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Tome sixieme. [MIT - PRO.]
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PAT

AT PATHOGNOMIQUE. adj. ou PATHOGNOMO-NIQUE. Terme de Médecine. Patognomicus. Epi-thète qu’on donne aux signes qui íont propres & parti-culiers à la lanté, ou à chaque maladie , & qui en fontinséparables ; c’cst pourquoi on los appelle aussi uni-Voques Sc essentiels. Il est rare de trouver un signeunique qui soit pathognomique ; souvent il en saut plu-sieurs , qui étant réunis deviennent univoques , au lieuque s ils étoient séparés, ils seroient équivoques. Pa-thognomique est un mot Grec, formé de tsdAnc , pas-fion y ajseâion , Sc yvoïuw, index , ligne , du verbeyiyvúam^je cannois 3 je juge. Col de Villars. Onne devroit point écrire pathognomonique jpuií que Ga-lion appelle tò imaBayrufuiíov un symptôme qui dénotéles affections actuelles d’un malade : cependant l’uíagecontraire a prévalu.

PATHOLOGIE, f. f. Est une partie de la. Médecine ,qui enseigne à connoitre les maladies, leur nature ,leurs causes, leurs symptômes. Pathologia. kernel aécrit de la Pathologie. _

Ar La Pathologie se divise en Nosologie, qui considerela maladie proprement dite , en Aithiologie, qui enconsidère la cause , & en Symptomatologie , qui enconsidère les symptômes. Voyeq ces mots.

Pathologie vient de watìoí, maladie , affection , Scdc , discours. Pathologie y discours fur la mala-die.

PATHOLOGIQUE, adv. Qui appartient à la Patholo-gie. Pathologicus. Les Thèses de Médecine font laplupart des questions pathologiques.

PATHOS, f. m. Ce mot est Grec , Wtoç , & signifie pas-sion. Il ne s’emploie que pour signifier les mouvemensque l’Orateur excite dans les Auditeurs, & ìTest enusage que dans la conversation & dans le comique. Ily a bien du pathos dans ses discours. LÔAcad. On voltpar-tout chez vous l’ithos & le pathos. Mol.

PATI. Ville de Sicile, fur la côte septentrionale de I'ìle ,dans le golfe de Pati.

Pati. Ville des Indes, dans Pile de Java, à cinq lieues deJapata, vers Pouest, & à trois lieues de la ville de

Dauma.

PATIBULAIRE, adj. Qui appartient au gibet. Patibula-tius. Les Seigneurs Hauts-Justiciers mettent des four-ches patibulaires dans l etendue de leurs Terres. Onélève disterent nombre de pihers pour faire des four-ches patibulaires , selon la qualité de la Seigneurie.Patibulum, il y a seize piliers à Montfaucon, qui fontles fourches patibulaires de Paris, où Pou portoit au-trefois les corps des exécutés à mort, pour être expo-sés à la vue des pasiins.

On dit qu’un homme a une mine patibulaire y quandil a quelque chose de sinistre dans le viíage qui marquedc méchantes mœurs, qui menace dune triste fin.

. Aliquid fatale pr& se serens.

PATIBULE , ÉE. Vieux mot, adj. m. & £ Exposé envue. Expositus y propositus oculis.

PATIEMMENT, adv. Avec fermeté, avec constance ,sans se plaindre. Patienter 3 consianter, œquo animo 3fortiter. Un Chrérien doit souffrir patiemment toutesles afflictions qui lui font envoyées de la part de Dieu.II faut s’accoutumer à voir patiemment les sottises desautres. Le pauvre supporte plus patiemment fa misère,quand il voìt que le bonheur n accompagne pas tou-jours les richesses. 8. Evr.

A? PATIENCE. £ f. Vertu qui fait supporter la dou-leur , Padversité, les injures, un mal qu’on ne sautoirempêcher, avec un esprit de modération, &: sansmurmurer. Patientia 3 constantia. L’Histoire de Jobnous le propose comme un modèle de patience. Les mé-chans font dans le monde pour exercer la patience desjustes, dit Saint Augustin.

La patience est la vertu des misérables , dont lespeureux n ont que faire. Elle est nécessaire pour adou-cir les amertumes de la vie, mais cette pénible ver-tu ne s acquiert pas tôut dTm coup ; & il faut que1 habitude qu on s’en fait, aide à la raison , autre-ment on le trouveroit accablé par une médiocre in-fortune. La patience iTest pas la vertu des François.dhfl. de Coucy , p. 8 j. M. Sc. La patience n’ôte pasTome VI.

