54 6 PAR
l’on voyoit beaucoup de papillons , que les Gasconsappellent Parpaillots , comme les Italiens Farfalla ;Sc que de-là ce nom leur est demeuré. Pasquier.Voye j Ménage. Borel dit que c’est à cause qu ils cou-roient au danger sans crainte, & alloient chercher leurmort ; comme font les papillons qui se vont brûler à lachandelle.
jp* D autres disent que ce nom leur vient de Jean Per-rin , Seigneur de Parpaille, Président à Orange, 1 undes Chefs des Calvinistes de ces cantons-là, qui futdécapité à Avignon en 1562.
A? PARPAIN, ou PARPAING, f. m. & PARPAING ,PARPAIGNE. adj. Terme de Maçonnerie. On ap-pelle parpain , une pierre qui traverse toute l'épais-seur du mur, en sorte qu’on en volt une face de chaquecôté du mur ; c’est-à-dire , qu’elle frit les deux pare-mens , l’un en dedans, l’autre en dehors. On dit qu’u-ne pierre fait parpain , quand elle fait face des deuxcôtés; comme celle <Jes parapets, des ponts, & desquais. La Coutume de Paris, art. 20 7 , oblige lesBourgeois à mettre des jambes parpaignes , fousles poutres qu’ils veulent faire porter à un mur mi-toyen.
•Parpain d’Appui. On nomme ainsi les pierres à deuxparemens, qui font entre les aléges, & forment l’ap-pui dune croisée , particulièrement quand elle est vi-de dans l’embraíure. Daviler.
Parpain d’Echiffre. Mur rempant par le haut, qui por-te les marches d’un escalier , & sur lequel 011 pose larampe de pierre , de bois , ou de fer. Il est ainsi nom-mé, parce que pour poser les marches, on les chiffrele long de ce mur. On Rappelle aulsi simplement e chif-fre. Vitruve appelle les échitfres & limons, Scapi sca-larum. Daviler.
Le Gentilhomme de Bretagne, qui a donné la mé-thode de tracer des courbes rempantes de bois pourles escaliers à noyaux vides, écrit Parpin , parpin dé-chiffre.
PARRA YER. v. a. Achever un payement. Pomey. Re-liquum œs persolvere. Suzanne.
PARPIROLLE. f. f. Petite monnoie de Savoye, fabri-quée à Chambéry. Elle est de billon, c’est-à-dire, decuivre tenant deux tiers d’argent. C’est une espèce desou. Il y a d’autres parpirolles qu’on nomme, à la pe-tite croix: celles-ci font frappées à Gex, & n ont qu undenier dix grains de sin.
|Cf PARQUE. Parca, f. f. Terme de Mythologie.Déesse qui, selon les anciens Païens , préside à lavie des hommes. Il y a trois Parques : Clotho , La-chésis, Atropos. L 'une tiroit le fil de nos jours ; fau-ne tournoie le fuseau, & l’autre coupoit la trame. LesAnciens confondoient íouvent les Parques , & lesDestinées. Fata. Platon dit que les trois Parques fontfilles de la iiéceihté, ou de la destinée. Lachésis mar-que le passé, Clotho ajoute le préíent à l’avenir , &Atropos marque l’avenir. Dac. Siles ordres des Par-ques font inévitables aux Dieux, auisi-bien qu’auxnommes, comment trois pauvres vieilles peuvent-dlcs se mêler de tant de choses ; Lucien. Les Anciensont feint que les Parques employoicnt fur leur que-nouille de la laine blanche pour filer une vie longuedc heureuse;cY de la laine noire pour filer une vie cour-te Sc malheureuse. Dac.
On dit poétiquement, la Parque noire. Les ciseauxde la Parque. La Parque file la trame de votre vie. LaParque tranche le fil de nos jours.
La main des Parques blêmesDe vos jours & des miens se joue également ,
La Font..
Parque, f f. Parca étoit encore le nomd’une autre Di-vinité, qui probablement étoit différente des Parquesdont on vient de parler , Sc avec lesquelles quelques-uns semblent pourtant la confondre. C’étoit laDéesse qui présidoit aux accouchemens, & Varrondit qu’on Pappeloit Parca , par corruption de Parta ,Tissage ayant changé le c en t. Et Tertulien , dans le li-vre de Anima , c. 37, la nomme Panula. Foyer Ant.Thysius, dans fc$ Notes fur Aulu-Gelle.
