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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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ve cette discipline établie dès le tems de l’EmpereurJustinien, & on n’en voit point le commencement.Fleury , His. Eccl. L. y 6 .

On ne demande point de titre pour les quatre mi-neurs , parce que ce n’est point un engagement irrévo-cable. Id. Un Abbé régulier qui est Prêtre, peut don-ner la tonsure, & conférer les ordres mineurs à sesReligieux, pourvu que ce privilège ait été accordé àson Abbaie. Du Bois. Les Evêques peuvent donner dis-pense aux bâtards pour recevoir les ordres mineurs. Labigamie n’emporte point ^irrégularité pour les ordresmineurs • elle exclut seulement des ordres majeurs. Id.On réputé irréguliers ceux qui ont reçu en un mêmejour les ordres mineurs , & le soudiaconat. On peutconférer les ordres mineurs tous les Dimanches & tou-tes les Fêtes. Celui de Soudiacre est le premier des troisordres supérieurs, ou des ordres sacrés ; celui de Dia-cre le second , celui de Prêtre le troilîème. Les deuxderniers ordres majeurs forment un obstacle formel aumariage. Le Soudiacre peut être diípensé pour se ma-rier. Le Concile de Trente, en rappelant l’anciennediícipline, défend de promouvir aux ordres sacrés au-cun Clerc séculier, à moins qu’il ne soit paisible pos-íelleur d’un bénéfice suffisant pour le faire subsisterhonnêtement ; & ne permet les Ordinations fur patri-moine , ou pension, que quand l’Evêque le jugerait àpropos pour futilité de l’Église. Voye^ç Titre. On ditqu’un Prêtre a été promu aux ordres sacrés per saltum ,lorsqu’il n’a point paílé par les ordres inférieurs. LeVIII' Concile de Constantinople défend d’ordonneraucun Evêque qu’après avoir observé les interstices :cependant, l’histoire Ecclésiastique fournit des exem-ples ^Evêques consacrés fans avoir pâlie par Vordrede Prêtrise. Panorme tient aussi que la consécrationd’un Evêque subsiste quoiqu’il n ait pas reçu Y ordre dePrêtrise. On ne peut être promu aux ordres sacrés avantl’âge requis par les constitutions canoniques , c’est-à-dire à vingt'deux ans pour celui de Soudiacre ; à vingt-trois pour celui de Diacre, & à vingt-quatre pour celuide Prêtre.

ífT On appelle le tems des ordres , les quatre-tems,quatuor tempora , hors lesquels on ne les peut confé-rer fans une dispense de Rome, qu’on appelle extratempora.

En Astronomie , on dit qu’une planète marche sui-vant Y ordre des signes, quand elle va d ’ Aries en Tau-rus , de Taurus en Gemini , &c. Secundum ordinem rec-tum. Et qu’elleva contre Y ordre ou la succession des li-gnes , quand elle paraît rétrograde, quand elle va dePisces en Aquarius , &c. Secundum ordinem retrogra-dum. Voye\ Direct & Rétrograde.

Ordre , en terme d’Architecture , se dit des divers or-nemens , mesures, & proportions des colonnes & pi-lastres , qui soutiennent, ou qui parent les grands bà-timens. C’est proprement un arrangement régulier desparties saillantes, dont la colonne est la principale. Or-do Architectonicus. Il y a cinq ordres principaux d’Ar-chitecture : le Toscan , le Dorique , Y Ionique , le Co-rinthien , le Composte. Le Toscan & le Compositesont Romains ; les trois autres font -Grecs , & repré-sentent les trois différentes manières de bâtir, la solide,la délicate, & la moyenne. Les deux Italiens font desproductions imparfaites des trois autres ordres. Dans1 ordreToscan,la colonne a sept diamètres; dans le Do-iiqueelle en a huit ; dans Bionique neuf ; dans le Co-rinthien 5 c dans le Composite dix. Voye\ chaque motCn , on rang. Philibert de Lorme a voulu y ajouter unf r tr r ançois z dont il reste quelques estais au portaili ^ U1 eries j niais il n’a pas été suivi. On appelle seu-s ^ l s r< Ì re François, celui dont le chapiteau estme ^ oes attributs convenables à la nation, com-

Dornonsfv! ^ í° q ' des àrs de lys, &c. il a les pro-

petit ordre de pfiS d ^ ^ “

avec une corn£l ï d ' e a , P* us courte proportion ,annelle ordre cn^ ar f| aitravee pour entablement. On

indifférente ^ 7 ^\\{ e 5 tou í e composition arbitraire ,

& dirrerente de celles qui font regsies par les cinci or-ir cs Grecs & Romams. o„ ap „ e lle ordre nflisé, ce-Jui qui est avec des refends, ou bossages, jfét Tels font

Tome VI.

