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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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fer, ou par une chaînette de cuir, Sc fur laquelle lestraits des chevaux font attachés. Palanga tractoria.L’Académie n autorise que Palonnicn

PALOPOLI. Voye ç Palapoli.

PALORMI. Voye.\ Palermo.

PALOS. Nomd'un bourg ou petite ville de l’Andalou-íïe, en Espagne. Palus » Ce lieu est près de f embou-chure du Tinio, dans le golfe de Cadix, à dix lieuesde San-Lucar de Berramède, vers le couchant septen-trional. Palos est le lieu d’où Christophe Colombpartit lan 149Z , pour aller découvrir P Amérique.Maty.

Cap de Palos. Palum promontorium , anciennementScombraria 3 ou Saturni promontorium. Ce cap est dansle Royaume de Murcie _, au midi de la ville dc ce nom,& il sépare le golfe de Cartagène de celui d Alicante.Maty.

•Cap de Palos, ou de Palo. Palum promontorium, ancien-nement Dyrrachinum promontorium.. Cap de la côte deP Albanie , en Grèce. Il prenoit autrefois son nom deDurazzo, dont il ìfest éloigné que d'une lieue, du cô-té du nord. Maty.

fCF PALOT. f. m. Homme grossier Sc rustique, de la liedu peuple , comme le Paysan, le Batelier j le Croche-teur, &c. Rujlicus , villaticus , agreflis. Cet hommemarche en gros palot. Il est venu crotté comme unpalot j & a tout lali ma chambre. On écrit aussi palant.Ce mot n’est pas du bel uíage.

PALOTTA. Nom d’une petite ville ou bourg fortifié.Paloda. Ce lieu est dans la Baífe-Hongrie , environ àcinq lieues au nord d’Albe-Royale. Les Impériaux laprirent par compolîtion Pan 168/. Maty.

A? PALOTTE, f. f. Est un nom qu’on a donné autrefoisà la paillette, du nom d’un certain Palot qui en fut lesecond fermier. On ne dit plus que paulette. Voye%ce mot.

$£? PALOURDE, f. f. Terme de Conchyliologie. Espè-ce de coquillages de mer. Chamspalons. Coquillebivalve , qui n’est point béante.

%£T PALPABLE, adj. m. Sc f. Ce qui fe fait sentir autoucher , ce qui fe peut appercevoir par le sens du tou-cher. Quodsnb tactum cadit , tractabile. Tous lescorps font palbabtes ; mais les anges, les esprits nefont point palbables. Jéfus-Christ montra fes plaies àSaint Thomas , pour montrer qu’il avoit un corpspalpable. Récriture dit que les ténèbres d’Egypteétoient palpables, pour marquer combien elles étoientépaisses.

|p“ Palpable , fe dit dans un sens métaphorique , dc ceque l’efprit comprend Sc saisit aisément. Raison palpa-ble. Chose palpable. Ce que je vous dis est palpable ,clair, aisé à entendre , évident.

HfT PALPABLEMENT. adv. Evidemment , sensible-ment. Evidenter , senjìbiliter. Je lui ait fait connoîtrecela palpablement. Ce mot n’est pas d’ufage.

PALPITANT, ANTE. adj. Qui palpite, qui a un mou-vement fréquent & déréglé. Palpitans. Il m’a dit cettenouvelle encore tout palpitant de la diligence qu’ilavoit faite. Racine a dit en parlant du Prêtre qui ou-vre les entrailles d’une victime pour apprendre l’a-venir ;

Et d’un odl curieux ,

Dans son cœur palpitant consultera les Dieux .

PALPITATION, f. f. Mouvement convulsif du CMR'P consiste dans un mouvement déréglé , forcévéhément. Palpitatio cordis. La palpitation à divegres , etant tantôt grande, tantôt médiocre, & tÏPt P etlte : elle est quelquefois si impétueuse, qu^entend & qu’on la voit ; il est même arrivé quedststf- ? nt ete Rompues. Le tremblement de ccc ^P a lp itat ion dans le tremblement les rlieu oue U* P f Utes ' fréquentes Sc tremblotantes :violente ì est unc Gousse immodérée

irriter le cteur" a palpitation est tout ce qui p

ir Y œui . » & Y exciter une constriction dé ré a

comme font acrimonie du sang, les polypes Zautres excroissances qui se forment dans ssis vmeules, 1 eau abondant dans le péricarde, & c . Lcs

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tères font aussi sujettes à des palpitations. Quelquefoisce font les carotides , quelquefois les artères des tem-pes , & quelquefois Tartère íplénique. La cause est lacirculation du sang empêché dans ces artères particu-lières.

