PAR
Ou dit faire les paroles d’un air ; c’est-à-dire, friredes vers qu’ou met après eu muíique. Voilà un air quiest fait par tel Musicien, & les paroles font d’un tel Au-teur.
Parole , se dit proverbialement en ces phraíes. Abon entendeur il ne faut qu’une parole. On dit aulîî,à Grand Seigneur , peu de paroles, pour dire, qu il nefaut pas lui tenir de longs discours. On dit aussi que laparole s’enfuít, & que 1 écriture demeure ; pour dire ,qu’il faut s ailurer plutôt fur 1 écrit des gens, que furleurs promesses. On dit en ce sens, que les paroles dumatin ne reífemblent pas à celles du soir, pour direque les hommes font sujets à manquer de parole , & àchanger d’avis. On dit aullì, qu’un homme de bien &d’honneur, n’a que fa parole , pour dire, qu’il est obli-gé de la tenir. On dit au contraire , qu’un hommen’est pas esclave de fa parole, quand il a la lâcheté defe dédire. On dit auísi , que les effets font les mâles,8c que 1 es paroles font les femelles, pour dire que f unest plus fort que l’autre. On dit aussi , qu’on prend lesbêtes par les cornes, & les hommes par la parole,pour dire que les hommes s’engagent, quand ils don-nent leur parole. On dit aussi , quand les paroles fontdites, 1 eau bénite est faite , pour dire, qu un traité estconclu, quand on est d’accord des conventions. Ondit aussi trouver un homme en deux paroles, pourdire qu’il fe contredit , ou qu’il manque à la premièreparole qu’il avoit donnée. On dit aussi que la parolefa;t le jeu, quand on dit qu’on joue une telle som-me , fans mettre effectivement au jeu- On dit à celuiqu’on veut menacer : qu’on lui fera rentrer fes parolesdans la gorge , quand on a destein de fe venger dequelque parole choquante qu’il aura dite. On ditaussi ironiquement, à ces douces paroles , que répon-dites-vous ? On dit proverbialement 8c bassement pa-role ne pue pas ; & cela fe dit par manière d’excusc,lorfqu’on parle de choses dégoûtantes.i}Cr Parole. Mot, synonyme. Voye^ Mot.PAROLER. Vieux verbe neutre. Parler. Loqui.
Pallas se taifi , Vénus parole ;
Je fuis celle qui tient escole.
Ovide , Mf. cité par Borel.
Cette gent dont je vous parole.
R. de la Rose.
Ce mot vient de paraholari. Borel.
PAROLI. f. m. Terme de Jeu. Le double de ce qu’on £joué la première fois. Faire paroli à la chance. Du-plum deposta pecunu. Offrir , donner le paroli ■ joueiau Trictrac partie , paroli , & le tout.
Paroli. On appelle aussi paroli, la corne qu’on fait à hcarte fur laquelle on joue le double. J’ai fait trouparolis dans cette taille, & je les ai gagnés.
Paroli de Campagne. On appelle en termes de Jeu d<bassette & de pharaon, un paroli de campagne , celuque fait un joueur avant que fa carte soit venue , com-me s’il avoit déjà gagné. Les Banquiers doivent ct nbien exacts & vigilans à prendre garde qu’on ne leufaste des parolis de campagne ; autrement ils feroienbientôt débanqucs , s’il s fe repofoient fur la bonne fode certains Joueurs qui nc sont pas scrupuleux.
On dit figurément, donner le paroli à quelqu’unpour dire, renchérir fur ce qu’il a dit, fur ce qu ia fait, soit en bien , soit en mal. Vous m’avez défobhge ; mais je vous donnerai le paroli. Par referamOn emploie encore ce terme figurément dans mautre sons, & Ion dit familièrement, faire paroliquelqu un , pour dire lui ctre égal. Les ennemis sonmieux en Généraux que nous: nous aurions bien da Peine a leur en opposer qui fissent paroli au PrinNoyer ^ ^ A ^dord Malboroug. Madame d
Paroli, se dit encore en parlant des choses,commdans 1 exemple suìv anr . Voilà de quoi faire parolivos morantes. 11 m paroli à fa raillerie par tine rénaltie vive & pleine d esprit.
