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OilNìE. Vieux mot. Noye^ Voisine.
|CF ORNIÈRE, s. f. Trace profonde que les roues descharettes & autres voitures font dans les chemins quine font point pavés. Orbita , vel rota vejlìgium. Uncarroíîè demeure íouvent engagé dans une ornière. Leschemins de traverse font pleins d! ornières.
On dit proverbialement Sc bassement d’un hom-me qui ale visage long 6 c étroit, qu’il boiroitdans uneornière.
Ménage le fait descendre A orbita.
OENIS, f. m. Sorte de toiles de coton ou de mousselinesqui le font à Brampour, ville de l’Indostan, entre Su-rate & Ara.
KèT OílNITKIES. Vents oiseleurs. Ornithia , arum. LesGrecs nommoient ainsi une forte dc vents qui ont cou-tume de durer pendant trente jours au commencementdu printems, avec lequel arrivent les hirondelles Scles autres oiseaux de passage. Quelques-uns appellentces vents Etéíîens. Pline les prend pour des vents d oc-cident. D autres les font soulier du nord. On appelleauss ce vent , parce qu’il attire les hi-
rondelles. Chelidonias lignine un vent d ouest ou d oc-cident , Sc la íailon du retour des hirondelles.
Ce mot vient du Grec ò/>w, oiseau,ft? ORNíTHOGALE, ORNITHOGALON. f. m. Gen-re de plante à fleur en lis , composée de íix pétalesdisposée en rond. Sa racine cít bulbeuse. Ornithoga-lum. Noyeip Narcisse. ,
CfT ORNITHOLOGIE, s. f. Ornithologia. C est dans unsens général la partie de l’Histoire Naturelle qui íè bor-ne à la connoillànce des oiseaux.tsT Dans une acception moins étendue, c cil un traitéfur les oiseaux. V'ornithologie de Willughby est ce quenous avons de mieux fur cette matière. Le Docteur RayAnglois, a fait une Ornithologie qui est estimée, dansun ouvrage posthume , qui est un abrégé dc cette Or-nithologie Sc de son Ictbyologie ; il a ajouté encore desespèces qui y manquoient & mis les matières en meil-leur ordre.
Du Grec op'?, oiseau , Sc dc Aoj-cç, discours.fp: ORNITHOLOGIQUE. adj. Qui concerne l’orni-thoiogie. Traité Ornitkologique.if? ORNITHOLOGISTE ou ORNITHOLOGUE, f.m. Qui s applique à.la connoillànce des oiieaux. M.Willughby étoit un habile Ornithologijle. M. Ray étoitaussi un très-favant Ornithologiste.CRNITHOMANCE, ou ORNITHOMANCIE, f. f. Au-gure , divination, connoillànce de l’avenir qui fe tiredes oiieaux. Ornithomancia , Augurium. Car, dontla Carie avoir pris le nom, fut l’inventeur de YOrni-thomance , dit Pline, L.s. c. jp. \J Ormthomanceétoit, chez les Grecs, la même choie que l’augurechez les Romains. Ceux qui cherchent, Sc qui pré-tendent trouver l’origine de toutes choses dans l'Ecri-ture Sainte, ne font pas diíHculté de rapporter celle-ci( l ‘Ornithomancie ) au premier homme ; ils ajoutentque de pere en fils elle étoit passée au Patriarche Noé,grand Astrologue , selon eux, Sc qui ne lâcha le cor-beau & le pigeon hors dc l’archc , qu’après s’ctre bienorienté suivant les principes dc P Ornithomancie. Ac.des Inscr. Mém.T. I. p. 2 p j.
$éT On tiroir des présages du chant des oiseaux, ou deleur vol. Ceux dont on confukoit le cri s appeloientoscines , comme le corbeau, la corneille , &c. Ceuxdont on conlultoit le vol croient appcL-s alites , prœ-petes, comme l aigle j le vautour, &c. Il y en avoirqui étoient oscines Sc prapetes tout ensemble, com-me le corbeau Sc le pivert, &c.fíéT Ce mot vient du Grec òpvi( } òpi , oijeau , & /aamicq
divinitation.
C ÇT 0RN1TH0P0DE. C m. Ormtkopodium. Nyye^Pied d’oiseau , au mot Pied.
CTPORNITHOSCOPE, ou ORNITHOMANTE. Ondonnoit ce nom chez les Grecs à ceux qui faiíoientprofestlon de tirer des présages des oiseaux.
