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étroites & déliées. On trouveanslî au sommet une moelleblanche sort tendre & sort savoureuse , couverte deplusieurs feuilles déliées & très-blanches.LesFrançoisappellent cette moelle & les feuilles qui l’enveloppent,chou de palmiste , parce qu’ils en mettent au potage aulieu de choux & d’autres herbes. Il fort encore du plushaut du tronc de cet arbre un beau panache qui est tou-jours ton. né vers le soleil levant. Ce panache se renou-velle tous les ans, Sc quand il est sorti de son étui, il estchargé d’uneinfinité de petites sieurs jaunes, qui ve-nant à tomber, font suivies de plusieurs fruits ronds,de la grosseur d un périt œuf de poule , attachés à unseul bouquet. M. Rai appelle cet arbre , Palma nobilisfeu regalis Jamaïcensts & Barbadensts. Si 1 on fend endeux Ion tronc, & qu’on enlève une certaine matièrefilalfeufe & mollasse qui est au- dedans, le bois quireste creusé, fournit de longues gouttières qui durentlongtems. On s’en sert pour couvrir d’une seule piècele faite des cases, Sc pour conduire les eaux par-toutoù l’on veut. Les Tourneurs & Menuisiers font aussiavec ce bois, qui est presque noir, & se polit aisément,plusieurs beaux ouvrages qui sont naturellement mar-brés. Il y a une autre espèce de palmiste franc 3 qui necroît pas si haut que le précédent ; il porte une petitegraine ronde que les Nègres font soigneux de recueillir,à cause qu’elle íert à faire de beaux chapelets qui foutmarbrés & sort polis.
§ 3 " Le palmiste épine, depuis le pié jusqa’au sommet ,est garni d’épines qui font longues de quatre doigts, defigure plate, très-deliees, dures & penetrantes. On lesvoit autour de cet arbre par cordons, a quelque dis-tance les unes des autres^A y a de certains Indiens de laTerre-fcrme de 1 Amérique méridionale , nommésAroargues, qui se servent de ces épines pour tourmen-ter leurs ennemis, quand ils les ont fait prisonniersde guerre, ils attachent le prisonnier à un arbre , & lelardent de ces épines si près à près, qu’on ne peut met-tre un pouce entre deux. Les.épines ont un grand boutdehors, environné de coton trempé d’huile de palme :étant ainsi accommodées, ils y mettent le feu,de malgréce tourment, le misérable qui le soussre, ne laisse pasde chanter. Car la coutume deces sortes d’Indiens,lorfqu’ils ont fait quelques prisonniers de guerre, &qu’ils les font mourir par les plus cruels tourmens, estde les contraindre de chanter. J’ai nommé ces arbresPalmistes , à carde que les habitans les nomment ainsi,quoique l’on doive dire Palmiers. Oexmeun.
Le Palmiste franc est un arbre de 13 o pies de haut ouenviron, les queues de ses feuilles font dune substancemaniable , couverte d’une peau blanche comme neige,mince comme du papier, Sc douce comme de la soie,sur laquelle on peut aussi bien Sc mieux écrire que surl’écorceduTiJlier , dont les Anciens se servoient avantl’invention du papier & du parchemin. Les Boucaniersautrefois n’ayant ni papier, ni encre, ni plume, fai-soient des plumes de certains petits roseaux, commefont les Turcs encore aujourd’hui ; fe servoient du sucde Génipas au lieu d’encrc, Sc écrivoient fur cette pe-tite peau qui leur servoit de papier. Oexmeun.
Chou Palmiste. C est une chair blanche, d’un goût denoisette assez agréable, que l’on tire d’un palmier quise trouve au Brésil, & dans les iles voisines. Ce sontnos matelots qui lui ont donné ce nom. Ce n'est pointun fruit : ce sont les jeunesbranches de cet arbre enfer-mées sous de plus anciennes , a peu prés comme cellesd’un chou 3 ce qui lui a fait donner le nom dc Chou pal-miste. .. r . .
PALMITE, f. m. C’est la partie inteneure, la moelledu gros du tronc du palmier, Sc c est le point d’où ,comme d’un centre, partent rosîtes les branches del’arbre. C’est une substance blanche comme du laitcaillé, extrêmement tendre , & d un goût plus douxSc plus agréable que les meilleures confitures ; Sc on nedoit point craindre d’en manger par exces. Medullapalmée.
PALMOSA. Voyer Pathmos.
PALMULAIRE. f. m. Qui s’est dit pour Parmulaire.Nom de certains gladiateurs, qui combattoient armésd’un petit bouclier de la forme de ceux qu’on nommoit
PAL
Parma , Parmula. Palmularíus j au lieu dc Parmula*rius _, l J r s’étant changé en une lettre plus douce. Sue»tone parle d’un palmulaire dans la vie de Domitien »ch. X, où Suicer montre que palmularíus n’est point unnom propre. Les Grecs avoient auffi pris ce nom desLatins. Voye^ Suicer , au mot naAp.t(«p/cí.
