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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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fnadure, à neuf lieues de Placentia , Vers le levant.Maty.

O copésa , ou Guancabaliga. Petite ville du Pérou.Guancabalica , Cropesa Peruana. Elle est lìtuée aupied des montagnes, à quarante-trois lieues de Lima ,tirant vers Cuíco. Maty.

ÒRORH de Bithios. Nom d une plante qui croît dans laballe Ethiopie -, c’est une espèce de mauve qui porte cenom, parce qu on s’cn sert à guérir le Bïthìos , qui estune elpèce de dyssenterie. Dapper.

ORORI. Nom d’un lieu, dont il est parlé au IP L. desRois, XXIII, 33. Les Septante ont lu Orodi. On nesait quelle étroit la situation de ce lieu. Quelques Au-teurs croient que c'est la même chose que Harodi.

OROSANGE. f. m. Terme d’Antiquaire. Titre que lesPerses donnoient à leurs bienfaiteurs. Orosanges. LesPerses appelaient, cn leur langue, les bienfaiteurs,Orosanges ; ôc 011 ccrivoit leurs bienfaits dans les re-gistres publics, comme on Papprend , non-seulementpar l’Hístoire d’Estcr, mais encore par le témoignagede plusieurs Historiens profanes. De-là vient que Jo-sephe remarque que le Roi Artaxerxès, commanda parun Edit, d appeler Mardochée, Evergète & Sauveur,en mémoire de la conspiration des Eunuques, qu’ilavoit découverte. Spon. Reck.p. 31 y. Joíephe inter-prète apparemment Orofange par Evergète , qui enGrec, lignifie Sauveur.

OROSE. f. m. Nom d’homme. Orofius. Paul Oroje , Prê-tre Espagnol, dont nous avons VII Livres d’Histoire ,un Apologétique contre les Pélagiens fur le librearbitre, & une Constipation fur les erreurs des Prif-cillianistes ôc des Origénistes, adrelíée à S. Augustin,vivoit au V e liècle, fous les Empereurs Arcadius &Honorius.

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IsT ORPAILLEUR, f. m. C’est le nom que nous don-nons à ceux qui s’occupent à tirer les paillettes d’orqui se trouvent dans le labié de quelques rivières quien châtient.

ORPHA, GREA, ORFHAI, anciennement EDESSE.Nom dune petite ville de la Turquie, en Alie. Or-pha , Ors a , anciennement Edea , Edejfa , Antiochia ,Callirhoe , Jufiinopolis. Elle est dans le Diarbekir, en-tre l’Euphrate & le Chabur, environ à trente-cinqlieues d’Alep, du côté du levant, & à vingt-trois dcRika, vers le nord. Cette ville est fort ancienne ; le:Turcs croient que le Patriarche Abraham y a demeuréIls y ont une Mosquée consacrée à ce Patriarche , &ils y nourrissent aussi, dans un vivier revêtu de pier-res de taille, du poisson, qu’ils appellent le poissoid’Abraham, où personne noierait toucher. On diL quelle a été le siège du fameux Abgarus , Roi des Os*5 rhoé'niens ; ce fu l’un des Comtés que les ChrétienOccidentaux fondèrent en Ahe, du tems du Royaumde Jérusalem. Elle fut presque ruinée par un tremblement de terre, sous l’Empire de Justin, qui la fit répater , &; lui donna le nom de Jufiinopolis , c’est-à- direla ville de Justin. Elle est encore une des plus confissrâbles du Diarbékir. Elle a un Archevêché, un Sangiac,ou Gouverneur particulier, qui entretient unbonne garnison, pour s’opposer aux courses des Arabes; & elle est renommée pour les maroquins noirsqui font les plus beaux de cette couleur, qui viennerdu Levant, Maty.

ORPHANTE. Vieux s. f. Comme qui diroit orphanìtê

nnnr!?^'' Borei. Orbitas.

ORPHEA. V : )yc £ Alphée.

blom d’homme. Orpheus. Orphée éroS J?° llon ^ d £ Calliope ,Ôc selondautres d’OécS \ V e Eolymnie, ou de Ménipé, ou dc Thamyrij./" f re çut so Ivre de Mercure, ou íclou dautres11 o s ^ ln fn c - di c» jouait dune manière st agre:féroces & U f r nte , 5 U enchantait les bêtes les pli

