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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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O MOU

nisme des corps agisians les lins fur les autres dunemanière conforme aux loix générales du mouvementétablies par le Créateur. Bay. Le monde n’a pu se for-mer par lc mouvement fortuit des atomes. Maleb.

Cest une maxime, que le mouvement imprimé nefe perd point, parce qu’un corps étant une fois déter-miné au mouvement 3 ii est impollìble qu’il fe déter-mine lui-même à quitter ce mouvement 3 s’ií n’y aquelque nouvelle caule qui survienne pour l’arrêter.Le P. Pard. C’est encore une maxime, qu’un corpsmû perd autant de ion mouvement 3 qu’il en commu-nique aux corps qu’il rencontre. Ainsi son mouvementne cesse ou plutôt ou plus tard, que selon le plus oule moins dc résistance qu’il trouve dans les corps qu ilrencontre. C’est un autre principe que tout corps mûen rond, fait effort pour seloignerdu centre de ionmouvement.

Mouvement , fe dit en particulier dc la force ou vio-lence qui est imprimée par un agent extérieur fur uncorps pour le faire mouvoir. Vis , motus , impulsus.Les Cartésiens réadmettent d’autre cause de tous lesmouvemens de la nature que 1 Impulsion. D’autresPhilosophes ne pouvant rendre raison de tous lesmouvemens de la nature par 1 impulsion, ont intro-duit dans la Philosophie la sympathie, 1 antipathie ,la crainte ou 1 horreur du vide, ôc la natuie memedes composés ; comme les animaux prestes de la faimfont poulies Sc mûs à chercher à manger, ce qu’onappelle le mouvement spontané } qui est opposé au mou-vement de contrainte, qui vient du dehors, d unecause extérieure Sc lion naturelle, &c. comme cauíesdu mouvement.

On a tâché dans ces derniers tems de réduire enordre la science du mouvement 3 ôc d’en faire connoî-tre les loix ôc les principes. C’est principalement l’ob-jet dc la Méchanique. Cette science a été fort négli-gée par les Anciens; mais dans ce siècle, d’habilesgens s’y font appliqués. Galilée a appelé Science nou-velle du mouvement , ce qu’il a écrit de l’accélérationdes poids dans leur chiite, de la vitesse des corps íurles plans inclinés, des vibrations des pendules ôc cor-des tendues, de la résistance des corps, ce qui est unepartie des Mcchaniques, dont les Anciens n’ont pointfait de mention. Toricelli y a ajouté plusieurs expé-riences du vide, de la force des percussions, l’équi-libre des liqueurs. Wallis a fait trois tomes in-quarto 3fous le titre de Méchanique & de Science du mouve-ment , mais cet ouvrage excellent en foi, est pluspropre à contenter ceux qui íont de j a consommes danscette science, qu’à instruire ceux qui l’ignorent. Il estécrit d’une manière trop savante ôc trop géométrique.Lc P. Patdies avoir dcllein de composer un corps en-tier de Méchanique. i°. Du mouvement local 3 desloix de la percussion, des mouvemens obliques, ôc dcdiverses propriétés du mouvement 3 considéré dans unétat libre de tout autre empêchement. i°. Des mouve-mens qui fe font avec quelque violence, en surmon-tant la résistance qui s’y rencontre. 3 °. Du mouvementdes corps pefans, ôc de toutes les propriétés dc cemouvement. 4 0 . Du mouvement des corps liquides.f°. Du mouvement de vibration. 6 °. Du mouvementd'ondulation. Ce font autant de différentes sortes demouvement. Il feroit trop long de les spécifier en dé-tail. De ces six traités il n’en a imprime que les deuxpremiers, Sc la mort l’a empêché de mettre les autresen état. M- Defcaites a voulu donner des règles dumouvement local ; mais la plupart des Cartésiens enrejettent le plus grand nombre , parce qu elles ne s ac-cordent ni avec la raison ni avec 1 expérience.

Pour connoître le mouvement local, il faut deter-miner ce que c’est que le lieu à parler précisément ; dequoi les plus grands Philosophes ne s’accordenr pasentreux. Laconnoiílance du mouvcTfient est u necef-faire pour connoître la nature , que fans cela on n ypeut rien connoître avec évidence. Aristote. Dieu aimprimé dans les hommes un principe d’un mouve-ment volontaire , ôc dans les animaux un principed’un mouvement spontané ; il conserve ces principes ,ôc concourt avcc eux suivant le besoin des créatures :

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il a aussi imprimé dans les autres créatures destituéesde raison ôc de sentiment, le principe d’un mouve-ment naturel ; tel est celui des plantes & des arbres ,de croître , de produire des racines, des tiges , desbranches, des feuilles, des sieurs, des fruits, des grai-nes , ôc leurs semblables, chacune selon ion genre &:selon ion espèce.