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les ordres du Palais de Luxembourg à Paris. L 'ordreGothique est celui qui est li éloigne des proportions,& des ornemens antiques, que ses colonnes font, outrop massives, en manières de piliers, ou auísi menuesque des perches, avec des chapiteaux tans mesures,taillés de feuilles d’Acanthe épineuse, de choux, ou dechardons, &c. Ordre Caryatique , est un ordre qui ades figures de femmes, à la place des colonnes. Voye-Caryatique. Ordre Persque , est un ordre qui a desfigures d’eíclaves Persans, au lieu de colonnes pourporter un entablement.

M. le Clerc, dans ion Traité d’Architecture, donneaux cinq ordres ordinaires de nouvelles proportions ,5 c il joint à ces ordres un second ordre Tojcan , un or-dre Espagnol, & un ordre François ; il place le secondordre 1 otcan entre le premier 5 c le Dorique. Cet or-dre a moins de pesanteur & de simplicité que le pre-mier, & il a besoin d’une beauté mâle,selon l’Auteur ,qui croît qu’on en pourroit orner la frise de tourteaux,qui sont les armes de Toscane. Toute la hauteur de

Y ordre est de 23 modules 22 minutes. La colonne ena 1 y , le picd-d’estal y, 5 c l’entablement 3 5 c 22 minu-tes : de forte que le pied-d’estal a de hauteur un tiers dela colonne, 5 c l’entablement un quart, moins quel-ques minutes.

Il attribue à Y ordre Espagnol un caractère particulierde force 5 c de grandeur. La hauteur de la colonne est de19 modules 23 minutes, celle du pied-d’estal est de16 5 c 18 minutes , 5 c celle de l’entablement de 4 5 c15 minutes -, ôc ainsi le pied-d’estal a de hauteur envi-ron un tiers de la colonne, 5 c l’entablement en a unpeu moins de 14 minutes au-destous du quart. Tout

Y ordre completa 30 modules 28 minutes. Dans le des-sein du chapiteau les cornes du tailloir font soutenuesde petites volutes , 5 c le milieu du tailloir a pour roseun muffle de lion, parce que cet animal est le symboled Espagne, & qu’il marque la force, la gravité, la pru-dence de cette Nation.

il donne à \ ordre François, tout ce qu’on peut dedelicateíìe , d elegance 5 c de richesses , fans tomberdans 1 exces. La colonne a 20 modules y minutes dehauteur 3 le pied-d’estal 6 5 c 22 minutes ; l’entablement4 5 c 1 y minutes. Tellement que le pied-d’estal a dehauteur environ un tiers de la colonne, 5 c l’entable-ment un quart moins 16 minutes. Tout Y ordre entiers'élève de 31 modules 12 minutes. Les ornemens duchapiteau font trois lys à chaque face, des palmes, ôcle symbole de la France, qui est un coq, des armes au-deffous, 5c une lyre à l’ombre des palmes fous cha-que corne du tailloir.Des couronnes font Fornementde la frise avec un soleil dans le milieu , qui fait voirque cet ordre est consacré à la gloire de Louis le Grand,dont le soleil étoit la devise.

Ordre , en termes de Pratique, se dit des jugemens quise rendent entre plusieurs créanciers opposans à la di-stribution des deniers provenans du prix de quelqueshéritages décrétés fur leur débiteur, pour être payéssuivant leur priorité d’hypothcque, ou leur privilège.Ordo creditorum & nominum. L’instance d 'ordre est dif-férente de l’instance de préférence,quoiqu’onl’instruisede même manière, en ce que celle de préférence n a-boutit qu’à faire distribuer des deniers , ou des estersmobiliaires saisis, au fou la livre , en cas de déconfi-ture , ou de priorité de saisie , pour venir à contribu-tion. On a donné une sentence d ’ordre , ç>u on a sait

Y ordre des créanciers d’une telle Terre, *} a cre

qué en ordre utilement. Ce poursuivant or re n a paspu venir cn ordre. Un sous-ordre e une co ocationqui se fait en faveur d’autres créanciers m U ans les de-niers de celui qui a été colloque e.i\ or r e. n tel a etecolloqué fur un tel c n sous-ordre. On dit au(h dans les

contrats, qu un homme xenonce a ordres droit,

quand il se rend caution solidaire, . 5 c lorsqu il renoncebénéfice de droit, qui veut que le principal débi-

au

teur

soie discuté avant la caution.

Ordre dc compte , est un compte disposé par chapitrede recette , de depense , ou de reprise. Ordo rationisS- computationis. Un comptable est obligé de se char-ger du rotai d’uue somme qu’il avoit à recouvrer quoi-

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