PAT s? 3

le sentiment des malheurs, elle le modéré. S. Evr.Les Stoïciens se paroient d’une patience fastueuse.Dis c. d’El. La patience deCaton n’étoit qu’orgueil, &que fierté. Maleb. L’amour propre se fait une patienced’intérêt, ou de vanité, qui produit au dehors les mê-mes effets qu une véritable patience. Nie. La patiencedes Stoïciens étoit plutôt un déiespoir un peu rai-sonné, qu’une véritable patience. Disc. d’El. Virgilera baille trop la patience dTnée, il souffre tout bafle-ment. P. le Bossu. Une patience nécessaire, & qui-n’est fondée que sur futilité de la révolte, laiffe unchagrin sombre & farouche. S. Evr.

Le mot de patience , en ce sens, ne se dit point aupluriel ; c est pourquoi Benscrade a été repris d’avoirdit dans le Sonnet de Job,

On vit aller des patiencesPlus loin que la sienne n alla.

AT Prendre patience , avoir patience , se donner patien-ce y c J est attendre lans agitation , fans dépit. Donnez-vous patience 3 & vous ferez satisfait. Il faut que vousayez patience 3 que vous preniez patience , si vous vou-lez être payé.

Prendre patience signifie aussi avoir de la modéra-tion dans les choses qui font de la peine. Prendre enpatience les maux que Dieu nous envoie , c est les re-cevoir avec soumission d’eíprit, fans en murmurer.

Patience , íe dit quelquefois absolument. Patience, cha-cun aura son tour ; on aura affaire de moi, saurai marevanche. Non abibit impunè.

Patience , en termes de Moinerie, se dit de plusieurssortes de scapulaires & de chemises , que les Supé-rieurs donnent à leurs Novices, ou à leurs malades ,

- T 11 font différons, selon les divers Ordres. Armillariispecies. Patience a un pluriel en ce sens.

On dit proverbialement,la patience poulsée à bout sctourne en fureur. Patientia Usa sit furor. On dit aussi,il faudroit avoir la patience de Griíelidis. C est un pe-tit Roman, où il y a de grands exemples de patience .Là patience vient à bout de toutes choses. On dit aussi,il faut prendre patience en enrageant,lorfqu’on est pa-tient malgré soi, qu’on est obligé de souffrir d’un Su-périeur. jEgr'e , moleste sufferre , tolerare.

Patience. Terme de Blaíon , dont on se sert pour expri-mer une salamandre dans un feu ardent. Le Pore Mé-nétrier dit qu’on l’appelle patience 3 comme on ap-pelle immortalité le phœnix fur son bûcher ; vigilance.une pierre que la grue tient dans son pié levé; & pié-té , les petits d’un pélican qui s’ouvre le sein.

L’Ouvrage de Patience. Terme de Philosophiehermétique. Les Sages nomment ainsi la pierre à causequ’il faut un long tems pour la réduire en fa dernièreperfection, & que l’Artiste ne doit pas s’ennuyer, niagir avec précipitation ; car cet ouvrage divin , disent-ils, a son tems ordonné par la nature, aussi bien queles fleurs & les fruits que portent les végétaux.PATIENCE, est aussi une plante qu’on appelle autrementPar elle , en Latin Lapathum. Il y en a plusieurs espe-ces. Celle que C. Bauhin nomme Lapathum folio acu-to piano, pousse ses tiges à la hauteur d’un pié Sc de-mi , ou de deux piés , roides, rougeâtres. Ses feuillesfont longues, étroites, dures , aiguës par le bout. Sesfleurs font à plusieurs étamines, attachées au rond d uncalice qui est à six feuilles posées comme a doublerang , trois à trois , semblables -aux fleurs de oíeille.Il leur succède des semences triangulaires, noirâtres.Sa racine est longue, unie, Mine. On íe íert en Mé-decine de cette racine, dont la décoction est tres-pro-pre pour la gratelle, pour la jaumlle , & pour le scor-but. Elle entre aussi dans l’onguent pourla galle.

£Cr PATIENT,ENTE. adj. Qui íouftre la douleur, l’ad-versité, les injures, les mauvais traitemens, &c. avecmodération ; fans murmurer. Patiens 3 patienter fe-rens. Les Martyrs ont etc for t patiens dans leurs souf-frances. Un homme patient fait de grands efforts poursupporter sans murmure les injures qu’on lui fait. M.Es p. L’homme patient vaut mieux que le courageux.

Port-R. A lire exactement les aventures de Job,

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