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liés , ceux qui concourent à la même actioli ; antago-nistes , ceux qui servent à remuer les mêmes membresen des sens contraires; dìgafiriques, ceux qui ont deuxventres; trigafiriques , ceux qui en ont trois -,sphincters,ceux qui font destinés à fermer divers trous du corps,tels font le muscle qui est au col de la veille , & celuide 1 anus, qui font le même ester que les tirans d unebourse pour fermer ces parties. Il y a des muscles quiont deux ou trois têtes, qu on appelle biceps & tri-ceps. On appelle éleveurs , ceux qui élèvent les par-ties ; abai.fi eurs, ceux qui les font mouvoir en bas;fléchiffeurs, ceux qui les font Héchir & plier; exten-seurs j ceux qui les font étendre ; mâcheurs , ceux quifervent à mâcher ; adducteurs , ceux qui font mouvoir .les parties en dedans ; abducteurs , ceux qui les fontmouvoir en dehors ; rotateurs , ou tournoyeurs , ceuxqui les font mouvoir en rond.
Les muscles ont anili disterens noms à cause de leurfigure. Il y en a qui reilemblent à une louris, d’autres àun lézard, d’autres à une raie, ou turbot. Il y a desmuscles triangulaires , d’autres carres , d’autres penta-
f ;ones, d’autres pyramidaux 8c orbiculaires, &c. quieur donnent les noms de deltoïde,rhomboïde, scalène,trapèze, &c.
Les Anatomistes ne conviennent pas du nombre desmuscles ; il y en a qui en comptent jusqu a y zp, Scd’autres n en comptent que 43 y. En voici le calcul sui-vant les derniers ; deux du front, deux de l’occiput,íix des paupières, douze des yeux, sept du nez , huitdes oreilles externes , quatre des oreilles internes,treize des lèvres, huit de la langue, quatre de la luet-te , quatorze du larynx, sept du pharynx, dix de l’oshyoïde, douze de la mâchoire inférieure , quatorze dela tête , huit du cou, huit des omoplates, dix-huit desbras , douze des coudes, huit des rayons , douze descarpes , quarante-huit des doigts , cinquante-íept de larelpiration, six des lombes , dix de l’abdomen, deuxdes testicules, un de la vessie , quatre de la verge , qua-tre de i’anus, trente des cuisses, vingt-deux des jambes,dix-huit des pieds, quarante-quatre des orteils.
Il y aune hypothèse de la structure des muscles &de leur contraction, par M. Crone Anglois. JerômeFabrice d’Aquapendente , disciple de Fallope, a fait ladécouverte du petit muscle de l’oreille attaché au mar-teau.
Ce mot vient du Grec y-vç , ou du Latin mus , qui si-gnifie une souris , parce que le muscle ressemble a unesouris écorchée, ou à un poisson quon appelle mou-ds, on moule. Les Latins l’appellent aussi lacertus , &disent lacertosus , pour dire mufculeux. Nicolas Ste-non a tait un Traite des muscles ëc des glandules , danslequel il prétend que le cœur doit être mis au rang desmuscles , parce que fa composition & son -action nediffèrent en rien de celle des autres muscles.
Muscle , dans l’Art Militaire ; musculus. C’est le nomdune ancienne machine de guerre. César, de BelleCivil.L. II. c. 10 . décrit une de ces machines que se:soldats firent au siège de Marseille , pour aller à cou-vert jitsqu au pied de la muraille & la sapper. Vigé-nere, dans sa Traduction de Céíar, sappelle un mantelet de Charpentier. C’étoit comme un berceau dc charpenterie couvert de terre & de tuiles , de peau crue&c. Végèce, L. IV- /d, décrit la mcrne machinemais il dit quelle servoit aux soldats qui portoiende la terre & des pierres pour le chemin aux tourroulantes. Le muscle des Anciens étoit une véntabltortue fort baise, d J une très-grande longueur & cicomble aigu : nous l’appellerions aujourd’hui une galerie de charpente ; il servoit pour aller à la murailleét pour U renverser par la sappe.
Le soldat ou travailleur faisoit avancer devant luçette machine, par le moyen des roulettes fur lesquelles elle étoit soutenue.
* r i ^ distingue souvent la tortue du muscle. LGhevalier Folatd dit que c étoit une espèce dc mantelet ou gabion, fait en demi-cercle, servant pour susge dont on vient de parler , par le moyen des rouletes ; & e moque de ceux qui cn font une bofc'te carré
• • rcalenmnUm-restort qu’on faisoit jouer par lç moyc
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dune manivelle, pour dégrader &c miner les murs dela ville assiégée.