^PARONOMASE. f. f. Figure de Rhétorique, par bTome FL
PAR 545
quelle on renverse lésons d’un mot par un autre, doncle son est à peu-près le même, mais dont la lignifica-tion est très-différente. Pat exemple, Ho c est aman- 'tium j vel potius amentium. Paranomafia , allufio vo-cis j ad vocem ferè fimilem per littera adjeclionem ,dstraclionem , transpofaìonem , vel immutationem.
fjGT Ce mot vient du Grec nus , proche, 8c cù ofxet jnom , reísomblance de deux noms.
PARONS, ou PAIRONS. f. m. pi. Terme de Faucon-nerie. Ce font les peres 8c les meres de tous les oiseauxde proie. Pariles.
PARONYCHIA, f. f. Plante d’un très-bel aspect, quipousse des tiges nouées j couchées à terre, garnies desouilles semblables à celles de la renouée , mais pluscourtes. Sa Heur est a plufieurs étamines, soutenues par
, un calice en bassin, recoupé en cinq parties, termi-nées par une maniéré de capuchon. Il lui succède unesemence enfermée dans un capsule, relevée de cinqcôtes. Sa racine est ligneuse , blanche, assez grosse ,longue. Clusius l’appelle Paronychia Hispanica , to-pci'U'/Jx. Cette plante est astringente. Il y a plusieursautres espèces de paronychia.
Ce mot vient de ■nrctpà , proche , 8c de iw? , ongle ,car la paronychia est luisante, de couleur argentine ,semblable à celle de l’ongle.
PARONYCHIE. s. f. Terme de Médecine. Ce st une es-pèce de tumeur ou inflammation, qui vienjt au boutdes doigts, & à la racine des ongles. On l’appclle au-trement panaris. Voyetp Panaris.
Ce mot vient de ô'wf, qui signifie ongle.
PAROS , île de l’Archipel, & l une des Cyclades. Elleest située entre l’ile de Naxie, à l’orient, & celled’Antiparos , à l’occident. Il y avoit dans cette îleune ville de même nom.
PAROTIDE, f. f. Terme d’Anatomie. Glande fort gros-so , qui est située derrière les oreilles, & qui remplittout cet espace qui est entre langle postérieur de lamâchoire inserieure 8c l’apophyse mastoïde. n a.pcónç.Tumeur des glandules fous les oreilles. Les parotidesont des artères qui viennent des carotides & des veinesqui vont dans les jugulaires externes. Leur usage estde séparer la salive qui est portée dans la bouche pardeux vaisseaux nommés salivasses, qui sont formés deplusieurs petits rameaux qui le réunissent ensemble ausortir de ces glandes ,& qui vont le long des joues.
Ce mot vient décapa, auprès , & d t w, oreille.
ffT Parotide , en terme de Médecine, fe dit des tu-meurs contre nature , qui occupent les glandes paroti-des. Les en fans font fort sujets aux parotides. C’est cequ’on appelle vulgairement oreillons, quand elles fontbénignes. Les parotides surviennent souvent dans les. fièvres malignes 8c pestilentielles. Celles-là font mali-gnes 8c critiques.
|ssr PAROXYSME, f. m. Dans l’ancienne Médecine, sy-nonyme d’accès & de redoublement, signifie le temsle plus fâcheux de la maladie, dans lequel la causemorbifique produit des symptômes plus graves & plusnombreux. Exacerbatio. La Médecine moderne lesdistingue, & désigne par le mot redoublement, l’aug-mentation des symptômes dans les maladies continues,8c par ceux de paroxysme 8c d’accès , le retour des ac-cidens qui avoient cessé de so faire sentir dans lesmaladies intermittentes , où l’intermitténce est com-plette. Le mot d’accès est plus général. Celui Áeparo-xysme est restraint à certaines maladies. Accès de fiè-vre , de goutte, &c. Paroxysme d’épilepsie, ou c pi’ e P'tique.
ffT II y a des paroxysmes réglés & périodiques, qui ontdes jours, des tems fixes & détermines ; d autres er-ratiques , qui ne suivent aucune réglé.
Ce mot vient de mapà, beaucoup , oc de oguç , aigu ,
PAROY. Foyer Paroi.
PARPAIE. f. f. Fin de payement. 1 omey. Solutio inte-gra reliqui aris.
PARPAILLOT , OTE. f m. 8c h Ménagé écrit Parpail-lauts. Nom injurieux qu on a donné en quelques en-droits de la France à cëux de la Religion PrétendueRéformée. On dit qu au siège de Clérac, ils firent unesortie couverts de chemises blanches, en un tems oùZzz