchant moule , a suivi unmauvais modèle. L’ame du Souverain est un moulequi donne la forme à tous les autres. Monte s q.
On dit proverbialement, qu’une chose ne fe jettepas en moule ; pour dire , qu’elle n’est pas 11 facile àfaire qu’on pense, qu’il faut du rems pour l’achever.On dit aussi d’une chose dont on ne doit pas trop re-gretter la perte, que le moule n’en est pas rompu ; oud’une autre qui est rare, que le moule en est perdu.On le dit aussi dans le discours familier , en parlantdes hommes. On dit aussi conserver le moule dupourpoint ; pour dire, fe conserver, lè ménager dansles périls de la guerre. Cette dernière expression estballe.
jTfCT Moule. Nom que I on a donné à certains coquilla-ges. Il y a des moules de-mer, Sc des moules d’eau-douce dans les rivières Sc dans les étangs. C’est un pe-tit poisson enferme dans une coquille de forme oblon-gue , bleue Sc noire. On fait des potages aux moules.On les mange aussi en fricassée.
Cet animal singulier ne reçoit fa nourriture, Scne respire que par l’anus : il n a ni veines ni artères,Sc il ne s y fait point de circulation. Il est herma-phrodite , & ce qu’il y a de plus étonnant, il fe mul-tiplie indépendamment d’un autre animal de son es-pèce.
Comme il est des deux sexes, on l’a fait dans notre