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ny a pas contribué , quoiqu’il soit compris dans iesinformations. Elles font scellées simplement en cirejaune à double queue. On les obtient en la petite Chan-cellerie , Sc celui qui les obdent n est point obligé dese mettre en état pour les présenter aux Juges ; au lieuque la rémission & 1 abolition se scellent en cire verteSc en lacs de loie, & l’accusé se doit mettre en étatpour les préíenter.
On dit aussi que le Roi a accordé un pardon généralSc une amnistie à ceux qui ont fait par le vaste, quel-que rébellion j ou autre chose con tre son service.
Pardon. Fête chez les Juifs, qu’ils célèbrent le dixiè-me du mois Tifri, qui répond à notre mois de Septem-bre. Pendant ce jour-la toute œuvre ceste , Sc l’on jeû-ne fans manger aucune chose. Cette fête, ou mortifica-tion , est ordonnée au Lévitique, c/z. 23 ,v. 27, où ilest dit : au dixième du septième mois, vous affligerezVos âmes. Ils patient tout ce jour en prières, & en de-mandant à Dieu qu’il leur pardonne leurs péchés. Voy.toute la cérémonie du pardon plus au long dans Léonde Modène.
PARDONNABLE, adj. m. & f. Qui mérite d’êtrepardonné. ffeniâ dignus. Les fautes de fragilité, d’ac-cident, font pardonnables. Les assassinats font des casqui ne font pas rémissibles , ni pardonnables. U sedit des choses feulement. Sc jamais des personnes.Vaug. Les circonstances qui précédent, qui accom-pagnent , ou qui suivent une action, la rendent par-donnable.
Pardonnable , signifie quelquefois simplement excusa-ble. Excusandus. Il n e st pas pardonnable à un Pro-fesseur d’Éloquence de faire des folécisines. Si ce pay-san a contrevenu à cette Ordonnance de Police , celalui est bien pardonnable , car il l’ignoroir.
AI- PARDONNER, v. a. Il se dit des choses , & jamaisdes personnes ; car on dit bien pardonner un crime ,maison ne dit pas pardonner un criminel. Vaug. On
- pardonne la chose, on pardonne à la personne. Ce-pendant je trouve dans les Mémoires de Trévoux unephrase qui me frappe : Je la tranlcrirai ici. Les plusgrands coups tombèrent fur le Prince de Coudé , toutle reste fut pardonné , & il n en conta la vie à pas unseul. Il signifie, accorder le pardon dune faute, d’uneinjure, dune osseuse; soublier, n’en garder aucunreííentiment. Ignoscere ; veniam dare , tribuere j con-donare , injuriarum non recordari , oblivisci ‘ inimici-tias concedere , tribuere veniam alicui , remittere •fa-cere gratiam ; delicii poenam praetermittere ; noxam re-mittere. Il est plus beau de pardonner que de punir.Dieu pardonne tout, Sc les hommes rien. H. S. de M.Les péchés contre le Saint-Esprit ne se pardonnent, nien ce monde , ni en 1 autre. Dieu veut qu’on pardonneà son frété, non-íeulement sept fois, mais sept fois sep-tante fois. Il n’y a guère moins d inconvénient à par-donner à tout le monde, que de ne pardonner h per-sonne. MÉn. Il est plus excusable de pardonner contrela justice , que de condamner injustement. Courtin.Celui qui osseuse ne pardonne jamais. Mén. La ven-geance est un plaisir passager ; mais la gloire de par-
- donner est durable. M. Es p. Les femmes ne pardonnentguère les outrages qu on fait à leur beauté. V ill. Laclemence étoit la vertu chérie de Henri IV, ensorrequ’on peut douter s’il a soumis le Royaume à forcede combattre, ou à force de pardonner. Mez.
Pardonner , sigmíie simplement, supporter , tolérer ,excuser. Sufferre , tolerare , excusare. Le monde esttout plein de gens qui ne pardonnent rien. NtcoL. Ilraut íe pardonner mutuellement bien des choses, lìon veut couler une vie douce & tranquille. Bell. Cedouante de bien , qui pardonne tout ; commesi ailoit tous les jours des Luîtes, & qui s’abstienten aue, comme s’il ne pardonnoit rien. Bou. J’euse a peine de pardonner tant de beauté à ma rivale.H. . de . . .es hommes font trop envieux pour scpardonner un merite qui les blesse. Bell. On ne peutpas pardonner a cet Auteur une faute si grossiste Onpardonne dans un grand Poëme , quelques licencesquelques négligences. •*
Lorsqu un homme, dans 1a chaleur, dans la pas-
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sion, s’etnporte à dire ou à faire quelque choie demal—à—propos, on dir quelquefois : je pardonne cekà letat où vous êtes ; c’est-à-dire, j’excuse cela, enconsidération de 1 état où vous êtes. Expression qui alieu dans plusieurs occasions.
