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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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cules du castor, lequel se châtroit lui-même pour évi-ter la poursuite des Chasseurs. Cette erreur vient ap-paremment de ce que les Indiens appelloient cet ani-mal Cajlous. Le musc est fort en usage chez les Parfu-meurs & chez les Confituriers. Il fortifie le cœur Sc lecerveau ; il est propre pour la íurdité.

Ce mot vient de l’Arabe mosch , ou musch , dont ona fait le Grec vulgaire ysoow. On trouve le mot de muscus dans Arnobe Sc dans Apulée.

On appelle couleur de musc , une espèce de couleurbrune. Gants couleur de musc.

On appelle peau de musc, une peau parfumée demusc . Ac. Fr.

Musc. (Herbe au ) Foye £ Mosch.

MUSCADE, f. f. C'est une espèce de noix , ou le fruitd’un arbre étranger, grand comme un poirier, dontles feuilles ressemblent à celles du pêcher, mais ellesfont plus petites. Nux myriflica , nux aromatica. SaHeur est formée en rose , d'une odeur agréable. Aprèsqu’clle est tombée, il paroît un fruit gros comme unenoix verte, couvert de deux écorces. La première quiest fort groffière, se fend à melure que le fruit mûrit.La seconde est tendre, rougeâtre, ou jaunâtre, odo-rante ; c'est ce qu’on appelle Macis , ôc improprementfleur de muscade. Il y a de deux íortes de muscadier, lesauvage & le cultivé. On appelle muscades maies ousauvages, celles qui viennent fur le muscadier sauva-ge ; leur figure est oblongue, & elles n ont presquepoint d’odeur, ni de goût , c’est pourquoi l'on ne s’ensert point. Les muscades qui viennent fur le muscadiercultivé, sont nommées muscades femelles ; elles sontplus petites que les mâles, 8c leur figure est preíqueronde ou ovale ; ce font celles dont on se sert dans lesalimens dedans les remèdes. Elles fortifient le cœur &le cerveau ; elles aident à la digestion , Sc chassent lesvents. On confit des muscades dans les pays où ellesnaissent, comme on confit ici les noix. La muscade sertd’assaisonnement dans les ragoûts. La muscade se râpedans les fausses.

Muscade, est aulîî adj. f. & signifie, qui a une odeuraromatique & approchante du mute. Odor aroma-tites. Ainsi on appelle, noix muscade , la noix donton vient de parler. On appelle aullì, rose muscade,une rose blanche qui a une petite odeur de musc.

Muscade. Terme de Joueur de gibecière. Petite ballequ’on escamote adroitement en jouant des gobelets.Pr&stigiatoris nux.

MUSCADELLE. f. f. Est une espèce de poire qui sentun peu le musc. Pirum muscatum. ^

MUSCADET, s. m. Vin blanc qui a quelque petit goûtdu vin muscat ; tel qu’on l’attribue au Jannctin. Apia-num vinum.

En Normandie, on appelle aussi muscadet , une es-pèce de petite pomme douce dont on fait d’excellentcidre. Malum apinianum.

MUSCADIER, s. m. Arbre qui porte la muscade. Voye%Muscade. Myriflica arhor.

MUSCADIN. L m. Petite tablette parfumée avec unpeu de musc ; qui est faite de sucre, Sc qu’on mangepour avoir l’haleine plus douce. Cruflulum aromati-cum. M. Pelisson rapporte qu’on mit en question à l’A-cademie, s il fission dire muscardin ou muscadin. Ondécida pour muscadin ; Sc Voiture fit des vers badinspour se moquer de ceux qui dssoient autrement.

C est au tems des vieux Palardìns ,

Qu’on difoit toujours muscardins.

MUSCARI. f m. Plante qui pousse de fa racine cinq ousix feuilles répandues a terre , longues de plus d’unpied, étroites, cannelées , assez épaisses, pleines deíuc. Il s’éleve d’entre elle une tige plus longue quela main, assez groíle , ronde, fans feuilles, mais re-vêtue depuis presque sa moitié jusqu’en haut, de Heursformées en grelots, crénelés à six pans dans leur ou-verture , de couleur au commencement purpurine,ou verte, puis blanchâtre, ou bleuâtre, ensuite pale

‘ ou jaunâtre, & enfin noirâtre. Leur odeur aromati-que est agréable, approchant de celle du musc. Il leur

