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griffe à la racine des renoncules , Sc celui de patte àcelle delanémone.
Patte , est auiîì un jeu d’Ecoliers , où Ton jette quelquemenue monnoie contre une muraille, & où l’on gagne,quand il n’y a que la longueur de la patte ou de Tex-tenlìon de la main entre les picces des Joueurs. Luduspalmarius.
Patte de Lion. Leontopétalon. C’est une plante qui pro-duit une tige haute d un bon pan, & quelquefois da-vantage. Elle a quantité de concavités,d’où sortent plu-sieurs ailes. Elle porte à la cime deux ou trois grains• dans des gorilles qui font faites comme des pois chi-ches. Ses Heurs rellemblant à celle de lanémone , &ses feuilles à celles des choux, quoique déchiquetéescomme celle des pavots. Sa racine est faite commeune rave , étant toute bossue, inégale Sc ronde. Cetteplante croît parmi les blés , & dans les champs. Onen trouve à Venife, dans la Toscane & dans la bouille.La racine de la patte de lion étant prise en breuvageavec du vin, guérit les morsures des serpens, &ap-' paife fur le champ la douleur . On en met dans les la-- vemens que 1 on donne pour la sidatique.
Patte d’Oie. s. f. plante qui croît environ à la hauteurd un pied Sc demi , allez grosse , droite , rameuse,portant des feuilles semblables à celles de l’arrochesauvage , mais plus amples, moins sinueuses, decou-' leur verte-brune , luisante , d une odeur forte. SesHeurs naissent en grappes ou épis. Elles ont cinq ouíìx étamines rougeâtres, soutenues par un calice décou-pe jusqu a la base. Sa semence est menue , presqueronde & applatie, contenue dans une capsule commeétoilée , qui a servi de calice à la fleur. Cette plantecroît le long des vieilles murailles , fur les chemins,à aux lieux déserts & incultes. Elle scroit un poisonsì on la prenoit intérieurement. Elle fait mourir les co-chons. On l’a nommée pié d’oie y parce qu’on prétendque fa feuille a la figure du pié d une oie. Lémery.
Quelques-uns ont aussi donné le nom de patte d’oieau bon-Henri, plante adoucissante & rafraîchissante,qui approche allez de l’épinar.
$£? Patte d’ours. Plante. Poye\ Acanthe.
Pattes , Sc Queues. On nomme ainsi, dans quelquesProvinces de France, les laines de la moindre qualité,& les plus courtes qui se lèvent de dessus l’animal.Patte du chanvre. Terme de Filalsier. L’écorce qui re-couvrait les racines, & qu’il faut retrancher.
Patte. Terme de Raffincur. C’est le gros bout platd’un pain de sucre qui lui sert d'assiette.
Patte, chez les Etaliers-Boûchcrs. C’est ainsi qu’ilsappellent les petits crochets qu’ils clouent dans leursboutiques pour y attacher avec des alonges, la viandeà mesure qu’ils la dépècent. Ils donnent aussi le mêmenom à des chevilles dc bois avec un mentonnet aubout, qui fervent au même usage. Dict. de Comm.
On dit proverbialement, que le singe fe sert de lapatte du chat pour tirer les marrons du feu, quandquelqu’un veut faire fes affaires, en mettant au hasardla vie, ou le bien d’autrui. Alieno damno res suas per-ficere. Op appelle aussi un hypocrite , un traître af-ftonteur, patte-pelue 3 qui sait comme le loup, quimontrait une patte de brebis pour tromper l’agneau.On dit aussi, qu’un chat fait la patte de velours, quand11 retire fes griffes en dedans.
PATTE , ÉE. Terme de Blason, adj. Pedatus. On•appelle croix pattée , celle qui a les extrémités pluslarges, Sc en forme de patte étendue, comme la croixdes Mathurins. Crux pedata.
ATTI. Nom d une ville de la vallée deDémona, en Si-cile. P ache, j P uc 7 sl.Ellc est fur le petit golfe de Patti ,auquel elle donne son nom, à huit lieues de Messine,vers e couchant. Patti est allez bien peuplé, Le il a
'“F"J A a ’?™ * Mcfac. MaiyÎA ,* a . È Epithète par laquelle on désigne une cf-pcce e pigeons qui ont de la plume jusques fur les piés.Pennipes. Molière parlant des canons qu’on mettoitautrefois aux jambes , dit qu’ils représentent des pi-geons pattus.