On dit dans k conversation Sc par adoucissement,Dieu me pardonne , Dieu me veuille bien pardonner.Deus mìhi indulgent. A l’entendre parler , je crois ,Dieu me pardonne , qustl a perdu 1 elprit. On dit aussipar civilité, pardonne ^-moi ma hardieíîe, ii j’olevous contredire. Tua pace audeam dicere. Pardon-«qr-moi cette expression un peu forte.
On dit qu’un homme ne íe pardonne rien, pourdire, qu il est un sévère cenleur a lui mime, tantpour ses mœurs que peur fes ouvrages. Nous nouspardonnons tout, & rien aux aurres hommes. LaFont.
Pardonner , fe dit aussi souvent pour excepter , épar-gner ; auquel sens il ne s’emploie guère qu'avec k par-ticule négative ne, Sc ne régit que le d itis. Parcere.La mort ne pardonne à períonne. Le tems ne par-donne à aucune chose. Le soldat ne pardonne ni àâge j ni à sexe. Il ne pardonne pas aux choies les plussacrées.
Pardonné ,Ée. part. pass. & adj. Crime pardonné. Of-fense , injure pardonnée. Crimen condonatum , vel of-fensa , injuria remisa. Faute , bévue pardonnée. Dansle discours familier, loríqu’un homme demande parcivilité quon lui pardonne , s’il fait, ou s’il dit quel-que chose , on lui répond ordinairement : Vous êtestout pardonné.
HCF On dir proverbialement, le péché que l’on cacheesta demi pardonné, pour dire que le péché en estmoindre, quand le Ícandale n’y est pas joint.
PARDOU. f. m. Nom d homme. Pardulsus. S. Par-dou , fils d’un Laboureur, naquit vers i’an 658, à Sar-déne, village de la haute Marche, près de Guéret.Baillet , au 6 d’Oclobrc. Il íe retira dans un Henni -tage , & y donna uneíi haute idée de la sainteté, queLanthaire, Comte de Limoges, 1 établir Supérieurd’un Monastère qu’il bâtit aux sources de k Gar-rempe , en un lieu appelle Waract, d où ce Saint aété nommé Pardulsus Waraclenss. Il mourut en737 , âge d’environ 80 ans.
PARDUBITZ , PARDOWITZ. Nom d’un bourg de kBohème. Pardubïtìa . Il est dans le Cercle de Béchin ,fur 1a rivière de Lubloxv, près des confins de 1a Mo-ravie & de l’Autriche. Maty.
ffT PARÉ,ÉE. part. Sc adj. Voye^ Parer.
Paré , en terme de Blason, signifie la même chose quelampassé ou langué.
Paré , en termes de Marine, signifie , prêt à faire quel-que chose, ou à être manœuvré, ou à se battre. Para-tus. Etre paré. Ce vaiíleau tâcha de nous aborder pen-dant plusieurs jours ; mais nous trouvant aussi parés knuit que le jour, &c. Aubin. Cannoniers, qu’on tien-ne tout pare , & que rien 11’embarrasse le pont. Id.
IP^Paré, en termes de Pratique, lignifie qui est en formeexécutoire ; titre paré , pièce parée , .qui porte uneexécution parée, quand elle peut servir à contraindreune personne , sur le champ , à payer ou à faire quel-que chose liquide & certaine ; & íoisqu’elkpeut etreexécutée , nonobstant toutes oppositions ou appella-tions, comme les contrats, jugemens, & autres ac-tes authentiques Sc scellés, à la dissidence , des sim-ples promesses qui ont besoin de reconnoillance, oude l'autorité des Juges, pour en ordonner I éxecu-tion.
Du cidre paré. Voye\C idre. s
0CF En termes de Boucherie > on appelle piece pares , k. pièce de bœuf qui lé lève à la rite de 1a íurlonge.
PARÉ AGE. Fôyetj Pariagf.
PARÉ AS. si m: Nom d un leipent qu 011 trouve , à cequ’on dit, dans la Syrie. Il est tantôt de couleur d’ai-rain, tantôt de couleur noirâtre. Sa morsure n’est pasmortelle, elle cause seulement une iníiammation.Castelli , d’après Forestus.
fsFPARÉATIS. f. m. Terme Latin usité en Chancellerie,pour désigner des lettres qu on obtient, soit du grand