On appelle dans le Dogmatique, mouvement d’alté-ration , le mouvement insensible qui arrive dans uncorps, ôc qui en change les qualités fans en changerla substance. Ac. Fr.

Mouvement , fe dit en termes de Médecine ôc d’Anato-mie , des animaux, ôc de plusieurs parties de l’animal.

Mouvement , en termes de Guerre , se dit du change-menrd’un poste, d’une armée, des différentes manœu-vres des troupes, soit pour Rapprocher, soit pours’éloigner de l’ennemi. Motus 3 incessus exercitiis. Lascience d’un Général est d’obferver bien les mouve-mens des ennemis, de leur cacher ses mouvemens.Rien n’est si dangereux que de faire de grands mou-vemens devant un ennemi puissant, fur le point d’envenir aux mains. La Chap.

On le dit aussi de l’ordonnance ôc de la dispositionsubite que l’on fait prendre à des troupes pour com-battre avec plus davantage. Le mouvement que le Gé-néral fit faire à l’aile gauche , fut caule du gìiin de labataille.

Mouvement , au pluriel, se dit des guerres intestines,des troubles , des séditions. Motus 3 tumultus 3 sedi-tio. Il y a eu une amnistie générale accordée pour toutce qui s’est passé dans les derniers mouvemens. Pacifierles mouvemens de la province, durant les mouvemensde la Ligue.

§CT Mouvement , fe dit figurément en choses morales ôcspirituelles des différentes impulsions, pallions ou af-fections de l’ame. Mouvement de lame, de la volonté.Aícwve/Tze/zf volontaire, mouvement involontaire. C’estla volonté qui donne lc mouvement aux autres facul-tés. Premier mouvement.

Un premier mouvement ne fut jamais un crime.

Corn.

On peut s’excufer sor la violence d’un mouvementpa.seger ôc inopiné. La Pi. Pourquoi ces mouvemensindiscrets de ferveur ôc de zffe ; Combien de diffe-rens mouvemens s’élèvent dans notre ame ? Les unslouables, comme ceux de pitié, de honte, de ten-dresse : lçs autres odieux comme ceux de colère , dehaine , de vengeance. La colère nous dérègle quandnous nous laissons emporter aux mouvemens biíarres& tumultueux qu’elle donne. Bill. Délivrée de millecomplaisances pénibles, je m’abandonne toute entièreaux. mouvemens ie mon cœur. L. Port.

Il n’est pas facile de pénétrer jusques à la véritablecause des actions , ôc de savoir si elles reçoivent leurmouvement dc la passion ou de la vertu. Wicq. Dansl’ancienne Rome le zèle des citoyens ttoit féroce , ôcl’amour dc la patrie ne laissoit rien à faire aux mou-vemens de la nature. S. Évr. Cet homme n’agit qu’àl’aventure, ôc par des mouvemens subits. Font. Cnse mocquoit des mouvemens convulsifs des Quakersdans l’attente du S. Esprit. S. Évr. Nous devons étouf-fer tous les mouvemens de l’orgueil ôc de l’amour-propre. Fléch.

O11 dit en ce sens, qu un homme fuit son mouve-ment , quand il fait une chose de son gré , par sonpropre choix , fans etre sollicité. Cela n’étoit pointvenu de son mouvement. Ablanc. Démosthènes’etoit rendu le maître de tous les mouvemens du peu-ple d’Athenes. Tour. C’est-à-dire, qu’il en dirigeoirles affections. Juvéjial a dit de lui, Magni moderantemfraena theatri. On dit au contraire, qu’on soit les mou-vemens^ d autrui ; pour dire, qu’on épouse ses passions,ou qu on fe laisse gouverner. C’est ce Ministre quidonne le branle & se mouvement aux affaires. CePrince est 1 ame de la ligue ; il lui donne la vie ôc lcmouvement. S. Évr. La paresse qui vous lie les mains,11e vous permet-eUe aucun mouvement poux reprendre