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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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node JEalon , où l’on toucha quelque chose chi Pajo-nisine.

PA JOU. Bourg de France , dans la Haute-Auvergne auDiocèse de S. Flour, Election d’Aurillac,dont ce bourgn est éloigné que d’une demi-lieue.

PAIPAROCA. s. m. Arbrisseau du Malabar, qui portedes baies plates, rondes , velues , 8c qui contiennentquatre noyaux. Il est toujours vert. On fait de ses feuil-les , de ses racines & de son fruit, bouillis dans de l’eau,un aposcme, qu’on dit être excellent dans la goutte.Ray , Hìjl. Plant.

PAIR. adj. m. Terme d’Arithmétique , qui se dit desnombres qui se peuvent diviser en deux parties egaleslans fraction. Par numerus. Le nombre pair distere dunombre impair par une unité qu il a de plus ou demoins. Impar. On ï’eop-peWepairement pair, quand ilpeut être mesuré par un nombre pair , par primus :(jPT Ainsi 16 est un nombre paírement pair , parce quele nombre pair 8 le mesure par le nombre z qui est lui—même un nombre pair.

Un nombre pairement impair, ou impairement pair,est celui qu un nombre /nh mesure par un nombre im-pair. Tel est le nombre pair 18 que le nombre pair zmesure par le nombre impair 9.

Pair. s. m. Se dit premièrement de quelques oiseauxqui s apparient pour la génération , comme des per-drix , des pigeons, & particulièrement de la tourterel-le. Par. La tourterelle ne va jamais fans sonpuir: quandelle a perdu son pair , elle mène une vie languissante.Matculphe remarque que dans les Loix Ripuaires onappeloit pair , Pun 8c l’autre des gens mariés.

Pair , signifie austî, ressemblant, égal, pareil ; qu’on peutcomparer avec raison avec un autre. Similis , aqualis ,parilis. Il est adjectif ; mais il ne s’emploie guère quesubstantivement. En ce sens on dit, Paris fans pair jc’est un homme fans pair ; pour dire , qu’ils font au-stellus des autres, qu ils n ont rien qui leur puisse êtrecomparé.

Pair. Terme de Poésie. Pied pair , ou impair. P es parvel impar. Voye\ Pied.

En termes de Négoce, on appelle Change au pair ,quand il n’y a rien à perdre, ou à gagner entre les Cam-bistes dans les négociations d’argent & de lettres dechange , en forte que pour une somme qu’on donneen un endroit, on reçoit pareille somme dans un autrefans qu’il en coure de change ou de remise. Cambiumpar, &quale.

Pair , signifioit autrefois égal, de même condition '.MEqualis, ejusdem conditionis &status , co Aqualis. Doitvient qu’on trouve en quelques Conciles ou Assem-blées, du consentement de nos Pairs, Evêques, Abbés,Prêtres, &c. Depuis on a appelé Pairs les vassaux d’unmême Seigneur obligés au íervice de fa Cour & de faJustice. Les P airs étoient des assesseurs ou hommes let-trés quiasiìstoient le Seigneur au jugement de ses vas-saux. On les appeloit ainsi, parce qnils étoient égauxcn fonction. On les appeloit austî hommes de fief, pairsdéfies , & compagnons , & freres. Eh plusieurs Coutu-mes ils étoient obligés, à peine d’amende 8c de faillede leurs fiefs, ste venir assister le Bailli qui tenoit fa ju-ridiction 8c les assises, & de juger à leurs périls 8c for-tUn , e ? 5 au àuger de l’amende envers le Roi, s’il étoitmal juge; 8c s’ils avoient quelques procès ou différens,us avoient droit d'être jugés par leurs Pairs, présidespai lc Seigneur du fief. Le Seigneur étoit obligé de gar-m* ' a o£ UL à f a ' ir s , qui dévoient ctre quatre pour lestUjuH il y avoir en une Seigneurie trop grandm ire e airs , le Seigneur en choìsistoit ordinaire-Tl “ °<r Z j 5 ^oxquels il attribuoit la qualité de Pairs.intrem? 1 à exemples de femmes qui ont assisté a desmens ?? Cn ^ Ua ite âe Pairs , à cause de leurs tene-constant n!??? F°? nt com . mc femmes de Pairs. Et il estdes Pairs h taiss * première origine des fiefs , il y a eu

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à Pontosse, & aillcuis. Defcrïpt. Géogr. & Hst. de laHaute-Norm. I. IL p. , 173 ,& 24$ ■

On a aussi appelé Pairs dans les Coutumes, lln aîné

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avec ses freres cadets, qui possédoient un fief paternelen commun : ce qu’on appeloit en parage. Parilis.