La palpitation du cœur est un dérèglement des mou-vemens de ce viscère, qui le soulève, Sc le fait bondiravec viblence vers les côtes pendant fa contraction ,avec une grande faiblesse Sc concentration dans lepoux.

L’Anatomie nous a découvert un fort grand nombrede causes occasionnelles de cette maladie , mais on estfort en peine à déterminer fa véritable caule efficien-te. Les Modernes ont cru mieux réussir que les An-ciens , en la cherchant dans le sang de 1 artère pulmo-naire , qu’on supposé rejaillir avec impétuosité vers leventricule droit du cœur, ne pouvant íuivre fa routevers les autres vaisseaux du poumon étranglés , bou-chés par obstruction, ou comprimés par disterentescauses.

On a trouvé dans les gens morts de cette maladie ,ou qui l’avoient foufferte pendant leur vie, des versou des polypes dans les ventricules du cœur , princi-palement dans le droit, des hydropisies ou des abfcèsconsidérables dans le péricarde, dans quelques-uns uncœur extrêmement grand,&l’artère pulmonaire dilatéeau double & au quadruple de fa capacité ordinaire, Scquelquefois capable de laillcr introduire le poing dansfa cavité ; avec des obstructions de la veine pulmonai-re, par des matières cartilagineuses, quibouchoient sifort fa cavité, qu au rapport de Blancard dans sonAnatomie pratique , à peine permettoit elle Tintro-duction d’une épingle. On peut voir plusieurs autresobservations semblables dans le Sepulchrum de Bon-net, & dans le premier Tome de la Bibliothèque deMédecine pratique de Manger, au chapitre des mala-dies du cœur. Elles marquent toutes des défauts lo-caux , ou des embarras dans le cœur , ou autour dacœur.

De ces observations quelques-uns ont conclu queles obstructions des vailleaux capillaires , artériels, ouveineux du poumon opposant une digue insurmonta-ble au cours de la plus grosse partie du sang, qui y estpoussé par la contraction du cœur, il faut de nécessitéque pendant qu’il n’en coule dans ces vaisseaux qu’unepetite quantité, à cause dc leur obstruction , le restefasse effort contre leurs côtés, Sc les oblige à céder ,Sc à s’étendre considérablement, à proportion de laquantité du sang que la contraction du cœur acheve d’vpousser ; mais parce que l’artère du poumon ne sautoir,fans crever , s’étendre au point qu’il faut pour recevoirtout le sang du ventricule droit 3 Sc que k sang, à rai-son des obstructions > n c fguroit continuer son mouve-ment progressif à proportion de la vitesse avec laquelleil est pouílé par la contraction du cœur ; celui-ci àchaque contraction ne sautoir exprimer Sc pousserdans Tartère pulmonaire, qui se trouve pleine, tout 1csang qu’il contenoit dans son ventricule droiqainsi cetteportion de sang qui y reste , recevant toute Timpultîonqu’imprime la contraction du cœur, elle la rend aucœur même , en fe réfléchissant, Sc se brisant avec im-pétuosité contre ses côtés j ce qui le fait bondirSc élancer impétueusement contre les côtes. Il cn estde même si les embarras de l’aorte empêchent 1 entie-rc évacuation du ventricule gauche, Sc généralementde tout ce qui fait, ou obstruction, ou compression desvaisseaux; comme les polypes, les abfces, 1 hydropisiedans les parties voisines du cœur. Pour les veis, enmordant Sc pinçant vivement les fibres ner veuses d ucœur, ils causent par-là des reflux violens des espritsvers le cerveau , qui font suivis d un écoulement abon-dant d autres esprits dans les nerfs du poumon, quifont sympathiques avec ceux du cœur ; Sc par cettecrue les esprits causant des contractions fortes & desrestèrremens convulsifs dans tout le tissu vasculaire Scvalvulairc du poumon, qui s opposent au libre passagedu sang, ils peuvent par-là donner occasion à la palpi-tation du cœur. hzpalpitation vient encore quelquefoisde la compression du poumon, causée par la raréfie-