£G“ L’Académie dit Muscule, 8c c’est le mot quonlui trouve ordinairement, à moins quon n aime mieuxse servir du Latin musculus.
A?MUSCLEE, v. a. Inusité.
MUSCLÉ, ÉE. part. & adj.Se dit en Sculpture & en Pein-ture , de la répresentarion des mujeles. La statue de ceGladiateur est admirablement bien musclée. Pluche.
MUSCOSITÉ. s. f. C’est une espèce de moufle ou develouté qui se trouve dans les ventricules des animauxqui ruminent. Ce velouté est comme la peau de lapêche. Les hommes ont aussi dc la muscosité dans l'es-tomac. La vessie est tapissée dune muscofité qui la dé-fend contre l’acidité de surine qui est très-salsugineuse.Lorsque la vessie ou son cou se dépouille par quel-que endroit de cette muscofité, cela produit une ma-ladie qti’on appelle dysurìe , qui cause des douleurs in-supportables , car il semble que l’on piste du feu ou duplomb fondu. Ce mot vient dc muscus , qui signifie dcla mouise , 8c non pas dc mucus , qui signifie de la mor-ve, dont on a fait le mot de mucosité , pour exprimercette matière glaireuse qui enduit sintestin, & qui ledéfend contre l’acrimonie des sucs, comme la muscofité
défend la vessie.
MUSCULAIRE, adj. Est le nom qu’on donne à deux ar-tères qui viennent des souclavières, & qui se distri-buent aux muscles postérieurs du cou. Muscularis. On.le donne aussi à des artères des lombes, qu’on diviseen supérieures & en inférieures. Les musculaires supé-rieures sortent dc la grosse artère, & se perdent dansles chairs. Les musculaires inférieures lourdes rameauxdes artères iliaques internes. On donne encore ce nom.à deux artères de la cuisse. La première est appelléemusculaire interne, parce quelle fe distribue dans lesmuscles intérieurs de la cuisse ; 8c la seconde muscu-laire externe, à cause qu’cllc va à sa partie posté-rieure.
Musculaire , se dit aussi de quelques veines. Il y en adeux; qui viennent de la peau 8c des muscles postérieursdu cou, 8c qui fe terminent aux souclavières. Il y en atrois aux lombes qui font aussi appellées musculaires ,& qu’on distingue en supérieure, en moyenne, 8c in-férieure. La première se termine au tronc de la veinecave ; les deux autres vont fe rendre à la veine iliaqueexterne.
fS* On le dit généralement de ce qui a rapport auxmuscles , de ce qui participe de leur nature. Fibre mus-culaire , chair musculaire.fCTMuscuLE. s. m. terme d’Antiquité.C’est la même cho-se que muscle , machine de guerre des Anciens. Voye%ce mot.
MUSCULEUX, EUSE. adj. Qui a beaucoup de muscles.Musculosus , lacertosus. La peau du visage est toutemusculeuse , d’où vient qu’elle se meut selon notre vo-lonté. La chair musculeuse est celle dont un muscle estcomposé. Un homme mufculeux , qui est sort vigou-reux , & qui a des muscles apparens. Il y a aussi uneveine qu’on appelle musculeuse , qui est un des cinqrameaux iliaques qui fort du tronc descendant de laveine cave : elle porte plusieurs branches dans les mus-cles lombaires, ou du petit ventre. Il y en a une troi-sième qui descend du rameau crural, & qui répandses rejetons dans les muscles de la cuiílè Sc de la jam-be. Les fibres circulaires des vaisseaux du corps sontmusculeuses & motrices. Hecquet.fr MUSCULITES ou MOULES pétrifiées- Ce font des
moules de mer, devenues fossiles, souvent pétrifiées,quelquefois minéraliíees. Communément ou n a que
le noyau formé dans la coquille. .
fr MUSCULUS, s. m, C’est le nom Latin de-la machi-ne de guerre décrire íoaslc noindcmufcle. Voyez Mus-cle dans PArt Militaire* L Académie , au Izeu de triuf-cle , dit Muscule- ,
MUSE. si f- Divinité fabuleuse des Païens , qu uscroyoient présider aux arts & aux sciences. Musa. Ilsen admettoient neuf, 8c les croyoient filles de JupiterSc dc Mnémosyne. On ne connoiísoit d’abord que troisMuses , quon «ommoic Mélété, Mnémé, 8c A&dé,