PAR
fssF Comme les Parques affistoient aux couches, pour serendre ma'ìrrelles de la destinée de Tensant qui alloitnaître , il ne paroit pas qu’on doive distinguer celle-ci des trois autres.
§ 3 ” Leur nom latin vient probablement de Parcus ,comme si elles éteient trop ménagères dans la dispen-sation de la vie, qui paroit toujours trop courte. Cet-te étymologie est plus raisonnable que celle de Var-ron , qui dit qu on les appeloit ainsi par antiphra-se , quod nemini parcant , parce qu’elles n’épargnentpersonne.
Parque, s. f. Est auffi un poisson qui se pêche fur lescôtes de 1 Amérique méridionale. Elle a deux ou troispieds de long. Son corps est couvert de fort bellesécailles dorées. Elle est un peu plus grosse par le mi-lieu. Sa chair est blanche Sc de bon goût.PARQUER, v. Mettre dans une enceinte. Sepire. Onparqua l’Artillerie en tel endroit. Tormenta bellica ido-neo loco statuere. Les gens de TArtillerie se parquèrentdu côté de la rivière. Il est auffi neutre. L "Artillerie par-quoit en un tel lieu.
fs 3 “ Parquer , se dit aussi à l’actif, en parlant des bœufsqu’on met à f engrais dans un herbage; & des huîtresqu’on met pendant quelque tems dans les parcs oUparquets des marais falans , pour les engraisser Sc lesrendre vertes. Metari septum pecuarium. Il y a là dequoi parquer mille bœufs. Sur le bord de la mer, id y 3des endroits où Ton parque les huîtres.
Parquer , se dit auffi des moutons qui font dans le parcen été , mais en ce sens, il est ordinairement neutre?Les moutons ne parquent que dans la belle saison. Lestroupeaux d’un village peuvent parquer fur les terrerde tous ceux qui ont des moutons. Oviario septo lo-cum capere. Voye% Parc.
ìfF On le dit auffi des chevaux. Parquer des poulins detrois ans. Parquer des jumens poulinières.PARQUET, f. m. ou Feuille de parquet. Terme de Me-nuiserie. Pavimentum ligneum. C’est un assemblage deplusieurs pièces de bois , composé d’un chaffis Sc deplusieurs traverses croisées carrément, ou diagonale-ment, qui forment un bâti qu’on appelle carcasse,qu’on remplit de carreaux retenus avec languettes dansles rainures de ce bâti : le tout à parement arrasé. Il estarrêté íur des lambourdes, avec clous à tête perdue, qcUfont un compartiment fur le plancher d’en bas dans leschambres & dans les cabinets. Voilà un beau parquetsfK? On le dit auffi de l’assemblage de bois qu’on apph'que fur le manteau d’une cheminée , ou fur le tru-meau d’un mur, pour y mettre ensuite des glacer-Faire un parquet , pour y appliquer des glaces.
§ 3 * Parquet , se dit auffi de l’auditoire d’un Juge. il estainsi appelé parce que le tribunal est ordinairefflectentouré, comme on le voir au parquet des requêtes û 3Palais. Forenses cancelli.
fss? Ce mot signifie proprement une petite enceinte, dsChâtelet, l’enceinte de l’audience de la Prévôté anommé Parc civil.
§ 3 ” On le dit aujourd’hui de l’eípace qui est enfermé p asles sièges de Juges & par le barreau où font les Avocas'On fait entrer les Parties dans le parquet. Traverses ‘ eparquet.LcsProcurems étoient autrefois à genoux d- 1115le parquet j mais il y a long-tems qu’ils ont leur pí 3cCdans un barreau derrière celui des Avocats. Au P^flement de Rouen, à T Audience du Vendredi ass'^midi, où préside le second Président, qu’on appÇ ,l’Audience des Pauvres, les Parties étoient auffi sgenoux dans le parquet , pendant qu’on plaìdoit le lls *causes; mais depuis que ces seconds Présidons se s°fmis à accorder leurs audiences indistinctement 311riches comme aux pauvres, on a dispensé les Par f,ede le mettre à genoux dans le parquet. lS
I 3 ° Parquet , se prend auffi pour le lieu où lesdu Roi, de quelque Compagnie supérieure outerne, tiennent leurs séances, s’assemblent pouf ‘h-béret fur les affaires qui regardent le Ministère P l, >, aaFori auditorium. Monsieur le Procureur Générs e -jparquet. Il fe prend quelquefois pour les Gens dumêmes. C’est au Parquet à ordonner là-dessur- ^a renvoyés au Parquet .