ORNOIS. Nom du territoire que baigne l’Onie, dansl’Evêché de Verdun. Ordonersis , ou Ornenfis pagus.ii s étend le long dc la rivière d’Orne, depuis fa sour-ce , au bourg d’Orne, jusqu a la Moselle. Valois ,
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No t. Gall. p. jç 0 . Il faifoit autrefois partie dupays dd Vaivre , & le divifoit en deux Comtés fousles en fan s de Louis le Débonnaire, 1 un près du Sa»gow, Sc Pautre entre le territoire de Touì Sc le Duchéde Bar. Id. Noyey íur cette rivière les Antiquités deCaen , par M. Huet, c. 4 .
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OR O. Capo del Oro. Noyer Figera.
KéT OROBANCHE. f. L Plante qui pousse une tigehaute d’environ un pied Sc demi, droite , ronde. Ellene porte point de véritables feuilles , mais des com-mencemens de feuilles, étroits, longs, Sc qui fe flé-trissent en fort peu de tems. Ses fleurs naissent le longde la partie 1 upérieure de la tige, un peu distantes lesunes des autres, velues , de couleur purpurine pâle ,odorante : chaque fleur est un tuyau fermé dans lefond, ouvert par l’autre bout, évalé Sc taillé en mas-que d une manière grotesque. Ses semences font fortmenues, blanchâtres. Sa racine est bulbeuse , écail-leuse , d’un goût extrêmement amer. Elle contient uneliqueur très-vifqueuse, d’où procède vraisemblable-ment í’odeur de girofle qu on remarque dans cetteplante. Orobanche major caryophillum olens. C. Bacií.Cette plante est très-bonne dans les affections hypo-condriaques. Gn tire le 110 m d ’orobanche de deuxmots Grecs opcÇcyasx'a , comme qui diroit étrangleorobe ; car on prétend que cette plante fait périr lesorobes Sc les vestes parmi lesquelles elle naît, ainsique les autres plantes fur les racines defquctles elles’attache pour en tirer fa nourriture.
s3° OROBE. 1. f. Orobus. Plante qui pouffe plusieurstiges , longues d’un pied , s’inclinant vers la terre.Ses feuilles font oblongues, comme celles de la pa-riétaire , rangées par paires íur une côte qui sinit parune petite queue. Ses fleurs naissent comme un épi,légumineuses, de belle couleur purpurine ou bleue,soutenues par des calices découpés en plusieurs points.Il leur succède des gousses grêles, presque rondes,noires , relevées, composées de deux colles qui con-tiennent des semences presqu’ovales, plus menues quecelles de la vesse, un peu amères. Cette plante croîtdans les bois, dans les champs, aux lieux montagneuxSc incultes. Sa semence est détersive, apéritive Sc ré-solutive.
UCT II y a plusieurs espèces d ’orobe , ou ers. Noyé £ ccmot. Il y en a une, ervum verum qu’on fente dans leschamps en plusieurs Provinces pour la nourriture desbestiaux. C’est une nourriture très-agréable aux pi-geons.
OROBIOTE. f. m. Sc f. Orobiota. On a appelé Orobiotesune nation Grecque qui habitoit les montagnes. Il yeu a qui disent que c’étoit des bandits qui fe retiroientdans les montagnes , d’où ils fortoient peut voler Scpiller.
Ce mot est Grec, il vient d’èp&wojq qu j e st composéd’ofoç j montagne , Sc de Qoo >, je vis.
OROCOMO. f. m. Il y a dans le pays des Moxes ,dans le Paraguay , un animal appelé orocomo. Il estroux, de la grandeur d’un gros chien. Lorfqu’il voitun Indien armé, il prend la fuite; mais s’il le trouvedésarmé, il l’attaque Sc le renverse, lans lui faire d’au-tre mal, pourvu que l’Indien ait la précaution de con-trefaite le morr.
OROEST. Vieux mot, qui s’est dit pour rrord-ouest-Lobineau. Glas.
OROMASDES.f. m.Nom propre d’un Dieu, qu’on ap-pelle auss Bornûsdates , & Hormidas. Il étoit, selonZoroastre , le principe du bien ; comme Arimanasl’étoit du mal. Noyey Plutarque, Agathias , DiogènsLaërce., &c. Sc Voisins, de Idolol. L. /, c. N 3 p. f’
ORONAÍM. Nom dune ville des Moabites, qui futensuite dans la tribu de Ruben , à l’orient du Jour-dain. Oronaïm. Jofephe Rappelle Oror.a , ou Oronas •ORONTE. Noye\ Far far.
OROPÉSA. Nom d’un bourg , avec un ancien château.Oropefa , Orospeda. ITest dans la Castille-Nouvclie ,en Espagne, entre le rage Sc les confins de 1 Elira-