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langue masculin & féminin. Quelques-uns diíent unmoule ; le plus grand nombre une moule. L’Acad. nele fait que féminin.
fl‘ Dans quelques Provinces on l’appellc moucle 3 enlatin my culus Sc musculus , d’où l'on prétend qu’estvenu le nom de muscle , parce que les Médecins com-parent les muscles des Animaux à ces Poissons.
|p“ On peut consulter sur les moules M. Poupart, Mé-moires de l’Acad. des Scienc. 1706. M. Mery, Mém.de l’Acad. 1710. M. de Réaumur , mêmes Mém. an.1710 & 1711, & Antoine de Heyde, Médecin d’Ams-terdam , qui a donné un Traité de Anatomiâ Mytuli.
fp* MOUL-ÉLAVOU. s. m. Nom qu’on donne auMalabar à un grand arbre, espèce de limon, quiproduit du coton dont on se sert dans les matelats ,les oreillers, 6'c. C. Bauh. l’appelle Gollypium arbo-reum caule spenoso. Arbor lanigera spinosa. Du dard.de Mal,
MOULÉE, f. f. Est une poudre qui se trouve sous lameule des Taillandiers, qui est mêlée des petites par-ties de fer Sc de la pierre qui se détachent, quand ilsaiguisent leurs ferremens. Samiatoris ramenta. Il estdéfendu aux Teinturiers d’cmployer de la moulée 3parce qu’elle rend les teintures fausses.
MOULER, v. a. Jeter en moule. Opus ad proplasmafingere , ex'proplapnate exprimere , ducere. Cette fi-gure n’est pas taillee au ciseau, 011 l’a moulée. Il est dé-fendu à toutes perlonnes de mouler ou jeter en plâ-tre , ou en cire , Sc de fondre en cire perdue aucunesfigures, fans les avoir fait visiter , ou s'associer avecles Maîtres Sculpteurs.
Mo uler , signifie auss , tirer en moule ; appliquer duplâtre fur un ouvrage de relief pour en tirer un creux,c'est-à-dire , pour lui faire prendre l’empreinte detelle manière qu’il puiíTè servir de moule pour enfaire de semblables. Proplasma effingere , delineare.Le Roi a fait mouler la colonne de Trajan, on a ap-porté les creux en France. Voyez au mot Modéler.André Vcrochio, qui vécut vers le XIV e siècle , fut lepremier qui moula le visage des personnes mortes,pour en garder la ressemblance.
Mouler, signifie encore , imprimer avec des caractè-res. Typis excudere. J’ai fait dreller mon factum, ilne me reste plus qu’à le faire mouler. Ce mot n est pluscn usage en ce sens qu’au participe : encore ne s’eníèrr-on qu en raillant, comme on peut le voir plusbas dans les façons de parler proverbiales. On dit pour-tant mouler des cartes à jouer.
Se Mouler fur quelqu’un, se dit figurément, pour seformer sur le modelé de quelqu’un. Ad alterius exem-plum se conformare. Cela ne se dit point dans le beaustyle.
Mouler , parmi les Potiers, c’est mettre de la terre dansle moule. Vasficllle formare.
Mouler du bois, c’est arranger du bois dans une mem-brure , dans des cordes on anneaux, ou autres indu-rés de police pour le mesurer. Caudice manulo meure,caudicariam struem metire , admetiri. Il y a des Offi-ciers créés pour mouler le bois furies ports. Voye%Mouleur.
Mouler , se dit proverbialement en ces phrases. Il fautcroire que cela est vrai, car il est moulé , c’est-à-dire,jfpprimé. Typis exprimere. On dit auffi, qu’on en feraMen mouler à quelqu’un ; pour dire, qu’on lui don-bien de la peine. On dit auffi, que quelqu’un
s E fait mouler ; pour dire, qu’il a fait imprimer quel-que chose dc lui"
MOULÉ, ÉE, part. Il a les significations de son verbe.
Figure moulée. Médaille moulée. Chandelle moulée,moulé.
Colonne moulée. Les Architectes appellent colonneT ^ U js e 3 ! me lionne faite par impastation de gravier,inent Ca ^ oux diverses couleurs, liés avec un ci-p ou mastic, qui durcit parfaitement, Sc reçoitp comme le marbre. Columna madiche coagmen-tata. n appelle marches moulées 3 celles qui ont uneraoute avjc »„ «te a „ bord ac lcur %ì g a
^ e °, vL E ‘ p 'RV Excusus typis. Sa lettie est
'î a ufli lisible que li elle étoit moulée.