Pair , est aussi une qualité qu’on a donné anciennementà quelques Seigneurs, en témoignage de leur égalité.Par , co Aqualis. Il y avoit des Pairs à Toulouse. Lessept Pairs du Comté de Champagne.

Pair, se dit par excellence de douze Grands-Seigneurs deFrance,à qui on donne la qualité de Pairs. Pares Fran-co. L’institution de ces douze Pairs est fort incertaine,& l’on n’en fait pas bien l'origine. QueLques-uns la rap-portent à Hugues Capet, lorsque les Ducs & Comteseurent commué en fiefs perpétuels les dignités qu’ilstenoient du Roi ; mais cela est impossible. La Champa-gne ne portoit pas encore le rite de Comté, & on necomprend pas pourquoi l’on auroit mis les Comtes aurang des Pairs de France. Quoi qu’il en soit, c’est unevieille tradition, 8c que le teins a consacrée, qu’il y aeu de tout tems douze Pairs. Voye-q Pasquier 8c DuCange. Il y a six Ducs & Pairs 8c six Comtss 8c Pairs,dont six font Ecclésiastiques, & six Laïques. Les Arche-vêques de Rheims, les Evêques de Laon 8c de Langtes*font Ducs & Pairs. Duces & Pares. Les Évêques deNoyon, de Chaalonsssur-Marne 8c deBeauvais, fontComtes & Pairs. Comites & Pares. Les Ducs de Bour-gogne , de Normandie & d’Aquitainè étoient PairsLaïques, &: les Comtes de Flandres, de Champagne &de Toulouse, Comtes Pairs. Ils assistent encore main-tenant au sacre des Rois par cérémonie, & par représen-tation , & au couronnement, où ils font les diversesfonctions attachées à leurs dignités. (íbmine les six Pai-ries laïques font présentement réunies à la Couronne ,excepté le Comte de Flandres, l’on choisit six Seigneursde la première qualité pour les représenter. Au sacre deLouis XIV le Duc d’Anjou représentoit le Duc deBourgogne, &c. Les Pairs Ecclésiastiques y assistentd ordinaire en personne. On ne fauroit rendre raisonpourquoi Louis le Jeune , ou celui qui les a institués,ne choisit qu un Archevêque de tout le Royaume , 8cpourquoi il les prit tous dans les seules provinces dePicardie, Champagne & Bourgogne. Pas q. Aujour-d’hui on appelle proprementPmr,tout Seigneur dont laterre est érigée en Pairie. Il y a des Ducs & Pairs dontles lettres font vérifiées au Parlement, 8c il y en a -l'au-tres qui font seulement Ducs & Pairs par brevet. L’Ar-chevêché de Paris a été érigé en Duché Pairie en 1674.Les lettres n’ont été vérifiées au Parlement qu’en 1690.Le nombre n’est point réglé : cela dépend du Roi.

fssT La Cour du Parlement de Paris est appelée Cour desPairs, parce que les Pairs y ont séance 8c voix delibe-rative. Les Ducs & Pairs s’y trouvent quand il leurplaît. Quand il y en a un certain nombre, on dit que laCour est garnie de Pairs. Quand on dit la Cour suffi-samment garnie de Pairs , 011 entend le Parlement oula Cour dés Pairs, loríqu’il s’y trouve au moins douzePairs , qui est le nombre nécessaire pour juger un Pair,quand il s’agit de son état.

Pair , en Angleterre est u 1 Seigneur qui a droit de séan-ce 8c de suffrage à la Chambre haute du Parlement. Ily en a cinq degrés ; Ducs, Marquis, Comtes, Vicom-tes 8c Barons. Duces , Marchìone f, Comites , Viceco-mites & Barones. C’est le Roi qui confère la dignité dePair , en les honorant de l’un de ces titres, selon le-quel ils prennent leur rang. Tous les Pairs font quali-fiés Milords. Le Roi en crée quand il lui plaît.

Ce mot vient, selon Pasquier , de Patrice , quiétoit la dignité la plus honorable dans 1 Empire d O-rient. Scion d’autres avec plus d apparence, il vient depares curia , ou des fiefs, parce qu sis etoient egaux en-tr’eux. La plus probable opinion est que les Pairs ontété institués par Louis le Jeune , pere de Philippe Au-guste , vers Fan 1179 ,fc qu ns en firent les premièresfonctions au sacre de ion fils. II donna la préséance àl’Archevêque de Rheims, oc la prérogative de sacrer8c de couronner le Roi. Depuis ce tems-là le nombrede douze Pairs a demeure fixe dans le cérémonial.C’est une erreur de croire ou’ils fussent institués parCharlemagne , vu que la plupart des fiefs qui ont portéle nom de Duché & Pairie , n ont été érigés en Duchéque longtems après, 8c que lcs Ducs étoient simples