PALMYRE. Nom d’une ville de Syrie, fur les confinsde l’Arabie Déserte. Palmyra. Elle étoit entre Damas& Séleucie, à 2 2 y milles de la premiere, Sc à j 3 3 dcl’autre. A l’orient d’Arient d’Antioche, dont elle étoitéloignée de 24 milles. Palmyre avoir un Archevêque.Elle fe nomme aujourd’hui Arden, selon quelques-uns,Sc Fayd, selon Sanfon. La fameuse Zénobie éroit Rei-ne de Palmyre. Cette ville qui avoir été ruinée, ayantété rétablie par Adrien, elle prit en reconnoissance lenom Sl Adrianopolis. Stephan.de Urbib. Voisins, deIdol. L. II. c. j j Sc beaucoup d’autres, comme Pis-cator & Cornélius à Lapide , Halifax dans son voya-ge , croient que Palmyre est la même que Thamor ouThadmor, que Salomon bâtit dans la solitude. IIPL. des Rois IX 3 18. Toutes les inscriptions qui fevoient à Palmyre font antérieures au pillage de cetteville par Aurélien. Il y a quelques Auteurs qui préten-dent que Balbek, ville dc la Cœléfyrie , à 18 lieues deDamas, queNaffiredin & Ulugbeg placent à 70 d. 4/m. de longitude, & que le premier met à 3 3 d. 40 m.de latitude septentrionale, Sc Ulgbeg à 33 d. y 5 m. delatitude nord 3 il y a, dis-je, des Auteurs qui préten-dent que cette ville est l’ancienne Palmyre.
PALMYRÈNE. Contrée de la Syrie. Elle étoit grande Scpeuplée d’un assez grand nombre de villes inconnuespourtant dans l’Histoire, à la réserve de Palmyre quien étoit la capitale.
PA LMYRÉNIEN, ENNE. f. m. & f. Habitant de Palmy-re. Palmyrenus. Les Palmyre'niens pour témoignerà l’Empereur Adrien leur reconnoiílance de ce qu’ilavoir fait rebâtir Sc orner leur ville, fe firent appellerAdrianopolires. Mém. de Trév. Cellarius a fait uneDissertation fur les Empereurs Palmyre'niens. La lan-gue Palmyrénìenne étoit la langue Syro-Cbaldaïquc.L’èrc des Palmyre'niens est la même que celle des Sé-leucides. Jacques Rhenford a donné l’alphabeth Palmyrénien dans un livre intitulé Periculum Palmyre-num. Jaribolos, ou comme il y a dans Gruter, Agibo-los étoit un Dieu des Palmyréniens. L’Empereur Au-rélien défit les Palmyréniens , & prit leur Reine Zé-nobie, qu’il conduisit en triomphe. Les caractères Pal--myréniens nous sont inconnus. Il y a dans les ruines deTchalminarplusieurs inscriptions Palmyre'niennes.
PALO. Nom d’un bourg légèrement fortifié. Palum ,anciennement Alfium. U est dans le Patrimoine de S'Pierre en Italie, íur la côte , à trois lieues du lac & dela ville de Bracciano, vers le midi. Maty.
Palo , est auss un village de la vallée de Noto, en Sicile.Palum. Il est près du cap de Pallaro , fur le bord orien-tal d’un petit golfe nommé aujourd’hui le port de Pa-lo , ou de Castellucio , Sc anciennement Odifcia ,Odyst’ea , Portus Ulystis. Maty.
PALO DE CASENTURAS. Nom que les Espagnols don-nent à l’arbre dont fe tire cette écorce médecinale SCfébrifuge , qu’on nomme communément Quinquina'
§ 3 “ Palo-de-Luz , c’est-à-dire , bois de lumière. Les Espagnols donnent ce nom à une plante qui poulie dejtiges droites Sc unies à la hauteur de deux pieds. Quand011 a coupé cette plante, elle s’allume , quoique ver-te , & donne une lumière auffi forte que celle d’n J1tìambeau. On 1 a trouve au Pérou.
PALOMBARO. Nom d’un bourg de l’État de LEgEy*Palumbara. Il est dans la Sabine, à deux lieues d 6Tivoli, vers le nord. Mat y.
PALOMBE, vieux f. m. Pigeon ramier ou sauvage, kso
ROT.
Palombes. V pj^Hélingues.
ífT PALOMÉRA. Ville d’Efpagne dans file de .que , au nord-est de l’íle. Elle a été autrefois ai’P cPalumbarïa.
PALONNEAU, ou PALONIER. f. m. Terme àe Cit-ron. C’est la pièce du train d’un carrosiè, qui est i^nW train de devant, ou à la volée f par u» aune*