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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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MUS

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MUS

ladelphe qui avoir mis en ce lieu fa Bibliothèque.

Musses, f. f. pi. Fête que célébroient les Thessaliens furle mont Hélicon, en l’honneur des Muses.

§3° Ces fêtes se célébroient tous les cinq ans avec toutesfortes de jeux & de íolemnites. Elles duroient neufjours à cause du nombre des Mules.

MUSELÉ. Vjye^ Emmuselé.

MUSELIÈRE, f. f. Couroie de cuir dont on lie la tête desanimaux, ou une pièce de fer, pour les empêcherd ouvrit la gueule , Sc de mordre. Pastomis , profio-piis , camus , fiscella.

On met des muselières aux chiens, aux chevaux,pour les empêcher de mordre, aux veaux pour les em-pêcher de téter.

ifs' MUSSELINS.Terme de Relation. Les Turcs domientce nom à des Chrétiens tributaires qui servent de pion-niers & de charpentiers dans leurs armées.

MUSÉON. s. m. ou MUSÉE. C’étoit un grand bâtimentfur le port d’Alexandric près du Palais, autour duquelrégnoient des galeries où se promenoient les Philoso-phes. Les membres de cette Société étoient gouver-nes par un Président, dont le Roi s’étoit réservé la no-mination. Ptolomée Soter , fils de Lagus , íut le fon-dateur de cette espèce d'Académie. Observations furles Ecrits modernes > p. 221 .

MUSEQUIN. Les Musequins font les filles gaies Sc en-1?®° j Sc peut-etre même celles qui ne lont pas in-differentes à Phumanité. Note fur Cl. Marot.

£ 1 MUSER, v. n. signifioit autrefois au propre, avoirle visage fiché vers un endroit : mais maintenant il si-gnifie , s amuser à tout autre chose qu’à ce qu on doitfaire, se distraire de son travail, de son service ordi-naire , & s amuíer à causer ou à faire quclqu’autrechose inutile. Cessare , defidem ejfe. On ne lauroit tairefaire un mellage à ce valet, il muse à chaque pas. IlH est plus on usage que dans cette phrasé proverbiale ,qui refuse , apr ès-mitfe ; ou qui refuse , muse ce quise dit en général pour faire entendre que ceux qui re-fusent quelque offre , perdent souvent une occasionqw’ils ne retrouvent plus ; 6c se dit en particulier desfilles qui ne trouvent plus à se marier, après avoir ré-sidé de bons partis.

Muser. Terme de Vénerie. Lorsque ses cerfs-commen-cent à sentir leur chaleur venir pour entrer en rut, Scqu ils vont pendant quelques-jours 1a tête balle le longdes chemins Sc dans les qampagnes, on dit les cerfscommencent à muser.

Ménage croit que ce mot vient de l’Allemand /n m/c/z,qui signifie être oisif ; ou de lAnglois muse 3 qui signi-fie méditer ; ou de musinari Latin, dont Pline s’est ser-vi en cette signification. On a dit aussi dans la balleLatinité, musardus'&C musare j pour dire être oisif. DuCange. M. Huet le -dérive de vacare musis , parce quel’occupation des gens de Lettres les éloignant de lac-'tion, ils semblent être dans l’oisiveté.

MUSEROLE. En termes de Manège , est 1a partie de latêtière du cheval qui se place au-deiïiis du nez. Parscapistri ad nasum sita prostomis.

f£?MUSET. Voye\ Musaraigne.

MUSETTE, f. f. Instrument a vent & à anche, portatif,qui sert à faire une musique champêtre. Utriculus ,canorus uter. La musette a les mêmes parties que la cor-nemuse , mais son bourdon est fort différent ; car ilporte quatre anches sor un cylindre, donr on ouvre &on ferme les trous, ou rainures par des moiceaux debois, ou d ivoire, qui se nomment loyettes. On en-ferme -ses quatre anches-dans une boite , avant que deles enfoncer dans la peau de 1a musette , afin qu ellesne s’aseèrent point en lieurtarrt contre elles. Son cha-lumeau a onze trous, dont il y en a quelques-uns qu’onbouche avec une clef mobile,comme celles des autresHures. Le bourdon de la musette a cinq tons differens ,avec lesquels il fait toutes les parties. Ondonne le ventà cet instrument pat le moyen d un soufflet qui se hausseSc se baisté par se mouvement du bras. Il y-a une espècede musette en Italie qu on appelle sourdeline , ou sam-pogne. Les Bergers jouent d ordinaire de la musette.