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fy Vos manuscrits fouirent des négligences qu’à versmoulés on ne pardonne pas.
$éT On dit proverbialement d’un homme qui défère àl’autoriré de quelque livre que ce soir, qu il croît tource qui est moulé.
fr Le peuple dit substantivement lire le moulé 3 liradans le moulé.
fT On appelle auffi lettre moulée 3 une écriture à lamain, dont les caractères font de la même forme queceux des livres imprimés.
fy MOULERIE. si f. On appelle ainsi dans les grossesforges, batelier où l’on jette en moule tous les ouvra-ges en fonte.
MOULET. f. m. Calibre de bois dont fe servent les Me-nuisiers pour régler l’épaiíîèur des languettes des pan-neaux,qui entrent dans les rainures fur l’échantillon dabouvet.
MOULETTE. f. f. Sorte de petite coquille blanche ,dont on fe sert pour fermer Sc revêtir des figures dcrelief. ConchyU 3 conchylia.
Moulette. f. f. ferme de Fleuriste. Tulipe qui est d’unorangé tirant fur la brique Sc blanc. Elle est printa-niere. Morin.
féT MOULEUR, f. m. Dans les arts méchaniques, c’estl’ouvrier qui se sert du moule , sur tout dans les ate-liers où le moulage n’est qu’une des mamruvies parlesquelles l’ouvrage doit palier avant que d'être uni.
fy Mouleur en terre, enjable. C’est une des quatrequalités que les statuts des'Fondeurs donnent aux Maî-tres de cette Communauté.
Mouleur de bois. Officiers qui font commis lur les
E orts Sc dans les chantiers pour mouler & mesurer leois. Caudicaria struis mensor. Les Mouleurs de boisfont tenus par l’Ordonnance d’avoir fur les ports Scdans les chantiers des mesures de quatre pieds pourmesurer les membrures, & des cha.nes Sc anneauxpour le bois de compte, cotrets Sc fagots, & doiventmettre des banderoíles aux barreaux & piles de boiscontenant la taxe. Les Mouleurs Sc leurs aides ne doi-vent point mettre en membrure les bois tortus , nidans chaque voie plus d un tiers de bois blanc.MOULIERE. f. f. L’endroit où l’on pêche les moules .MOULIN, f. f. Forte machine qui íert a pulvériser plu-sieurs matières. Moletrina , pistrinum. On le dit pre-mièrement de ceux qui servent à moudre du blé, Scautres grains, pour en faire de 1 a farine. Le droir dcbâtir un moulin est un droit féodal. Les moulins à ventfont ceux qui tournent par la force du vent, qu’onrecueille dans des toiles, ou volans. Il y a dans les Mé-moires de Trévoux iji 2 3 p. 2 í76 3 une Dissertationdes proportions, des figures Sc du nombre des ailesdes moulins à vent verticaux. Moulins à eau 3 fontceux qu’une rivière, ou une chute d’eau fait tourner.
On les appelle moulins à volets 3 lorsque l’eau vientpar-dessous, & moulins à auges 3 iorsqu’elle vientpar-dessus. Il y a auffi des moulins à bras portatifspour l’armée, qui fe tournent à force de bras, ou parle moyen d’un cheval. Il y a auffi de petits moulinspour broyer le poivre , des grains de moutarde, ducassé, Sc qui fe tournent à la main avec une simplemanivelle. Il y a des moulins verticaux, d’autrcs hori-zontaux , &c.
Ce mot vient du latin molinum 3 5 c de molu. Mé-nage.
L’ufage de la meule Sc du moulin fut trouvé par My-létas, fils de Méléges, premier Roi de LacecLmone , àce que dit Pausanias , quoique Pline attribue à Cerèsl’invention de tour ce qui concerne la Boulangerie.Polydore Virgile n’a pu découvrir qui a été 1 inventeurdune machine li utile ,ScCi commode,pour moudreles blés. On doute que l’uíâge en ait été connu auxRomains : il n’est parlé dans le Digeste que des meu-les qu’on faisoit tourner par des esclaves, ou par des 'ânes. Saumaise Sc Godefroy ont prétendu que lesmoulins à eau n croient pas inconnus aux Romains,
Í juoiqu’ils ne s’en soient pas servis communément. Usont appelés moulins à arche dans les anciennes Or-donnances , à cause qu’on les bâtissait íur des arches.
A Icgard des moulins à nef 3 binvention en est dûe à