íssrS t à" ct 1 '“ “ so.. dc cct internent, I,aibies,ies_chcncs, le s forêts entières & les rocherCela signifie que ce fur un L,,,,,,,! ’,

ses discours & lesloixq^p ZZLísl' q V

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& barbares. On dit qu’il descendit aux Enfers pouren retirer Eurydice ion épouse, & qu’il charma Cer-bère, & toutes les Divinités infernales. Virgile décritadmirablement cette descente aux Enfers, à la findu quatrième Livre des Géorgiques. Ovide la décritaulli dans íes Métamorphoses, L. X. au commence-ment. On dit la lyre d ’Orphée • pour dire une lyrebien touchée, dont les accords font agréables. La têteà’ Orphee etoit un ancien Oracle , dont parle Philosotrate, dans la vie d’Apollonius, L. IE. ôc dans sesHéroïques, íur Philoctete ôc Vandal, dans ía IF JDisf.fur les Oracles , p. 232. Les poches qui nous restentsous le nom A’Orphée, ne sont point de lui ; mais d’O-nomaente, qui vivoit fous les Piíîstrates, vers la LX eOlympiade.

fen termes de grand Art, par la fable d ’Orphée , quiattirait par la douceur de fa lyre, les arbres, les pier-res , les animaux, & qui arrêtait le cours des rivières ,on entend la douceur de la quintessence, & de l’or po-table.

Orphée , Orpheus. Nom du troisième cheval du char dePluton , félon Claudien.

KéT ORPHELIN , INE. s. m. & f. Enfant mineur qui aperdu Ion pere & sa mere, ou l’un des deux. Il saurpourtant remarquer que dans 1 usage ordinaire orphe-lin ne se dit guère d’un enfant qui n a perdu que samere. Orbus parentibus. Dans la Bible, orphanus. U11pauvre orphelin. Il est orphelin de pere & de mere.Cette veuve, à la mort de son mari, s’est trouvéechargée de ílx orphelins. Dieu s’est déclaré Protecteurdes veuves & des orphelins. C’est une chose exécrablede s’enrichir aux dépens de la veuve & de l ’orphelin ;c’est-à-dire, en général du bien des pauvres, des fai-bles , de ceux qui n’ont point de protecteur. Saint Jac-ques dit que la véritable Religion consiste à visiter lesveuves & les orphelins, ôc à se garder des souilluresdu monde. La Religion pure & sons tache aux yeux deDieu notre pere , est de viliter les orphelins ôc les veu-ves dans leur affliction. Le P. Bourdaloue a fait unefoi t belle exhortation fur la charité envers les orphe-lins. Voyez T. 1 3 p. p S de ses Exhort.

On a dit autrefois orphenïn, du Latin orphanus, ÔCA’orfenin on a fait orselin.

Orphelin , dans Beaumanoir, a une signification parti-culière , ôc veut dire déshérité. Exheredatus.

Orphelin , ine. í. m. & f. Nom de secte. Orphanus , a.Les Sectateurs de Jean Zischa, appelés Thaborites,après fa mort, se voyant sans chef & fans conduc-teur, privés de celui qu’ils regardaient comme le pe-re de leur malheureuse secte , n’ayant pas voulu enmettre, ni en reconnaître d’autre en fa placa , se nom-mèrent orphelins. Jovet, T. 1 3 p. 79 ôc 80. C etoitune branche des Hussites.

fCT ORPHELIN AGE. 1 . m. Etat d’orphelin. Monet ,Cotgrave. Jettez, s’il vous plaît, les yeux fur l’or-phelinage de ma pauvre fille, fur fa jeunesse, fa gen-tillesse , & toutes les autres bonnes qualités qu’elle a.Don Quichotte, T. IV. c. 48 ,p. 204. Ce mot n’estpas autorisé par fustige.

ORPHELINE. 1 . f. Terme de Fleuriste. (Eillet violet.L’ orpheline est la mere des beaux œillets, quoiqu’elle-mêmen’ait pas de grands traits de beauté. C’est pour-tant un violet brun, íur un fin blanc : mais la fleur11’en est pas fort large. Elle renverse les feuilles de^ fasieur, qui sont extrêmement tendres & délicates, d où

vient que la moindre eau ternit fa sieur en un mo-ment. Sa plante n’est pas bien vigoureuse sos mar-cottes ne prennent racine qu’à l’extremite. II faut luilaisser jusqu’à sept ou huit boutons, parce qu elle grai-ne facilement, & qu’elle donne des rejetions d une

beauté très-rare. Morin. , .

fr ORPHÉOI ELISTE- f m.Terme d Antiquités Grec-ques. Les Grecs nommaient ainlr ceux qui étalent ini-tiés aux mystères d Orphee. ,

ORPHIE, f. f- Sorte de I oiílon de mer assez commun enNormandie. Lorsqu il est cuit, son arrête est verte ;sa chair est blanche & allez ferme, mais elle n’a pasgrand goût.

ffí’ Ce poisson qu on nomme en Bretagne équillette , sc

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