Mon Berger chantera mon nom sur su mrisette. Vill.

Que deviendrai-jè , hélas ! au fond de nos bocages?Moi qui ríai pour tous avantagesQu une musette. Font.

Le Scholiafte de Pindare dit que ce sont ses Lydiens,qui ont invente cet instrument. Quelques-uns Pontattribué à Pan, comme il paroit dans Virgile. Les au-tres Pont attribué à Faune, à Marsias, & à Daphnis ,jeune Berger Sicilien, qui fit le premier des Pastorales,& chanta ces vers qu’on appelle Bucoliques , commele dit Diodore de Sicile.

Ce mot vient du latin musa , dont il est un diminu-tif, à cause qu’il n’-est pas alsez sérieux pour les grandsairs.

fCF On donne auffi le nom de Musette à Une sorte d’air,d’un caractère nais &c doux, convenable à l’instrumentde ce nom, de même qu’aux danses formées fur cesairs.

Musette. Petit animal gros comme une souris > qui Rap-pelle autrement & mieux musaraigne. Dans quelquesendroits on l’appelle musette , & en Normandie mise-raine. Koyeq la description de ce petit animal sur lemot Musaraigne.

MUSÉUM, s. m. L’-usage a francisé ce mot. On ditégalement, 1e Muséum , se Muséon Sc le Musee d’A-lexandrie. Voyeq Musée pour l'explication.

MUSICAL, ALE. adj. Qui est selon les règles de la mu-sique , qui appartient à la musique. Musteus. Ce chantest fort musical. La poésie de Quinaut étoit fort mufi-cale. Cure musicale. Voye-q Musique.

Il signifie auffi, qui a dela disposition, du goût pourla musique. J’ai lu dans lc Traité de ï Anatomie ducerveau, que nous a donné le savant Willis, qu’il ya des personnes à qui il manque quelque chose dansl’organe de l’oreille , Sc que l’on peut dire que cespersonnes-là 11 ’ont pas l’oreille muficale. De Vign.Marv.

MUSICALEMENT, adv. D’nn ton musical, harmonieu-sement. Muscè , harmonicè. L’uíàge de ce mot estrare.

§3* MUSICIEN, ENNE. s. m. Sc f. Musicus. C’estproprement celui qui possède la science de La musi-que par le raisonnement. Rameau étoit un excellentMustcien.

£KF Dans Passage ordinaire , nous appliquons égalementce mot à ceux qui composent la musique, qu’on ap-pelle aussi Compositeurs, & à ceux qui l’exécutent.Les Musiciens du Roi, de l’Opéra. Un Prince se for-malisant de ce que son Maître de Musique le repre-noitd’avoir touché une corde pour une autre : si c’estcomme Roi, lui dit son Maître, vous avez droit dele faire ; si c’est comme Musicien , vous avez malfait. Abl.

MUSIQUE, s. f. La -science qui enseigne les propriétésdes sons capables de produire quelque mélodie, ouharmonie ; ou bien une science par laquelle le fait unedisposition des sons graves & aigus, proportionnésentr’eux, Sc separés-par de justes intervalles, dont lessens & la raison font satisfaits. Musica , mufiaè. E 11deux mots, c’est la science des sons harmoniques Sc deleurs accords. Voyeq cesjmots.

La musique est une science,mixte, qui tient en me-me-tems de la Physique Sc de la MathéiM"^?' bntant que science Physique, elle a pont objet le sonharmonieux, le tems de fa durée, son dégré d aigu Scde grave, ses élévations & ses abailsemens récipro-ques , les vibrations des corps sonores qui le rendent,celles de Pair qui se transmettent. Sc la nature desimpressions qu’en reçoit l’oreiHc, selon qu elle en estfrappée. , ,

#5“ En tant que science Mathématique, else considère1e rapport Géométrique-des ions, des intervalles quilcsseparent, des tons qui en résultent, Sc -des accordsqu’else en compose. Elle exprime ces rapports par desnombres, pour les représenter à l’esprit avec toute laprécision que demande une science véritable. Enfinde ces nombres, qu’on appelle sonores à cause de cetusage , eUe sonne des proportions Sç des progrès-