PATULCIUS, f. m. Terme de Mythologie. Surnom deJanus. Patulcius . Ce mot vient dc pateo , je sists 0 u-Tome VL
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vert ; Sc on le donne à ce Dieu , ou parce qu’on ou-vrait les portes de son Temple pendant la guerre ; ouparce qu’il ouvrait 1 année Sc les saisons ; c’est-à-dire ,qu’il les commençoit'. On ouvrait Tannée par ses fêtes.Voye7 t Ovide , Fasti L. 1 3 v. 12 7.
0 £?PATUNG. Ville de la Chine dans le Huquang, dé-partement de Kingcheu.
PATURAGE. 1 . m. Lieu où les bestiaux vont à l’herbepour fe nourrir. Pascua , pabulum. La Hollande est unpays de pâturages. Les meilleurs domaines font ceuxqui consistent en pâturages.
Climène , il ne faut pas mépriser nos bocages y
Les Dieux ont autrefois aimé nos pâturages.
Segrais.
§CF Ce ternie diffère de pâtis, en ce qu il paraît désignerun pré fertile, un terrain gras Sc abondant.
On difoit autrefois Pafquis y pafiureaux Sc pasca -ges.
Pâturage , signifie aussi le droit de pâturer, qu’on a furcertaines terres. Jus pastionis. Les Communes d’un telvillage ont droit de pâturages dans ces varennes ; il ncleur coûte rien pour le pâturage de leurs bestiaux. Dansquelques Coutumes, on appelle Padouens y Sc pa-douentages. On difoit autrefois padouire ; pour dire ,paître. O11 dit aussi de paillon ou de pacage.
fJCT C’est aussi dans quelques lieux un droit que le Sei-gneur lève fur fes vassaux ou habitans qui font paîtreleurs troupeaux fur fa terre , dans certain tems dcTannée.
Pâturage , fe dit figurément de tout ce qui peut contri-buer à la consolation, à la nourriture de Tame des Fidè-les. Anima & ingenii pabulum. Vous êtes les brebis fa-vorites à qui le souverain Pasteur a réservé ses plus fer-,til es.pâturages. Fléch.
PATURE, f. h Terre qu’on ne cultive point, qui n’est nipre, ni terre de labour, niais qu’on'réferve pour y laisfer paître les bestiaux. Terra inculta ad pascendum , pafcua. Il y a dix arpens de pré annexés à ce moulin , 3 cdeux arpens de pâture.
flCT Paine Pâture , mauvais pâturages , synonyme depâti s.-Pâtures grasses, bons pâturages, fertiles, abon-dans.
Pâture, signifie aussi la nourriture propre à chaque ani-mal, qui le fait vivre Sc subsister. Pastus animalium pa-bulum y pastio y pabulatio. Le pamest la plus faine & laplus naturelle pâture dc 1 ’homme. L’herbe est la pâturedes animaux ; la charogne des corbeaux. On dit aufltd’un homme noyé,qu’il est la pâture des poissons -, d’unhomme dans le cercueil, qu’il est la pâture des vers.
Pâture , fe dit figurément en choies morales, de ce quisert à nourrir Tefprit. La prédication de l’Evangileest la pâture d une aine chrétienne. Pabulum. Jésus-Christ nous a laissé une pâture céleste lans l’Euchàri-stie. La contemplation de la nature est la pâture de Tesprit d’un Philosophe. Ne celions de combattre Tor-gueil, à qui tout, jufqu’à Thumilité même sert de pâ-ture Sc d’aliment. Boss .
Pâture de chameau. Plante médicinale qu’on nommeplus communément j uncus odoratus. Prye% ce mot.
PATUREAU. f. m. Terme de Coutumes. En Berri & enNivernois, c’est un pré destiné à faire pâtager les bœufspendant le tems qu’il n’y a plus de bien dans les gianges.Pratum. En Nivernois , on tient des bœufs aux patu-reaux jufqu’à la Saint Martin. Poye-q la Coutume deBerri,Tit. des Droitsprésidiaux y art. 8. &c. Dans la-Coutume de Nivernois, il n’y a point d article qui fasseles pâtureaux désensables. Coquille, Institution duDroit François , Édit de 16ff , pag. 66 .
PATURER v. n. Se dit des bestiaux qu on met à Pherbe ;prendre La pâture. Pascere , pastum capefcere. Celuiqui envoie pâturer fes bestiaux fur le pre d’autrui,doit le dommage. Les ennemis ont enlevé les bestiauxqui pâturoient dans cette prairie.
PATUREUR. f. m. Ce mot, qui n’est d’ufage qu’à laguerre , fe dit des cavaliers Sc des valets qui mènentles chevaux à Thetbe, On dît donner une escorte -axPâtureurs.
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