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succède des fruits assez gros, relevés chacun de troiscoins, Sc divisés chacun en trois loges remplies dequelques semences grosses comme des orobes, ron-des , noires. Sa racine est un oignon blanchâtre , cou-vert de plusieurs tuniques d’un goût amer. Il y a plu-sieurs autres espèces de muscari , qui distérent par lacouleur des Heurs ou par la largeur des feuilles , ouparce quelles font sauvages. Cette plante qui a beau-coup de rapport à la Jacinthe, en diffère, félon Tour-nefort, en ce que la Heur du Muscari est un grelot ré-tréci par l’ouverture , au lieu que la Heur de la Jacin-the est fort évasée. La racine du Muscari est vomitive.Elle est résolutive étant appliquée extérieurement. Onlui a donné le nom de Muscari, parce que sa Heur a uneodeur de musc.

MUSCAT, s. m. Raisin & vin exquis qu’on met au rangdes vins de liqueurs, qui sent un peu le musc. Apianauva j apianus racemus. Le meilleur muscat vient deProvence ôc de Languedoc, de Frontignan, de la Ciu-dad.

Bochart dérive ce nom de muscus , de même que lesLatins ont dit apianas uvas , ab apibus , parce que lesmouches font fort friandes de ce fruit.

Muscat , est aussi adj. Raisin muscat. Vin muscat. Apia-nus , vinum apianum. Le féminin est muscade. Noixmuscade.

Muscat , se dit aussi de plusieurs poires.

MUSCAT-FLEURI. f. m. Le muscat-fleuri, qu’on nom-me aussi muscat à longue queue, ôc Rousfdine. C’estune poire d’automne qui est excellente. Elle est ronde,roustátre , de médiocre grofíèur ; íâ chair est tendre,d’un goût fin & relevé.

Muscat-d’Aout. Espèce de poire qui se nomme autre-ment Robine. F ayez ce mot.

Muscat-Robert. C’est le nom d’une poire d’été quidonne beaucoup. Elle est très-bien faite ; elle a la chairassez tendre & fort sucrée. Elle est à peu près de lagrosseur du gros rousselet, & n’a guere d’autres dé-fauts que d’avoir un peu de marc, comme en ont rou-tes les poires d’été, & de ne guère durer.

MUSCIPULE. s. m. Oiseau. Foyers MÉrops , ou At-

trape-Mouches.

MUSCLE, s. m. Terme d’Anatomie. C’est une partie ducorps des animaux, composée de plusieurs couches defibres qui peuvent s’allonger, & s’acccurcir , destinéepour être l’organe dit mouvement. Musculus , torus.On considère dans le muscle les extrémités qu’on nom-me tendon, Sc le milieu qu’on nomme le ventre. Onappelle aussi les extrémités la tête Sc la queue du mus-cle. La tête à ('extrémité, qui est attachée aux par-ties vers lesquelles le mouvement se fait, Sc la queuecelle qui est attachée aux parties qui doivent se mou-voir vers les autres. Le ventre Sc les tendons fontcomposés des mêmes fibres ; elles ne disterent qu’ence que les fibres des tendons font plus ferrées les unescontre les autres, au lieu que celles du ventre fontplus lâches, ce qui fait qu’il s’y arrête ordinairementassez de sang pour les faire paroître rouges ; on les ap-pelle Fibres charnues, pour les distinguer de celles destendons qu’on nomme Fibres tendineuses. Chaque fi-bre est composée de petits filets entrelacés les uns avecles autres. Les fibres charnues ne font pas égalementdisposées dans tous les muscles; elles sont droitesdans la plupart, & leur plus grande face compose unrhombe , ou un rhomboïde, ou un trapèze. Les mus-cles sont couverts d’une membrane qui leur donne lcsentiment : ils ont des artères qui y apportent le sang,Sc des veines qui le reportent : ils ont aussi des nerfsqui y portent du cerveau les esprits animaux. L’aétiondu muscle consiste dans fa contraction. Cette con-traction vient des esprits animaux & de quelquesparticules volatiles du sang qui entrent dans les po-res des fibres charnues Sc qui les gonflent. Par cemoyen la queue des muscles s’approche de leur tête,parce que leur ventre se gonHe par l’introduction desesprits vitaux. Les muscles ont de même un mouve-ment de production, que l’on doit attribuer à La sor-tie de ces memes esprits vitaux. On donne des nomsdisserens attx muscles ■ on appelle congénères, ou al-